Caramba! Encore raté !

Jeudi 30 Octobre 2008, Varsovie

ou la petite histoire d’une violoniste dont le cœur battait de façon inhabituelle à l’idée de poser enfin pour la première fois les pieds dans le pays, dans la ville même, qui avait vu naître sa grand-mère. Ah, la mamie: un véritable monument historique dont le caractère bien trempé avait fait qu’elle avait survécu au typhus et vu passer deux guerres mondiales sans sourciller (la bougresse!). Cette ancêtre tonique lui parlait des pirogy (sortes de raviolis) avec des trémolos dans la voix et lui avait appris à fabriquer des kluski en se brûlant les mains dans les pommes de terre fraîchement écrasées…en bref, elle avait fait de la Pologne un morceau de son histoire à elle.

Il fallut que ce jour là le sort aie le sens de l’humour pas drôle, et vienne déranger cette envie de déterrer et de mâchouiller ce petit bout de racine culturelle (façon madeleine de Proust) : Embouteillage à Hambourg, retard d’avion, faim de loup et besoin de douche avant le concert du soir mangèrent tout son temps libre, façon grand méchant loup, au détriment du souvenir de la Mère-Grand !!

Du coup pour se venger et pousser à l’extrême le fait qu’elle ne découvrirait rien de Varsovie ce jour là, après le concert qui mit une fois de plus la foule en délire (on ne s’en lasse pas, il faut l’avouer!) elle entraina ses amis dans un restaurant indonésien, na! (a taste of Bali in Varsovie???)

Aujourd’hui elle a flâné le nez au vent au soleil de Budapest, elle a eu du temps à perdre…Finalement , c’est pas de chance: pour réussir un retour aux sources en ayant le temps d’en goûter la saveur, il aurait plutôt fallu qu’elle soit la descendante d’Attila

Postescriptoum: A force de jouer en bis l’Ouverture de Carmen, je pense que je ne vais pas tarder à demander ma mutation comme gardienne de musée…(ami tintinophile, tu verras là une double allusion à “l’Oreille cassée”)



Grenouille météo

Aujourd’hui, je vous propose de jouer au “Jeu des 746,5 erreurs et des brouettes” (je vous entends vous écrier d’ici que “enfin !!” , et que “c’est pas trop tôt !!” , et ça me fait chaud au coeur, si si!).

Donc. Voici deux vues du même endroit, à savoir la plage de San Sebastian au Pays Basque, côté ibère.

Ok?

Alors, maintenant, cherchons l’erreur (ZE ERREUR, ACH ACH ACH, rire sardonique)

Oublions un instant que la première photo a été prise avec une résolution de 1/4 de pixel (autrement dit avec mon téléfon). C’est pas là que ça coince (quoique…)

    Oublions un autre instant cette espèce de symétrie centrale (il m’arrive de marcher, si si, donc l’image est prise de l’autre côté de la baie), et déclarons que dans la vie, tout n’est pas forcément qu’une affaire de point de vue (quoique again…). Et donc là n’est pas le sushi souci.

        Oublions aussi la différence de population… et nom d’un brouzouf, où est-ce qu’elle veut en venir à la fin ??? Vous séchez, bande de sacripants ?

        Ben c’est simple.

        La première photo, avec son ciel si bleu et sa plage si vide (et pour cause!) a été prise à la mi-décembre, par environ trois degrés celsius virgule cinq. La deuxième avec son plafond très vilainement gris-gris… après une répétition il y a une semaine, le 3 septembre 2008 !! (oui, je sais, c’est embêtant, en tournée, des fois il y a du travail et des concerts, ce qui nous rajoute des soucis très annexes par rapport à la météo…) Comment se peut-il que le lendemain, nous passâmes la frontière, et qu’à Saint Jean de Luz il faisait encore plus moche et plus mouillé, au point que même une limace se serait noyée ? * (une de moins, c’est déjà ça!)

        A la saison de la glandouille tardive et des délicieuses siestes sur des plages en phase de désertification ? Amis basques ( j’en ai !…enfin du moins j’en avais encore jusqu’à cette minute… ) avouez que c’est moultement contrariant, non ? Bon, ça doit être ça qu’on trouve dans la tête d’une fille qui voudrait bien être encore en vacances/à Bali… ou les deux, tiens !

        Postescriptoum : oserais-je un calembour avec support visuel ?

        Zoomons un peu…(bzzzitt)

        Photos à regarder en chantant

        “Ce soir je serai la poubelle pour aller danseeer, danser,

        Pour évincer toutes celles que tu as mémééés, mémés.

        Pardon pardon, j’ai pas résisté

        *Bon, je précise qu’il pleuvait AVANT le concert, et que ce soir là Haydn souriait de plaisir dans sa tombe…

        Bali, au pays des merveilles.

        Inaugurons le concept du post en forme de carte postale améliorée (eh oui, après “Bali, le retour”, il y a “le retour de Bali” !)



        Hop, on envoie la bande-son :





        Et là, vous vous dites : Céleste ciel, elle nous fait le coup de la soirée diaporama!!!

        Nananan, heureux lecteur, réjouis-toi:

        tu ne m’entendras pas caqueter discourir subtilement pour commenter ces quelques clichés (kbâââk?)

        (En plus tu n’es pas obligé de te déchausser, même si j’ai fait le ménage, t’en as de la chance!)



        Je sais, “c’est un peu court, jeune homme”, mais on ne décrit pas deux semaines merveilleuses sur les chemins de traverse balinais en quelques clichés…

        J’aurais pu ajouter le cri de 40 coqs avant l’aube, une grenouille bavarde, beaucoup plus de riz et de rizières, tous les sourires des autochtones, des fruits goûtus et des fleurs exquises, un peu de plage, beaucoup de poivre et d’épices…et surtout les “fabulous 14″ avec qui j’ai partagé ces moments de découverte et d’émerveillement.

        Mais comme j’en vois déjà qui baillent, je vais m’abstiendre ( à mes heures perdues je suis charitable)


        Postescriptoum romantique (attention, ici antiphrase)

        Nous éviterons l’odorama, j’ai décidé de garder mes escarpins à pompons roses

        (je sais, j’ai toujours eu un certain sens du glamour)

        Plouf plouf…

        Allez, je vous ressers un peu de rêve et vous laisse sur

        un coucher de lune en forme de grand sourire

        … Ah, et puis, merci à eux

        Orange !

        Où comment, une semaine avant le Batik, je verse dans l’antique (jeu de mots réservé aux fashionistas)…ou peut être bien que je cherche juste un prétexte pour exhiber quelques photos, tiens!

        Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs,

        aujourd’hui nous méditerons sur l’art de suggérer le bruit en silence, ou celui d’évoquer la foule en ne montrant personne, tout en autorisant bien entendu le boogie-woogie avant la prière du soir, en l’occurrence le “Requiem” de Verdi.

        Vendredi 18 Juillet 2008, théâtre antique d’Orange.

        Il est environ 19h30 et (pour parodier Tardi et ses délicieux volumes des “Aventures d’Adèle Blanc Sec”) la statue d’Auguste vient de changer de bras.

        Pour ceux qui ne visualisent pas, petit rappel:

        La répétition va bientôt commencer et au lieu de gratouiller chatouiller avec délicatesse les cordes de mon instrument, j’ai les yeux qui trainent (je sais, c’est mal, mais c’est trop tard, c’est fait!)…

        et ne peux m’empêcher de constater avec amusement la présence d’un certain nombre de vides:

        Le piano a apparemment perdu son pianiste…

        Les chaises attendent leurs 122 choristes…

        Et quant aux antiques gradins…

        Ils savent qu’ils accueilleront le lendemain pas moins de 5000 popotins !

        Postescriptoum : Je sais, j’abuse de la rime riche, mais je viens de finir un stage avec Didier Barbelivien, faut que je rentabilise!

        Art of noise

        …où “Quelques vagabondages fourre-tout de fin d’année”


        Et voici ce qui peut arriver en fin de saison (voui, chez nous autres zartistes du pestacle vivant, on ne dit pas “année scolaire”, on dit “saison”), quand les oiseaux fleurissent et que le ciel gazouille (d’ailleurs, je retire ce que je viens d’écrire, ça peut arriver n’importe quand en fait!).

        Telle une écolière machouillant son crayon en regardant au plafond, je subissais en rêvassant (tout en grattant mon biniou jouant merveilleusement de mon instrument) un excès de volume sonore soviétique…

        Noisy


        … car oui, ce soir, le concert sera principalement russe, avec entre autres la “Suite Scythe” de Prokofiev

        ( exercice de diction: répète ce titre 10 fois le plus vite possible, le premier qui dit “shit” a perdu )

        Débauche de décibels, pas désagréable du tout…mais soudain en entendant ça…


        … j’ai imaginé un gros requin avec la bouche pleine de dents déguisé en gladiateur qui partait à l’assaut de l’Etoile de la Mort en poussant des cris de Wookie…se pourrait-il que j’aie besoin de vacances ? (Bali J-31 !!! Gnêk Gnêk !!!)

        Ploum ploum.

        Sinon, on a failli jouer le 2ème concerto pour piano de Rachmaninov. (Je dis failli car la pianiste vedette, une certaine Hélène G., brillera une fois de plus par son absence…) Voilà une musique sympathique et hollywoodienne, dont le romantisme est un peu trop sirupeux à mon goût…en revanche, c’est l’occasion rêvée de rappeler son omniprésence dans quelques scènes bien loufoques et hilarantes de Sept ans de reflexion de Billy Wilder (Aaargh! Marylin au piano, Marylin dans son bain… hey, messieurs, cessez donc de baver s’il vous plait, vous allez court-circuiter l’ordi!)

        Ce qui fait qu’à chaque fois que j’entends ce thème, au lieu de me pâmer, j’ai une irrépressible envie de glousser comme une dinde…

        Ce post est très décousu, je sais, maîtresse, mais je suis malade comme une gorette, il fait très chaud, et en plus j’avais oublié mon cahier dans le bus. Et puisque c’est comme ça je m’en vais, na.

        Postescriptoum : vous crierez vos commentaires, je suis sourde comme un pot !

        La grande illusion

        Comme dirait mon ami Caliméro, c’est vraiment trop injuste (et surtout un peu beaucoup drôle) : un vilain dimanche de Mars je suis à aquabéniteland Lourdes. Et croyez moi, j’avais pas ce nom là sur ma liste des destinations affriolantes genre Bali ( mais on reparlera de Bali ), c’est juste que j’avais pas le choix. Et le lendemain je ressemble à ça.

        erich von stroheim

        Enfin…pas la casquette et l’uniforme, l’accessoire de mode avant-gardiste so sexy sous le menton  (merci à Erich Von Stroheim pour sa souriante participation, sans doute n’a t-il pas réalisé le comique de la situation ).

        C’est incroyable : j’ai inventé l’anti-miracle !!! ( et j’ai réussi à ne pas être trop anticléricale… )