En voilà une belle, dénichée chez le boucher. Le boucher, c’est celui de la famille depuis… (ouh !) toujours. Et c’est celui grâce à qui j’aime tant nos amis les animaux. Cochon en tête ? Ici le veau de lait élevé sous la mère (la poitrine cuite à basse température), à vous les studios !
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Méthode Coué
J’ai tellement envie d’aller jouer dans la salle pourrie que j’arrive pas à savoir si elle est encore pire que celle de Tarbes ou pas, c’est dire à Figeac ce soir (le Lot contre-attaque), je suis certaine que ça va mettre la divine musique de Bartók en valeur. Et la perspective de passer 6 heures dans un bus me remplit d’allégresse, je suis joie, je suis vie, je suis danse de tous mes pieds !
Je veux mourir être un zèbre.
La rançon de la glande
J’en appelle aux chèvres, escargots, mouflons, orignaux, aurochs, vikings, walkyries, à Belzébuth et à tous les démons cornus de l’univers :
Rendez-moi ma corne, vite !
Ma mienne à moi, celle des doigts de ma main gauche, qui s’est fait la malle pendant ma semaine de vacances, et qui me fait furieusement défaut quand j’ai besoin d’ empiler des heures de travail par dessus celles passées en répétition au bureau. Parce que, sache-le, le violon, ça adoucit peut-être les mœurs (même si je pense que c’est une légende urbaine) mais phoque de phoque, qu’est-ce que ça peut faire mal aussi ! Je comprends maintenant pourquoi le diable ne quitte jamais les siennes…
(toujours pas le temps de partager quelques souvenirs ensoleillés de Santo Antão, donc voilà juste un petit n’importe quoi assez plaisant en passant : à défaut de corne, un peu de Cheveu et de Robert Mitchum is dead, Quattro Staggioni.)
La gourmandise ne me perdra jamais
Et c’est pas que je la marque à la culotte hein (quoique), c’est qu’elle me poursuit partout ! Moi je m’étais dit qu’en restant travailler à Toulouse pour les fêtes, et en jouant Casse-Noisette pour la iXième fois, j’allais réussir à éviter les surplus de calories (et une éventuelle nostalgie passagère) en me concentrant par exemple sur le moment où les souris se mettent une peignée. À noter au passage, ce magnifique teasing pour le ballet organisé par les services de nettoyage de la ville, juste devant l’entrée des artistes (teasing qui ne sert à rien d’ailleurs, vu qu’ils auraient directement pu imprimer l’affiche avec “complet” écrit en travers).
Gourmandises… je m’étais dit que j’oublierais le coup de la Fée Dragée, que je me contenterais de danser avec les fleurs ou de sourire en coin pendant le genre d’apothéose qu’est la Valse des flocons de neige (oui, c’est LE moment, celui où tu voix scintiller les étoiles en entendant sonner les cloches sur fond de chœur de voix d’enfants). Je m’étais dit que j’allais passer sur l’ironie du Thé (aussi appelé Danse chinoise), sur la sensualité du Café (ou Danse arabe).
Et soudain il y eut le chocolat.
Oui, celui-là aussi, mais surtout la ration de survie envoyée par Funambuline. La réception de la susdite dose fut un plaisir joyeux (mmh, du piquant, du salé, du doux, du surprenant du croquant et du fondant…), et en déballant le colis, je me suis dit qu’il y avait là largement de quoi transformer cette soirée non conventionnelle pour cause de non-réveillon en sourire durable. Merci merci !
Et sinon, Casse-bonbon ça peut swinguer pas mal, aussi, tu sais. Bonne bâfre à tous !
Kluski
Je voulais titrer “madeleine” mais le seul plat polonais dont je maîtrise le nom (à cause que j’en préparais avec ma mamie) ce sont les kluski. Sauf que c’est pas très bon à tremper dans le thé, vu que c’est un truc rafraichissant qui se situe quelque part entre le knödel et le gnocchi. Mais donc pour résumer c’est un peu ma madeleine polonaise de Pruzšt à moi, les kluski. En plus c’est cool ça colle aux dents, mais blague à part, j’adore ça.
Et la vidéo ci-dessous est typiquement le genre de vision qui me ramène en enfance, à l’époque où dans ma télé en noir et blanc (alors oui je suis vieille, mais pas à ce point-là : mes parents fauchés, chut c’est un secret attendaient que le tube cathodique crève avant de passer à la couleur) on trouvait des Chapis, des Chapos, des petites taupes tchèques et autres choses très mignonnettes dans le genre. Bref, j’ai entendu de la musique Bontempi, vu deux chats trois souris, trente secondes de stop motion et soudain j’ai eu 8 ans. J’ai pas re-grandi depuis, et d’ailleurs j’y vais : j’ai école.
Un chouïa de @Chouyo
Dure journée : je crois que subis un assaut de concentré de gourderie. D’abord, ça commence à se voir que je me suis envoyé ma commode dans l’arcade sourcilière il y a deux nuits (jusque là c’était juste enflé, mais je trouve que ça bleuit). Puis il y a eu le placard refermé sur l’ongle qui pissait du sang dans mes tartines matinales, gâchant ma gelée de framboise des montagnes/de môman. Et puis ce matin, impossible d’ouvrir la boîte à violon. Serrure bloquée… il m’a fallu 5 minutes pour en venir à bout !
La raison ? Oh, je me suis soudain rappelé ce demi de rousse irlandaise qui a atterri dessus dimanche à l’apéro (oui, du coup on comprend que j’ai rien foutu hier mais c’était une question de survie). Sur le moment mon seul souci a été de vérifier l’étanchéité de l’étui, parce que le carbone, ça s’essuie et qu’un biniou qui sent la binouze, c’est pas d’un glamour fou. Aujourd’hui, à la presque veille d’un départ en tournée, je me retrouve donc oxydée, et dans le presque caca (je cherche une bonne excuse pour changer de boîte parce que la mienne est mal équilibrée et me bousille le dos, mais je jure que la bière c’est pas moi). C’est du tracas, ma bonne dame. Et c’est quoi le truc pour rester zen ?
Ben c’est avoir la chance d’avoir croisé par deux fois quelqu’un qui connait ton goût en matière de japoniaiseries terriblement kawaï, inutiles, et par conséquent irrésistibles. Quelqu’un que le pouvoir du gloussement ne laisse pas indifférent, et qui maîtrise l’art de la petite intention qui fait mouche. Car Chouyo était son nom (amen), et que même du fin fond de la Thaïlande elle sait penser à tes zygomatiques.
Comment a-t-elle su ? Comment a-t-elle deviné que depuis le jour où je lui ai acheté ces merveilleux moule à œufs durs que je possède moi-même, je résiste dans la même boutique toulousaine à ce genre d’adorables petites piques à tête de cochon/tomate/tigre/neko ?
Et comment savait-elle que Monchouchou aurait beau être rose, il me ferait craquer ?
Je crois que Chouyo sait qu’un jour Saint-Kawaï sauvera le monde. En attendant il me fait rire et sourire, et c’est déjà beaucoup.


