Hindouiste again

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(like we did last summer)

Punissez-moi car j’ai beaucoup fêté la fin de la saison 2010-2011 hier nuit. Mais honnêtement, on ne l’avait pas volé, notre bon gros palier de décompression (en un mot). Il était frais, il était mousseux et joyeux, épuisé mais léger et niais comme une sortie d’école avec des couettes.
Le seul hic c’est qu’avec tout ça le réveil-matin s’est mis à hurler 2 heures seulement après le coucher. Réveil en douleur crânienne qui m’a vue me mouvoir comme par magie jusqu’à un petit avion en direction de l’océan (à l’heure qu’il est je n’arrive toujours pas à me visualiser quittant mon chez-moi, j’en glousse de honte/joie).
D’où certainement le fait que je n’avais pas tout de suite remarqué que parmi les passagers de mon vol se trouvaient une grande dame blonde en sari orange et toute une délégation d’hindous (enfin je crois) en chaussettes ou pieds nus, tous de blancs vêtus. Je sais maintenant, en cherchant à comprendre l’importance du comité d’accueil qui les attendait à l’aéroport que je n’ai pas rêvé cette vision un peu inattendue dans nos campagnes profondes. La preuve.

N’empêche que l’espace d’un instant, à Nantes, j’ai cru assez sérieusement que j’étais encore beurrée comme un Petit Lu. Et si cette blague vaseuse ne mérite pas un Nyan Cat, je veux bien me noyer dans le golfe du Morbihan.

La rédaction étant très baveuse, elle sera de retour actif après une bonne nuit ou deux…

Cocorico

Vous connaissez beaucoup de pays où on vous imposerait un entracte au milieu d’un concert qui débute déjà à une heure pas possible (21h45) sous prétexte qu’il faut justifier la présence d’une buvette, vous ?

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Le petit Jésus en cassoulet de velours

Toulousaines, toulousains et autres gourmets de passage, parlons un peu de choses qui font saliver, voulez-vous ?

Le Bibent est une maison située place du Capitole à Toulouse, un genre d’institution. Que j’ai connue en débarquant ici essentiellement parce cette brasserie faisait partie des endroits où boire et/ou grignoter en sortant des représentations d’opéras. Les chanteurs, musiciens et chefs d’orchestre en faisaient un lieu privilégié pour leurs troisièmes mi-temps, un peu désuet et guindé, mais tellement grandiose… et aussi plutôt vilain à mes yeux. Je n’arrêtais pas de me demander comment il avait été possible de repeindre les moulures et stucs de cette abominable couleur caca marron qui alourdissait son allure indéniable, teinte tristouille dont  on a une bonne idée pendant ce petit reportage sur le nouveau propriétaire des lieux. Car l’espace de quelques mois, Le Bibent a été mort.

Alleluia, resurrexit, fiat lux et tutti quanti : la brasserie a donc rouvert ses portes début juin, décrassée, rafraîchie, et le bain de jouvence lui a redonné son éclat Belle Époque si délicieusement pompeux.

La beauté de l’emballage est là, et l’accueil est classe mais pas empesé ni oppressant. Les réservations étant impossibles, on nous avait annoncé un temps d’attente qui s’est révélé exact, et que nous avons donc passé assis autour d’une table basse et d’un verre en salivant devant le menu et la carte des vins. La carte en question est plutôt belle et assez riche, et je ne parle pas juste sous-sous, vu que l’éventail permet des plaisirs sans ruine totale. De toute façon, en général, on est au Bibent face à des tarifs de type “grande brasserie” (je crois que la formule du midi est à 21€ pour deux plats, et le soir la carte propose des plats principaux autour de 25€ et des desserts vers 9€) (par exemple avec un plat, un dessert, un café et deux bouteilles, l’addition s’élève à 45€, mais personne n’est obligé de rentrer chez soi en marchant aussi peu droit que moi hier nuit, hein).

Et sinon, on mange comment ? Eh ben… avec le sourire et surtout avec plaisir et délice.

Christian Constant himself est là pour vérifier que les convives sont heureux avec sa cuisine traditionnelle tellement bien faite et terriblement goûteuse… Ah, les jus de cuisson des viandes !! (l’avantage d’être à plusieurs, c’est de pouvoir aller tester chez les autres histoire de voir si c’est aussi délicieux que dans son assiette à soi). Oh, les arômes riches et subtils à la fois du cassoulet !! (j’ai même eu le droit à des félicitations du Chef, vu qu’apparemment il est peu fréquent que les filles choisissent ce plat, bizarre…). Et si le salé est réussi, les desserts sont aussi bons que régressifs (je jure que la prochaine fois, je me jette sur les gaufres, ou sur la tarte au chocolat). Car il y aura des prochaines fois : je suis aussi conquise par la maîtrise de l’art culinaire que par le lieu, et c’est pas juste la faute aux petites bouteilles sympathiques !

Et comme ma vie a donc repris son cours gourmand normal, et ben je m’active : j’ai apéro foie gras, gnêk gnêk gnêk.

Radio Gaga

C’était un weekend comme une bulle de plaisirs simples, tous gratuits et garantis 100% sans embrouilles (oui, j’ai de la chance : ma famille proche, celle qui compte pour de vrai, permet ce genre de choses). Et j’ai plongé la tête la première, sans envie ou besoin de m’échapper, mais pas seulement à cause de la présence de ma nièce : entre les moments gourmands, les réunions vaisselle dans la cuisine plutôt sympas à cause de la machine en panne, le champagne (encore des bulles), les bouteilles de Bourgogne, et surtout des explorations émouvantes et marrantes dans des vieux albums photos jamais feuilletés, je n’arrive pas à trouver d’ombres au tableau. J’en suis donc rentrée avec une tonne de sourires plein la tête (alourdie d’un kilo et demi de fromage et de jambon en terrine… il est des jours où on apprécie très fort que l’amour maternel s’exprime aussi en protéines qui remplissent le frigo, et là je plaide coupable, hu hu hu…).

Et ma mini Violette de nièce, alors ? Elle nous a tous fondus comme des chamallows, la fourbe, mais je suis quand même fière de constater que nous aurons sûrement beaucoup à nous raconter. Déjà, elle a le bon goût de sourire quand elle entend ma voix de crécelle qu’on dirait que c’est moi la voix du Temps des gitans.

Mais surtout nous avons déjà quelques points communs : une face à grimaces et à sourires, les doigts longs, les mollets poilus duveteux et les pieds fins.

Et puis elle ne pense qu’à dormir et à boire/manger.

Si c’est pas un signe de perfection, ça ?

Un peu de génétique

[attention, cliché inside]

Bon, on refait pas le topo chromosomique : si tu est classée XX, tu es une fille. Si en revanche tu peux envisager 60 points au scrabble (le mot compte triple est dégagé et il y a un A à côté) sans avoir un joker parce que tu possèdes un X et un Y et que tu as l’idée saugrenue (ça s’appelle tricher) de prétendre que yx ou xy c’est un mot, tu es sans aucun doute un garçon.

Ça c’est une histoire de composantes dans la machine, on n’y change pas grand chose. Après, il y a des filles qui n’ont jamais de salade dans leur frigo mais qui ne manquent jamais de bière fraîche. Ou qui n’arrivent pas trop à porter du rose, mais qui quand même continuent à avoir envie de s’offrir des rongeurs en peluche (ça doit être parce qu’au microscope, le chromosome X est velu), mais je ne vois pas du tout de qui on parle.

Et puis apparemment il y a la génétique du shopping.

Exemple en situation : extérieur nuit tombante, un homme ami et  une femme (je moi-même) déambulent à travers les rues en quête d’un repaire pour se goinfrer de délices et abuser de bon petit vin dîner. Une vitrine attire le regard de la fille : tu imagines, des chaussures rouges ! Et là (attention ça va très vite)…

(elle) -  Elles sont vraiment très marrantes, ces chaussures !

(lui)   -  Tiens, une mouette morte !

Trois petits points (et une bonne rigolade aussi conne que jointe), donc…

Du coq à l’âne et des chromosomes aux hormones : je dois quand même avouer que franchement, si j’avais su que de toute façon je ne pourrais pas assurer les concerts Brahms de fin mai-début juin pour cause de bobo cervical, j’aurais volontiers séché la répétition du 25 au soir pour aller assouvir un vieux fantasmer jarvis cockerien, moi. Quand même, Pulp… j’en pleure encore d’avoir manqué ça, tu sais ?

Pulp au Bikini le 25 mai 2011 – Pink Glove

Sept Secrets sans mensonges

Il y a environ un siècle, L’azimutée me taguait d’une demande de révélation.

Sept secrets… tu veux dire sept choses que je n’ai pas encore déballées ici, où je raconte déjà ma vie en long en large et en travers ? Oye… Il m’aura fallu un bout pour réfléchir et farfouiller dans ma boîte valise, mais voilà donc ce que j’ai fini par en sortir.

Je suis un escargot.

J’ai l’esprit d’escalier et la répartie d’un mollusque ; le matin je suis un vrai boulet du chronomètre ; j’aime avoir du temps devant moi, et donc fatalement je suis plus ou moins toujours à la bourre. Et c’est pas nouveau, hein… en CM1 déjà, l’institutrice avait inscrit sur mon bulletin ces quelques mots restés fameux dans la légende familiale : “Calcul rapide : élève un peu lente”.

Je possède quelques bouses.

Par exemple, il y a quand même un gars à cause duquel j’ai acheté (et je dis bien acheté) le premier album de James Blunt. Heureusement, je l’ai bien rangé, donc je ne risque pas de marcher dedans.

Je suis légèrement extrême et extrêmement légère.

Entre deux périodes de surexcitation intense et d’agitation folle-furieuse, j’ai une telle capacité à procrastiner et un tel goût pour la contemplation du plafond  avec rêvasserie nuageuse pleine de vide (mon sport préféré) que je me rends compte que ne suis réellement efficace que quand l’échéance est sous mon nez. Et ça s’aggrave violemment avec le temps. Un jour on me retrouvera fossilisée dans ma flemme.

Je viens de réaliser un vieux rêve.

J’aime le rouge, beaucoup. Mais ce que je n’avais jamais eu, et dont auquel je fantasme dessus depuis… depuis ce livre que j’avais quand j’étais une crevette, c’est des chaussures rouges. J’ai reçu il y a peu des ballerines commandées ici et mes pieds sont au paradis rouge.

C’est pas de ma faute si j’aime boire.

Je suis née en Champagne et j’ai grandi en Bourgogne (un des drames de ma vie est de ne pas avoir de cave).

Il y a une partie de l’anatomie masculine qui peut vraiment me faire perdre la tête.

Non non, pas celle-là, bougre de goret(te). Je parle du nez. Et ne me demande pas pourquoi, ni quel genre ni quoi ni qu’est-ce, c’est complètement aléatoire. Un nez que je juge beau peut me faire complètement chavirer.

Je mange des insectes malgré moi.

Quand je marche dans la rue, souvent je décroche. Je ne vois personne, je me perds dans mes pensées, je me détends… à tel point que souvent je déambule la bouche entr’ouverte. Donc régulièrement j’avale des moucherons (encore avant-hier, tiens). Je suis une femme Barbara Gourde insectivore, quoi. Et je te jure c’est pas juste ridicule, mais surtout vraiment dégueulasse.

Si quelqu’un veut jouer avec moi, je le mettrai en lien ici. Et Gaël, le roi de la terrasse, ça le tenterait pas, des fois ?