Histoire d’Ours

J’ai toujours été une Pompon Girl.
Je parle de François Pompon, pas de ma capacité à dessiner des lettres avec mon corps en hurlant des slogans déguisée en Barbie-jupette (quoique je suis certaine que ça aurait du succès, j’y songerai si le violon m’ennuie). Mais c’est pas ma faute, le monsieur a laissé à Dijon sa patte d’ours, avec son joli look épuré si typiquement années 20, au beau milieu du Jardin Darcy, en plein centre. Voilà deux clichés de la version dijonnaise (une autre existe au Musee d’Orsay) de ce coupable délicieusement pataud.

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Et ben breaking news, je crois que ça se profile bien pour la carrière de mon ours-madeleine : il semblerait que ça soit lui le nouveau Hello Kitty ! Bon, niaiserie à part, la version rose de l’ours suspendue sous la Porte Guillaume m’a beaucoup fait sourire ce matin, j’ai trouvé cette touche d’humour dans la déco de Noël dijonnaise plutôt originale, dans le sens positif du terme.

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Radio Gaga

C’était un weekend comme une bulle de plaisirs simples, tous gratuits et garantis 100% sans embrouilles (oui, j’ai de la chance : ma famille proche, celle qui compte pour de vrai, permet ce genre de choses). Et j’ai plongé la tête la première, sans envie ou besoin de m’échapper, mais pas seulement à cause de la présence de ma nièce : entre les moments gourmands, les réunions vaisselle dans la cuisine plutôt sympas à cause de la machine en panne, le champagne (encore des bulles), les bouteilles de Bourgogne, et surtout des explorations émouvantes et marrantes dans des vieux albums photos jamais feuilletés, je n’arrive pas à trouver d’ombres au tableau. J’en suis donc rentrée avec une tonne de sourires plein la tête (alourdie d’un kilo et demi de fromage et de jambon en terrine… il est des jours où on apprécie très fort que l’amour maternel s’exprime aussi en protéines qui remplissent le frigo, et là je plaide coupable, hu hu hu…).

Et ma mini Violette de nièce, alors ? Elle nous a tous fondus comme des chamallows, la fourbe, mais je suis quand même fière de constater que nous aurons sûrement beaucoup à nous raconter. Déjà, elle a le bon goût de sourire quand elle entend ma voix de crécelle qu’on dirait que c’est moi la voix du Temps des gitans.

Mais surtout nous avons déjà quelques points communs : une face à grimaces et à sourires, les doigts longs, les mollets poilus duveteux et les pieds fins.

Et puis elle ne pense qu’à dormir et à boire/manger.

Si c’est pas un signe de perfection, ça ?

Sept Secrets sans mensonges

Il y a environ un siècle, L’azimutée me taguait d’une demande de révélation.

Sept secrets… tu veux dire sept choses que je n’ai pas encore déballées ici, où je raconte déjà ma vie en long en large et en travers ? Oye… Il m’aura fallu un bout pour réfléchir et farfouiller dans ma boîte valise, mais voilà donc ce que j’ai fini par en sortir.

Je suis un escargot.

J’ai l’esprit d’escalier et la répartie d’un mollusque ; le matin je suis un vrai boulet du chronomètre ; j’aime avoir du temps devant moi, et donc fatalement je suis plus ou moins toujours à la bourre. Et c’est pas nouveau, hein… en CM1 déjà, l’institutrice avait inscrit sur mon bulletin ces quelques mots restés fameux dans la légende familiale : "Calcul rapide : élève un peu lente".

Je possède quelques bouses.

Par exemple, il y a quand même un gars à cause duquel j’ai acheté (et je dis bien acheté) le premier album de James Blunt. Heureusement, je l’ai bien rangé, donc je ne risque pas de marcher dedans.

Je suis légèrement extrême et extrêmement légère.

Entre deux périodes de surexcitation intense et d’agitation folle-furieuse, j’ai une telle capacité à procrastiner et un tel goût pour la contemplation du plafond  avec rêvasserie nuageuse pleine de vide (mon sport préféré) que je me rends compte que ne suis réellement efficace que quand l’échéance est sous mon nez. Et ça s’aggrave violemment avec le temps. Un jour on me retrouvera fossilisée dans ma flemme.

Je viens de réaliser un vieux rêve.

J’aime le rouge, beaucoup. Mais ce que je n’avais jamais eu, et dont auquel je fantasme dessus depuis… depuis ce livre que j’avais quand j’étais une crevette, c’est des chaussures rouges. J’ai reçu il y a peu des ballerines commandées ici et mes pieds sont au paradis rouge.

C’est pas de ma faute si j’aime boire.

Je suis née en Champagne et j’ai grandi en Bourgogne (un des drames de ma vie est de ne pas avoir de cave).

Il y a une partie de l’anatomie masculine qui peut vraiment me faire perdre la tête.

Non non, pas celle-là, bougre de goret(te). Je parle du nez. Et ne me demande pas pourquoi, ni quel genre ni quoi ni qu’est-ce, c’est complètement aléatoire. Un nez que je juge beau peut me faire complètement chavirer.

Je mange des insectes malgré moi.

Quand je marche dans la rue, souvent je décroche. Je ne vois personne, je me perds dans mes pensées, je me détends… à tel point que souvent je déambule la bouche entr’ouverte. Donc régulièrement j’avale des moucherons (encore avant-hier, tiens). Je suis une femme Barbara Gourde insectivore, quoi. Et je te jure c’est pas juste ridicule, mais surtout vraiment dégueulasse.

Si quelqu’un veut jouer avec moi, je le mettrai en lien ici. Et Gaël, le roi de la terrasse, ça le tenterait pas, des fois ?

Comment tu t’appelles ?

Le bourguignon qui rocke et rolle peut savoir faire preuve d’un splendide sens de l’auto-dérision. La preuve ?

Moi si je fonde un jour un groupe de neo-kraut-shoegaze-punk-rock il s’appellera peut-être The Sparkling Codfish Knows how To Dance With An Octopus (et ne me le vole pas, j’ai déposé le nom au cas où).

J’en profite donc solennellement hic et nunc (et Delenda est Carthago) pour lancer un défi – que dis-je – organiser un concours : invente-toi toi-même un nom de groupe, en précisant le style de musique que tu aimerais défigurer interpréter avec tes amis. La préférence sera donnée à celui ou celle qui saura le plus chatouiller mes zygomatiques. Il ou elle gagnera un truc bizarre et inutile d’une valeur pécuniaire avoisinant le ridicule, mais je ne sais pas encore précisément quoi.

On a jusqu’au lundi 25 avril à minuit, le cachet de l’horloge atomique faisant foi, pour déposer sa proposition dans les commentaires. À vos conneries ? Prêts ? Partez !

Fantaisie militaire

Quand mes parents ont emménagé dans leur nouvel appartement, restriction spatiale oblige, ils ont laissé la collection de Tintin, Astérix, Lucky Luke et autres Blake et Mortimer dans les cartons à la cave. C’est tout un pan de ma culture littéraire dessinée régressive qui s’est un peu effondré : au lieu d’empoigner machinalement et de re-re-re-relire mes madeleines, me voilà désormais amenée à contempler parfois la collection de reliures chics du paternel avec l’œil triste d’un cabot à qui on a enlevé sa girafe qui fait pouêt. Car oui, les reliures maçonniques de la géographie d’Elisée Reclus, c’est beau, mais ça manque de Séraphin Lampion (et non, je ne rentre pas dans le bureau : il est intégralement tapissé de bouquins en double-couche, il me fait penser à à la tour maudite dans Le nom de la rose et j’ai peur de mourir dans d’atroces souffrances empoisonnée par du sang de porc trempé dans de l’arsenic après avoir fait des galipettes dans le foin avec Adso De Melk, mais je m’égare).

Et puis aujourd’hui, en admirant ce fameux rayonnage (ben oui, quand même, et puis en plus ça sent le cuir et le vieux papier, c’est un délice), j’ai eu l’œil malicieux. J’ai d’abord pensé à la bourde que Frédéric Lefebvre aurait su faire avec ce titre-ci.

Mais surtout, j’ai eu un coup de cœur pour celui-là. Après le Général Alcazar, le Colonel Ramollot. Mouammar, si tu m’entends…

Songerie ferroviaire

Roule, roule, petit train, et laisse vagabonder ma tête qui a terminé son bouquin. Et à quoi songe la tête ? Principalement au fait qu’il y a encore peu elle aimait tout maîtriser et prévoir et qu’avec la vie elle a appris à abandonner un peu (mais pas assez) les rênes au hasard ; elle sait maintenant ce que cette attitude peut avoir de confortable (il n’est jamais trop tard) mais que du coup, elle a très peu organisé sas vacances, tiens…
Malgré tout elle se tortille d’impatience heureuse en se demandant si elle aura la joie d’apercevoir une nièce en glissant par Paris la semaine prochaine. Que forcément si la crevette en question tient de son père, elle ne se pressera pas de montrer le bout de son nez et fera le maximum pour faire tourner sa future tante en bourrique.
Et que cette inconnue n’aide décidément pas à la gestion du planning des apéros…

Mais bon, finalement, la tête reste un peu scotchée dans le ciel à la pensée de cet heureux événement. Elle se dit aussi qu’elle aimerait que cette petite naisse un jour de beau temps, parce qu’il n’y a pas que les chats que la caresse d’une lumière chaude fait sourire en plissant les yeux de plaisir…

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Ah, terminus : Dijon, tout le monde descend !