Il y a deux jours j’ai eu la bêtise de répondre quand on a sonné à ma porte vers 18h00 : j’avais oublié que c’était la saison du calendrier-racket.
On m’expliquera d’ailleurs pourquoi je ne suis JAMAIS chez moi quand c’est les pompiers qui passent… #fantasme #déception #Caliméro. Cette année, j’ai donc une fois de plus cédé aux avances des poubelle’s boys (youpi). Ils ont donc laissé tomber l’idée des dessins avec les caricatures des employés (pourtant ça valait son pesant de cacahuètes), mais le résultat est beau comme une carte postale moche, j’en viens presque à ne pas regretter de m’être fait taxer mon pognon.
Bon, c’est sûr, tant qu’à faire, je pense que j’aurais préféré des chatons blonds et nus huilés comme des joueurs de rugby allongés dans des fleurs des champs sur fond d’aurore boréale en noir et blanc des années 1900…
Il y a quelques temps, je me suis découvert des nouveaux collègues au gabarit intéressant.
Ben oui, quand ton employeur donne des sous à ces charmants bambins, tu peux considérer que ce sont tes petits camarades de bureau. La preuve : ils nous piquent notre salle de répétition de repli demain, à cause qu’elle est à côté du stadium. Comme on est pas chiens, on va préparer le terrain et troubler le Castres Olympique sur son terrain dès ce soir en lui envoyant du Mozart et du Schubert plein ses oreilles abimées. Ça s’appelle la guerre psychologique, et crois-moi, ça nous coûte, parce qu’en ce moment le planning des matchs est hyper lourd. Ce soir, on joue donc contre l’Autriche, demain on combat le Tchaïkowsky-Moscou, et dimanche on se farcit encore l’Allemagne. Toute la semaine prochaine on reçoit l’Espagne, bref, on est trop forts, on est surbookés, on va tous les tuer. Rhââ ( râle agonisant mais victorieux ).
Ceci dit, en vrai de vrai, j’adore le rugby, je le jure. D’ailleurs, rien que d’y penser, je bave en rouge et noir…
Scorpions : Rendus passablement niaiseux par les nombreuses nuits de sommeil miteux que vous avez endurées ces derniers temps, vous aurez une tendance à voir des prévisions partout. Vous pourriez même avoir acheté un nouveau matelas qui vous semblera soudain encore plus prometteur. Et ben voilà, ça vous apprendra à avoir un signe astrologique qu’on peut associer à un abominable slow plus que gluant…
Si on m’avait dit un jour que je trouverais la banlieue de Hamburg bonne pour le moral…
Je ne pense pas que c’est juste parce que je sortais d’un très sympathique cours de cuisine qui parlait d’épinards, de cresson, de pancetta, de rougets, de fenouil et d’anis vert, non. Il est vrai que j’en avais l’âme, les glandes salivaires et les papilles toutes éveillées. Mais bon, avec Soul Kitchen de Fatih Akin, on est assez loin d’une émission de reality-cooking de Meuh 6. Voilà une recette dont les ingrédients principaux pourraient être une humanité et une solidarité communautaire à la grecque, mais façon Ken Loach. Le tout largement assaisonné d’un bazar humoristique et organique à la sauce Kusturica ( ah, les excès d’humeur du cuisinier gitan ! ). Ce qui fait qu’il y a du rocambolesque et par moments du surjoué au menu. Mais que le repas vaut le détour, et que surtout surtout… comment dire… il serait dommage de rater la délirante scène du dessert. J’ai dit orgiaque ? Ah ouais ( moi, une gorette ? tss ).
Sinon, mesdames, et messieurs aussi si vous voulez, je vous signale que si vous appréciez les hommes qui n’ont pas à en faire trop pour exprimer leur virilité, Adam Bousdoukos vient de rejoindre Viggo Mortensen et Johnny Depp dans mon panthéon des acteurs qui restent merveilleusement attirants et sexyssimes, même avec le cheveu gras.
On sait que je sors rarement sans mes oreilles, donc forcément, je n’ai pas pu rater l’autre point fort de ce film, et pas des moindres : sa bande son. Riche, soul, variée, exotique, alternative, c’est le cadeau du lundi pour une semaine qui fait bouger tes pieds.
(Parenthèse : tant qu’on éprouvera le besoin d’organiser une journée de la femme, je baverai dessus, ou l’ignorerai )
Voilà trop longtemps que je n’ai pas joué à la poupée.
La neige montre à nouveau son sucre glace, ça me rappelle Noël. Ça me met aussi sous le nez que comme je suis une femme non au foyer non désespérée, je viens de passer cinq grosses semaines en apnée professionnelle et festive. Je viens donc – vieux motard que jamais – de me décider à remiser dans son carton mon joli sapin guirlande rouge : j’ai peur qu’il finisse par perdre ses ampoules. Je me réjouis aussi de trouver enfin le temps pour déballer un accessoire que seule la morueaurait eu l’idée de me ramener de Nouillorque pour le glisser dans ma hotte : un toyboy.
Et pas complètement mal foutu et pas n’importe qui, hein !
Oui, c’est bien lui, avec son grand sourire et ses pectoraux. Il me tient la porte du frigo avec ses petites fesses petits bras musclés magnétiques, et je l’habille ou le déshabille comme je veux. Oh la la ! ( en français dans le texte ). Avec lui, je sens ma créativité se déchaîner, et j’explore des terrains où ma niaiserie ne s’était encore jamais aventurée… des heures d’amusement en perspective :
C’est le coup de foudre !
"Oba, Obamasqué ohé ohé" et oups, pardon, j’ai fourché… Pardonnez-moi, cher Obamarquis, et merci pour les fleurs.
Pour faire couiner et sautiller ton lundi, ou te rappeler ce que c’est d’être déguisée pour de vrai, tu devrais faire clic …