La daube de dinde du dimanche

O-o-o-oh, oooh yeah, come on !

Tu as compris, It’s Thanksgiving va démarrer comme une chanson à texte pendant 30 secondes, c’est long, trente secondes. Et va finir avec l’apologie de la purée chantée dans un pilon de dinde. Le tout interprété par Nicole Westbrook, oie blanche de son état, accompagnée par tous ses gentils amis propres sur eux prêts à célébrer Thanksgiving en mangeant des légumes surgelés (sauf la purée, parce Nicole, elle a bien surveillé la préparation de ce plat compliqué). Je te laisse deviner de quelle couleur est le sympathique vrai-faux rappeur – il est pas un peu vieux pour un adolescent, lui, d’ailleurs ? – qui a accepté de se déguiser en dinde. Et si toi aussi tu y penses : oui, c’est du même auteur (clairement sans le h) que Friday, qui a dit que le clonage n’existait pas ?

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Voilà, il fallait s’y attendre : il y a un an pile, je mettais un zéro à mon compteur ; donc forcément, la boucle s’est bouclée. Ma quarantaine rugit assez sereinement, et j’ai regardé avec une certaine indifférence (l’influence de mon ascendant félin, sans doute) le joli rond s’aplatir et disparaître. Jusqu’à devenir cette jolie petite flèche dirigée vers le plus haut qu’est le chiffre 1. Pas de quoi en faire un fromage, à vrai dire. Enfin si, justement : ce soir, je me roule dans le fromage fondu en me tartinant de pommes de terre et de charcuterie pour fêter ça, façon Lady Gaga mais en beaucoup beaucoup mieux. Et puisque c’est fête et que j’aime ça, on va danser. On va danser en étant mieux rasée que les Bee Gees et en étant mieux sapée que John Travolta. Aujourd’hui, viens, on va jouer à être le sourire de Rita Hayworth.

Champagne pour tout le monde !

La döbbh (page 235 du catalogue 2012) du dimanche

Laid, anti-festif, nostalgique, puant la routine, l’absence de renouveau, et au bout du compte triste à en crever, ce titre mal meublé venu de la Suède est donc tout l’inverse de ce que je nous souhaite à tous pour 2012 (l’année du flouze, et c’est pas pour dire mais on va sacrément en baver des ronds de chapeau pour les rimes dans deux ans).

Allez, très belle et bonne année !

ABBA – Happy New Year

Wonder Creature

Donc aujourd’hui, il me faudrait ça, plus un wonder-aspirateur, un wonder-rangeur, un wonder-bouffe-shopper. Sans oublier une wonder-vitamine C et une wonder-playlist, parce que ma wonder-joie est encore sous le choc psychologique et physique du concert d’hier soir.

Mais donc, oui, ce soir on inaugure dans la débauche en grande pompe et sous des flots de champagne ma nouvelle dizaine, it’s gonna be one hell of a night et tout et tout. Mais non non, je ne panique pas du tout et je ne m’écroule absolument pas d’épuisement, tu rigoles ?! Je suis contente comme tout et je souris ; c’est juste que j’ai le tonus d’un bulot mort et une vraie tronche de morte-vivante de l’espace. Ou de l’enfer ? Allez, de l’enfer, adjugé, rien que parce que ça m’a tout l’air d’être du cinéma de qualité…

La daube rugissante du dimanche

[Attention, ce post s'auto-programmera au moment de sa publication][bip]

"Quoi qu’elle nous raconte des histoires de fauves qui grognent ?", te dis-tu en ton for intérieur alors que tu vois bien là en dessous dans la vidéo une espèce de chose ridicule qui fait de l’aérobic à quatre cordes en trois exemplaires (ça fait douze).

Aujourd’hui est un dimanche spécial pour moi, un truc mi-bémol mi-dièse (mais à l’heure où j’écris, carrément dièse, je crois). Aujourd’hui j’ai passé le Cap de Bonne Espérance et atteint l’âge de déraison, celui qui m’autorise à rugir de plaisir et/ou de rire pendant toute ma quarantaine (comme ça je n’aborderai pas la cinquantaine en hurlant). Redouté depuis quelques mois, le rond qui s’affiche aujourd’hui sur mon compteur m’apparait finalement comme un bien joli néant. Quoi de plus beau que de partir de ce rien-là, le vent et la niaiserie en poupe ? Car en vérité je te le dis : Quarante, c’est le nouveau zéro.

Je sens que je vais te laisser conclure (j’accepte les embrassades, les tickets bonheur et les chèques cadeaux), je souris pour de vrai. Et puis je te laisse une daube avec du violon play back ridicule, en me disant que je suis bien heureuse d’avoir choisi une vie où je joue assise des belles choses en live.

Comme une douleur capillaire dans mon moteur…

Voilà exactement comment je me sens au lendemain de ces premières prestations et de cette première troisième mi-temps de la saison (mais il y avait tant de bonnes et belles transes/choses à célébrer !). Et je doute que ça soit beaucoup mieux demain, après réception de cette convocation à la police… pas de doute : la vie a bien repris son cours !