La prochaine gorgée de bière

Hier aux alentours de 18h45 (bizarrement pile au moment où j’ai eu subitement envie de passer des coups de fil pour faire des propositions malhonnêtes) j’ai réalisé avec horreur que j’étais interdite d’apéro. Alors, on ne parle pas des jus de fruits, des boissons gazeuses sucrées dégueulasses, ni des cacahuètes ou du saucisson (et pourtant qu’est-ce que c’est mauvais pour la santé ces machins-là !). Non non : ni coup de blanc ni bière tout ça tout ça, à cause des antibiotiques. Pendant encore une semaine. Moi qui ai toujours aimé penser que le houblon et le raisin étaient des végétaux qui pouvaient rentrer sans rougir dans les 5 machins et bidules par jour recommandés par la télé le ministère de manger-bouger…

J’avoue évidemment que si j’aime toutes ces mauvaises habitudes (que j’adore me battre avec les copains, gagner du terrain, être super-active et voir la vie en positif) c’est justement parce que c’est très jus de raisin. Promis, si je survis, je vous raconterai comment je réussis à ne pas me cloitrer chez moi sans voir personne pour ne pas céder à la tentation.

Cela dit : primo, je suis pas sûre d’être sage à 100% (je suis une faible femme).

Secundo, c’est peut-être le moment idéal pour essayer autre chose ? Par exemple, Cab Calloway a l’air de trouver que fumer des aromates, c’est plutôt énergétique et riche en vitamines.

Sur ce, je file parce que Gustav m’attend, et ça tombe bien parce que moi aussi.

Bizarrerie du lundi

Ne proteste pas, je suis sûre que tu avais furieusement envie de bestiaux écrasés qui chantent. C’est bon pour ton moral de killer, ça va te donner envie de faire la pâte à tarte pieds nus dans des aéroports, tout en disant des phrases qui parlent d’yeux avec des picots en caoutchouc. Quoi ? Ah oui, j’ai eu une nuit très productive. Sans rien boire ni fumer, car je  être mon propre psychotrope. De très bonne qualité, garanti 100% pur bio.

Mais affreusement mal réveillé, je suis…

Alors donc, bonne semaine ! Le groupe se prononce Chk Chk Chk, et il fait aussi danser les belles des champs sur les bottes de foin.

Clopinettes

SNCF, à nous de vous donner envie de recommencer à fumer.

Attendre plus d’une heure dans une gare sans âme au milieu de la pampa, c’est pas forcément un problème. Surtout quand ça tronçonne ton voyage inter et minable à la fois : tu en profites pour avaler un truc gras et sucré, c’est vacances.
C’est juste assez niaiseux de prévoir 70 minutes pour un changement qui en nécessite 5’20. Et de ne pas proposer la correspondance la plus rapide, mais en même temps, ça me rappelle que par défaut le site web de nos joyeux chemins de fer m’incite systématiquement à faire Toulouse -la Savoie via Paris en environ 15 heures.
Là, je n’en mets que 8, donc finalement, j’ai l’arrière-wagon ourlé de spaghetti carbonara. Youpi !

Mon Jedi chez les Atrides

Alors non, je n’ai pas trop fumé  oh, mon royaume pour une volute de tabac… Non mon neurone survivant n’a pas été attaqué par les décibels , j’ai juste un peu besoin de voyager en ce moment. Et puis j’aime bien me raconter des histoires, et rends moi mon cartable, toi, sinon je te prête plus jamais mon taille-crayons. Mais c’est pas de ma faute si on dirait que les décors de cette production d’Elektra, dont la préparation habite mes journées, ont été volés chez Georges Lucas !

Dans mon opéra à moi, c’est un peu comme si les héros de la mythologie grecque avaient l’habitude de régler leurs contentieux à coup de sabre laser : pendant qu’au premier plan de la scène, Agamemnon Solo est congelé dans sa carbonite, Oreste tente  désespérément  de faire atterrir son Pegasus Millenium sur le plafond de la Halle Aux Grains pour le délivrer, mais il a vraiment du mal avec les créneaux.

Pendant ce temps là, la Princesse Elektra commence à se demander si elle ne devrait pas envisager une analyse : à chaque fois qu’elle se sent basculer du côté sombre de la force, les portes de sa villa de la planète Mycènes ne ressemblent plus du tout à un portique tout droit échappé d’un château du Gondor ! La pauvrette, elle est pas sortie de l’auberge… mais je pense revenir faire sa thérapie d’ici quelques jours. Parce que franchement, ses rapports avec maman et frérot ne sont pas plus clairs.

Ah oui, c’est capillotracté, et alors ? Bon, encore une louche pour la route, va.

Et sinon, à la rubrique Friday I’m in Love,  j’ai divorcé avec Netvibes : trop de retards, d’excuses bidon, trop de rendez-vous manqués, un vrai boulet. J’ai adopté à sa place le jeune Feedly, qui est tout ferme, musclé, réactif, et carrément joli à regarder, rrrr !

Fumer fume

Et si c’était une crise d’adolescence ?

Je pense que si le petit Eyjafjöll refuse d’arrêter de fumer, c’est par pure provocation : il veut punir sa mère de lui avoir donné un nom ridicule à la Tolkien. Il s’en fiche que dans le quartier ils aient tous été victimes de la même mode, il s’en balance que sa couette s’appelle Eyjafjallajökull et d’avoir un Fimmvurduhals sur son flanc. Lui, son credo pour essayer d’oublier qu’il vit au Mordor, c’est de cracher ses poumons. Et comme par hasard sous la cendre ce matin, il y a avait de jolies pommes de terre chez Martin Vidberg

Et si c’était mon adolescence à moi ? Je serais à Dijon, le café s’appellerait “Les autobus”, et j’y traînerais quelques guêtres timides entre deux cours à Carnot. Je trouverais que la clope c’est immonde, et dans le jukebox ( yep, envoyez le carbone 14, ça existait encore ! ) il y aurait en boucle, croyez le ou pas… Ashes To Ashes, what else ?


Collisions bénignes et autres constats d’accidents

Ma cyber addiction en prend un gros coup, ces derniers jours…

Je tremble, le moindre écran m’attire l’œil, je n’ai pas ma dose. Car oui, les Envahisseurs sont là. Ils roulent en soucoupe Toyota, arrivent les bras pleins de gigots, d’affection et de chocolats. En échange ils te bouffent absolument tout ton temps ( parce que tu le veux bien, et parce qu’il faut admettre que se comporter en goujate totale c’est pas ton truc ), ton intimité, et se demandent même probablement pourquoi donc tu pourrais bien en avoir besoin. Grmbbblll … j’en perds un peu/beaucoup mon calme… et carrément mon lapin latin pascal. Aujourd’hui donc, on apprend le klingon, en fumant ( ah, fumer… ) un titre extrait d’un album nommé Drukqs. Scrabble !

Aphex Twin – Jynweythek Ylow