Match aller

Il y a quelques temps, je me suis découvert des nouveaux collègues au gabarit intéressant.

Ben oui, quand ton employeur donne des sous à ces charmants bambins, tu peux considérer que ce sont tes  petits camarades de bureau. La preuve : ils nous piquent notre salle de répétition de repli demain, à cause qu’elle est à côté du stadium. Comme on est pas chiens, on va préparer le terrain et troubler le Castres Olympique sur son terrain dès ce soir en lui envoyant du Mozart et du Schubert plein ses oreilles abimées. Ça s’appelle la guerre psychologique, et crois-moi, ça nous coûte, parce qu’en ce moment le planning des matchs est hyper lourd. Ce soir, on joue donc contre l’Autriche, demain on combat le Tchaïkowsky-Moscou, et dimanche on se farcit encore l’Allemagne. Toute la semaine prochaine on reçoit l’Espagne, bref, on est trop forts, on est surbookés, on va tous les tuer. Rhââ ( râle agonisant mais victorieux ).

Ceci dit, en vrai de vrai, j’adore le rugby, je le jure. D’ailleurs, rien que d’y penser, je bave en rouge et noir…


Technicolor

Ça devait arriver, mais personne n’y peut rien, c’est juste la concordance de circonstances fatales.

Primo, le soleil est bleu, le ciel chante et les oiseaux brillent. Secundo, j’ai atteint un tel taux d’intolérance à l’effort, et un tel besoin d’une pause que serais presque prête à vendre mes dents pour aller rendre visite à des cocotiers dans leur habitat/biotope naturel ( à savoir pas moins de 7 heures d’avion ). Je crois que je pourrais même envisager un weekend à Charleville- Mézières, c’est dire. Last but not least, tout ce que ma carte bleue a acheté ces derniers temps est composé de puces électroniques, de câbles, et ne saurait que difficilement servir à me déguiser en fille et à mettre mon exceptionnelle personne en valeur. Même si une robe fabriquée avec des CD vierges, ça doit pouvoir se faire…

Quoiqu’il en soit, en ces cas là, n’importe quel objet peut étrangement devenir indispensable. Hier, mes pas m’ont malencontreusement portée dans un temple de la girlitude. Et là, ce fut le drame : telle Ève devant la pomme de son jardin d’Eden, je me suis ruée sur de la peinture à griffes comme si ma vie en dépendait. Parce que série limitée Alice, trousse pour gamine assortie, fashion, tout ça tout ça, et que Wonder Woman ( c’est moi ) se doit d’avoir un chouïa de Wonderland en elle. Bon, on note que heureusement qu’il n’y avait pas de blanc dans le lot, parce que sinon je ressemblerais à un drapeau italien. Forcément, parce que je le vaux bien, pour un premier test, je me suis ruée sur la couleur la plus étrange des deux.

Donc je ne sais pas si les femmes sont de Vénus, mais mes orteils, eux, sont aussi verts que s’ils étaient de Mars. 

Résultat : la verdure a rendu mon pied beau, et c’est pas Flaubert qui me contredirait ( ça tombe bien, il est mort ). Cette peinturlure m’a offert un grand moment de glandouille que je n’avais pas volé, ce qui fait que j’ai hâte de tester ce rouge qui me fait penser à une pomme d’amûûûr. Bon, et quand même, c’est hyper dur d’ouvrir une fausse serrure avec les pieds.

Voilà qui était fort joli, dominical et bien plus folichon que la messe. Ceci dit, vous trouvez pas que ça manque un peu de jaune ?

Boogers – Talk To CHarlie


Fairy Fail

Ambassadeurs du glamour toujours, bonjour.

Hier, j’aurais dû m’en douter, une journée active qui démarrait de manière aussi gluante ne pouvait finir que de façon baveuse. Et ça n’a pas raté. Il est, je dois avouer, relativement peu agréable de s’apercevoir qu’on a perturbé une procession de chenilles au bruit qu’elles font sous ses semelles. On est assez proche du cri de la vade-retro limace, mais en plus croustillant. Yummi !

Mais, le soir venu, c’est pire si, rendue sourde par la musique live de ton pub préféré, tu essayes contre vents et marées de converser. Car c’est là qu’il peut vite voler : le crachouillis de la honte, le postillon, celui qui arrive droit sur les lunettes de ton interlocuteur médusé, puis hilare. Ta confusion atteint en un éclair son Himalaya, et tu as beau essayer de te consoler en pensant que c’est karmique, et que tu as été une dame cobra cracheur dans une autre vie, ta dignité en prend un coup. So british

Offrez-moi d’urgence un stage de bienséance, le chapeau de la reine, une ablation des glandes salivaires ou des potes imperméables, merci.

Outside Royalty



L’ addition*, s’il vous plait !

* Le comble, vu que je suis aussi matheuse qu’un lombric intellectuellement déficient !

Valises sous les yeux

+

Valise à compacter

=

Prise de tête au carré


Tiens, ça me fait penser que je ne dois pas oublier mon déodorant…


Parce qu’une tournée, c’est du travail, de la musique, de la beauté, des émotions et ton âme pure comme un ange qui s’élève au ciel avant que tu meures. C’est un miracle, c’est intense et c’est beau.

Mais avant… avant, garde ton calme et si comme moi, tu as du mal à abandonner chez toi une paire de chaussettes de peur qu’elle déprime, pleure. Mais pas aujourd’hui, non. D’ailleurs, je pense qu’un cinéaste français réalisera d’ici peu un film en mémoire de ce jour exceptionnel qui s’intitulera « Non mon enfant tu pleureras un autre jour »… Car cette fois, exploit remarquable, ma valise fermera ses serrures sur seulement trois paires de pompes. Cette fois, je ne me retrouverai pas à 1h du matin ( voire 3h ) dans la salle de bain armée d’une moissonneuse-batteuse, de cire ou que sais-je pour combattre le fléau velu: c’est fait. L’orditronique est rangé et prêt à être emballé. Ma personne est fatiguée et néanmoins resplendissante du museau grâce à un beau cadeau de la Manu pensante ( et un rosbif d’enfer à midi ). La soupe est prête et je peux espérer disparaître sous la couette avant 23h.

Bref, il va neiger. Après cette prévision météo, vous serez donc ravis que je fichasse le camp.


Ne souriez pas trop, je pense que les hôtels allemands sont équipés du ouèbe, et ont de très vilaines moquettes…

Conglomérat

Météo + cinéma = le look du moment

Vous n’échapperez pas au nouveau style qui fait fureur, et que personne n’a vu venir sur les podioums, c’est dire s’il est avant-garde * ! La chapka que je porte épisodiquement depuis plus de dix ans et le signe de ralliement des avatardés ne se cachent plus, quel bonheur pour les amateuses de glamour ! Sous la neige qui blizzarde, tout en hélant un traîneau, ou en toussant comme une tuberculeuse, osez porter sans honte aucune vos lunettes 3D avec de la fourrure fourrée pour assumer votre splendide look de Mrs Magoo !

So foxy lady !




Mais si, puisqu’on vous le dit.

* en anglais dans le texte

Web : deux point zéro, la balle au centre.

Considérations concrètes sur la vie, l’amour, la météo et peut-être les vaches aussi.

Attention, perturbation en vue !

Au milieu de l’énorme glandouille qu’est ma vie depuis trois semaines, je m’en retourne découvrir au bureau quelques œuvres interlopes (ou pas) de Krzysztof Penderecki, György Ligeti et Leoš Janáček. Oui, c’est comme en rock, il y a aussi des indépendants en classique, et heureusement : on ne peut quand même pas passer sa vie à jouer la 5ème de Mozart ou la 40ème de Beethoven ! Bref, non seulement je vais au moins partiellement rater l’élection de Miss Truc, mais en plus je m’en retourne faire de la musique ! Le bonheur, des fois, c’est simple comme un coup d’archet.

En plus, voilà qui va m’obliger à sortir la tête de l’addiction au cyber-web. Car j’ai beau me maintenir à un taux d’alcoolémie de vraie vie plus que correct, cette saison cumulant anniversaire, fin d’année et autres catastrophes est un appel à synthèse. Et que dit-il, le bilan ? Que mes qualités intellectuelles et humaines hors du commun, mon physique de fée et ma modestie hallucinogène m’ont permis d’avoir plein de contacts  plus qu’agréables sur la toile, et surtout en vrai ces derniers temps. Mais que le constat est inévitable : C’est bientôt l’hiver. C’est bientôt l’hiver et j’ai froid aux mains et aux pieds. C’est lassant.

Et comme pour l’instant je refuse de porter des charentaises ou d’avoir un animal qui tient chaud (et par là j’entends un félin, ou éventuellement un ornithorynque), la conclusion est simple : soit je réinvestis dans un nouveau parc de chaussettes, soit un homme me trouve/je trouve un homme. Soit les deux, et à ceux qui pensent que c’est incompatible, je rétorque qu’il y a chaussettes et chaussettes…

Exhibition de la preuve par la charcuterie :

( je sais, je perds tout sens moral, mais primo, c’est pas la première fois. Et secundo, c’est juste au cas où cuisse et racolage seraient les mamelles du réchauffage… )