Le rouge dans le noir

Silence, on joue !

La maison Naïve nous aime, et ça c’est vraiment tant mieux parce qu’elle revient vers nous régulièrement pour nous mettre en boîte. Cette semaine donc, c’est le retour des séances d’enregistrement, et quand tu auras lu ce petit flashback tu comprendras aisément que je redoute comme la peste les sept séances qui nous attendent.

En vue de cette semaine je travaille mon zen et mon détachement depuis deux jours. Pour penser à autre chose j’ai même décidé de me faire des courbatures en faisant 90 secondes de gainage abdominal. Deux fois. Étant donné ma musculature intensément fondante je suis donc non seulement courbaturée, mais , j’ai été si choquée de cet effort intense qu’en titubant de fatigue j’ai réussi à m’assommer sous une porte de placard. Mission accomplie : j’ai maintenant une très jolie bosse bleue avec point d’impact écarlate qui me permet de souffrir d’autre chose que de pétage de durite pour au moins deux jours.

Des fois, ça a du bon d’être une gourdinde !

Sept Secrets sans mensonges

Il y a environ un siècle, L’azimutée me taguait d’une demande de révélation.

Sept secrets… tu veux dire sept choses que je n’ai pas encore déballées ici, où je raconte déjà ma vie en long en large et en travers ? Oye… Il m’aura fallu un bout pour réfléchir et farfouiller dans ma boîte valise, mais voilà donc ce que j’ai fini par en sortir.

Je suis un escargot.

J’ai l’esprit d’escalier et la répartie d’un mollusque ; le matin je suis un vrai boulet du chronomètre ; j’aime avoir du temps devant moi, et donc fatalement je suis plus ou moins toujours à la bourre. Et c’est pas nouveau, hein… en CM1 déjà, l’institutrice avait inscrit sur mon bulletin ces quelques mots restés fameux dans la légende familiale : “Calcul rapide : élève un peu lente”.

Je possède quelques bouses.

Par exemple, il y a quand même un gars à cause duquel j’ai acheté (et je dis bien acheté) le premier album de James Blunt. Heureusement, je l’ai bien rangé, donc je ne risque pas de marcher dedans.

Je suis légèrement extrême et extrêmement légère.

Entre deux périodes de surexcitation intense et d’agitation folle-furieuse, j’ai une telle capacité à procrastiner et un tel goût pour la contemplation du plafond  avec rêvasserie nuageuse pleine de vide (mon sport préféré) que je me rends compte que ne suis réellement efficace que quand l’échéance est sous mon nez. Et ça s’aggrave violemment avec le temps. Un jour on me retrouvera fossilisée dans ma flemme.

Je viens de réaliser un vieux rêve.

J’aime le rouge, beaucoup. Mais ce que je n’avais jamais eu, et dont auquel je fantasme dessus depuis… depuis ce livre que j’avais quand j’étais une crevette, c’est des chaussures rouges. J’ai reçu il y a peu des ballerines commandées ici et mes pieds sont au paradis rouge.

C’est pas de ma faute si j’aime boire.

Je suis née en Champagne et j’ai grandi en Bourgogne (un des drames de ma vie est de ne pas avoir de cave).

Il y a une partie de l’anatomie masculine qui peut vraiment me faire perdre la tête.

Non non, pas celle-là, bougre de goret(te). Je parle du nez. Et ne me demande pas pourquoi, ni quel genre ni quoi ni qu’est-ce, c’est complètement aléatoire. Un nez que je juge beau peut me faire complètement chavirer.

Je mange des insectes malgré moi.

Quand je marche dans la rue, souvent je décroche. Je ne vois personne, je me perds dans mes pensées, je me détends… à tel point que souvent je déambule la bouche entr’ouverte. Donc régulièrement j’avale des moucherons (encore avant-hier, tiens). Je suis une femme Barbara Gourde insectivore, quoi. Et je te jure c’est pas juste ridicule, mais surtout vraiment dégueulasse.

Si quelqu’un veut jouer avec moi, je le mettrai en lien ici. Et Gaël, le roi de la terrasse, ça le tenterait pas, des fois ?

Invalide

Et sinon, tu aurais pensé à vérifier la date de validité de ta carte d’identité avant de partir en vacances en France, toi ? Et ben moi non plus. C’est mon infarctus qui est content, la caisse du chauffeur du taxi qui m’a remmenée à l’arrache chercher mon passeport à la maison aussi.
Je suis enfin assise dans l’avion et ma compagne de glandouille cocktailisée fait probablement semblant de ne pas douter de son choix de partir avec moi…
(pourquoi vivre sans honte et se priver d’être gourde, c’est un tel bonheur !)

Smells like kirsch spirit

Vous êtes sans doute quelques uns à vous être posé la question, à vous demander ce qui m’arrive. À avoir constaté qu’un des tags phares de cette page n’a pas été utilisé depuis fort fort longtemps, si on considère mon taux de grande gourderie. Oui, voilà un bail que le chapitre  BGAEF (Barabara Gourde A Encore Frappé) est en rade. Était en rade, donc, jusqu’à ce qu’hier soir, après une journée de dur labeur en compagnie de mon ami Gustav Mahler, je me rappelle l’existence d’un certains bocal.

Et qu’à ce moment là me prenne l’envie de deux fruits en guise de dessert.

Le téléphone a la pomme est passé tout près (1,5 cm) de sa deuxième noyade (plus noble, celle-ci) en 5 mois, je m’avoue assez fière de mes réflexes sur ce coup là. J’ai aussi tenté de limiter les pertes au maximum.

Et nous voilà au cœur du problème.

En effet, j’étais déjà traumatisée depuis dimanche par une expérience que je me sens pas prête à renouveler de sitôt, car être soudain propulsée au beau milieu d’un car de Bree (Van De Kamp) lors d’une réunion Tupperware, crois-moi : ça achève de refouler aux antipodes la Desperate Housewife qui refuse de sommeiller en toi. Et je me retrouve depuis hier soir face à un genre de mythe de Sisyphe du récurage : après au moins 5 passages de serpillère high-tech (oui, j’ai ça parce que c’est censé être moins fatiguant), je continue à rester collée de la chaussette, gluée du pied nu, et schgniquée du chausson sur le lieu du crime. Alcool, alcool, pourquoi fallait il en plus que tu colles ?

Et avec tout ça, en plus, va falloir que je me dévoue pour avaler vite fait toutes les pauvres choses qui ne nagent plus dans leur précieux liquide…

À cet instant, tout ce que m’inspire le souvenir de cette belle odeur transformée en cauchemar gluant est donc un passage du kirsch au kitsch, une resucée nirvanesque par The Moog Cookbook (oui, souviens-toi).

Sur ce, j’y vais, j’ai soubrette.

Mise en abyme…

… ou la légende de la gourde de la gourde

Elle le savait très bien, elle, que tout comme Gizmo le Mogwaï, l’ailphone ne devait pas entrer en contact avec de l’eau, sous peine de présenter de graves troubles de la personnalité (émission ou absence de sons étranges, visage pâle voire inexistant). C’est alors que la fourbe gourde qui fermait mal décida de faire fi de ces sages recommandations. Et la prédiction se réalisa, et la malédiction s’abattit sur l’univers (rire sardonique).

À suivre aussi… Et c’est pas pour dire, mais je sens qu’il est temps que je me rapatrie, là.

Gravitude universelle

“Tout corps glissant bêtement sur un liquide subit un envol puis un écrasement au sol proportionnel à la lourdeur de la salade de pâtes préparée par le cuistot du gīte croate. La fricassée de rognons devient alors supérieure ou égale à la tangente de la lombaire multipliée par le rumsteck servi bleu.”

À suivre…