Éruption symphonique

En ce moment, je ne fais pas que scruter avec acharnement mon frigo en espérant y trouver mon sac à main, ou exploser niaisement des flacons en verre tout neufs emplis d’un liquide coûtant environ 7596.875 € le litre. J’ai quand même cherché et trouvé le temps de me pencher sur un cas assez particulier : celui des islandais de Hjaltalin, et ça se passe par là, chez Interlignage.

Pour un tout petit aperçu du genre, c’est en dessous, mais ça n’est qu’une seule des multiples et étonnantes facettes de la boule disco !


Special K

Face à une recrudescence aigüe d’actes de gourderie dans mes murs, je ne suis pas en mesure d’émerger ce matin.

On ne peut pas dormir et ramasser du verre cassé pieds nus à 1h30 du matin à la fois… donc je vais jouer la musique des autres sans même la présenter. En plus, mes souvenirs de Kula Shaker, et spécialement l’album “K” que la jeune moi écouta beaucoup naguère ( oui, 1996, ça commence à être naguère, voire jadis ), c’est probablement Interlignage qui en parle le mieux.

Ma flemme et moi, on vous colle donc deux vidéos, dont la nouveauté toute fraîche du jour.


Le manège enchanté

Pour cette magnifique production de La Flûte Enchantée de Mozart, on nous a carrément envoyés dans le décor.

Et alors ? Et bien, il se trouve que le décor c’est cette chose qui tient un peu de l’armature de la perruque de Marie-Antoinette croisée avec la maquette de l’ADN d’un diplodocus, tout en ayant quasiment l’allure et la signification mystique de la Tour de Babel. Non, je me moque, mais en vérité, j’adore !

Si je dévoile qu’en plus, dans tout ça on voit évoluer un dragon asiatisant, des acrobates sauvages, un gars à skis, des pitchounets sur des vélos, des choristes mâles qui brodent, le tout servi par des voix magnifiques, on comprendra que je soye tombée en amour de ce spectacle. Il mériterait carrément qu’on vienne de loin pour lui, tellement je trouve sa conception réussie. Même la musique de Mozart se retrouve rendue encore plus magique, merveilleuse, vivante et pétillante qu’elle ne l’est déjà par cette mise en scène mouvante.

Car oui, j’ai omis un détail important : la tour tourne, l’anneau qui la ceint aussi, pas toujours en même temps d’ailleurs… et hélas, nous avec. Eh oui, il fallait bien un hic ou plutôt un blurgh : je trouve vraiment fabuleux qu’en plus de tout ça, un maximum de spectateurs de notre hexagonale Halle Aux Grains puisse avoir le plaisir d’avoir à un moment le plateau en face. Sauf que, la sensibilité de mon oreille de dedans étant ce qu’elle est ( je suis toujours capable d’être malade en voiture en ville, même si c’est moi qui conduis… ), cette rotation m’effraie un peu. Au bout de dix minutes de la première “scène et orchestre”, mon visage a dû atteindre une couleur proche de celle de l’endive anémiée et avariée. Il nous reste seulement deux filages et six spectacles à assurer. Donc non non, je ne suis pas inquiète du tout : quand on aime à ce point, on ne compte pas. Encore moins les boîtes de cocculine.

Tournicoti, tournicota !

Pin-pon

À part une touche d’humour clinquant et régressif, je ne vois pas ce qui pourrait sauver l’honneur de mon peton gauche…

Paris a frappé, le verdict est sans appel : magnifique fracture ouverte de l’ampoule géante sur le gros orteil. Mon super héros du jour sera donc Ampelmann, parce qu’il est hors de question que les pieds et moi rations cette première journée ensoleillée : ils crient pour que je les exhibe. Et puis, depuis le temps que je n’avais pas commis de gourderie (oui, quand on a deux sous de jugeotte, on ne prévoit pas une journée de marche dans la capitale chaussée de nouveautés), ça se fête. Allez, je passe au vert !

Scoop

On dirait que c’était une édition spéciale d’Ici Dimanche ou de France Paris avec plein de morceaux d’infos inédites à deux brouzoufs dedans.

Il y a quelques jours, la fille m’a frappé d’un tag en plein blog :

Le jeu, c’est de déballer du scoop,  de l’ignoré du lecteur, et sept fois en plus.



© Pour commencer, je sais que certains seront déçus, mais donc : non, je ne suis pas Scarlett Johansson. Je suis juste bien mieux et ma merveillance n’a pas d’égal. En plus, franchement, ce sourire benêt c’est pas possible. Scoop n°1 : il m’arrive de trichouiller, mais jamais pour les choses vraiment importantes.

© J’ai fait de la danse classique, d’abord de 8 à 10 ans, puis de 18 à 23 ans. Ça m’a permis, entre deux courbatures, de mieux comprendre une des raisons de mes multiples gourderies. Car non seulement, j’ai du mal à évaluer les dimensions du véhicule, ( aka mon corps de rêve ), mais surtout surtout surtout… j’ai un sens de l’équilibre déplorable. Tomber de ses pieds, c’est ridicule, mais tomber de ses pointes, ça fait beaucoup plus mal. → Scoop n°2 : il existe des photos d’un gala à thématique “Mille et une nuits” sur lesquelles je brandis triomphalement un serpent en peluche le nombril à l’air. Ne fantasmez pas, elles sont cachées dans un hangar sécurisé, juste à côté de l’Arche d’Alliance.

© Je suis craquante. Croustillante, aussi, mais craquante. Du genou essentiellement, et quasiment à chaque flexion. → Scoop n°3 : les mâles sont des êtres facilement impressionnables, j’en ai déjà vu un au bord de l’évanouissement à cause de ce crac-crac là.

© J’ai déjà eu le mal de mer sur un pédalo, et violemment en plus. Ma seule consolation, c’est qu’on était deux. → Scoop n°4 : blurgh.

© Il parait que j’ai ce qu’on appelle l’oreille absolue, comme la vodka du même nom. Je suis donc un monstre de foire. → Scoop n°5 : je viens de réaliser qu’en théorie je devrais être capable de jouer juste tout le temps. Maintenant je pleure.

© J’ai une mémoire musicale terrible, je suis un quiz ambulant, mais hélas sans aucun bouton de sélection du type “grosses daubes s’abstenir”. → Scoop n°6 : je peux te chanter le générique de “Creamy, merveilleuse Creamy” comme si je l’avais entendu hier. Maintenant, c’est toi qui pleures.

© J’ai été catholique et cleptomane au même moment de ma vie, et je trouve ça très drôle. Scoop n°7 : je brûlerai en enfer et c’est tant mieux, voilà au moins un endroit où je suis sûre de trouver à boire. Pour fêter ça, une non vidéo adéquate , et donc non aquatique :

LCD Soundsystem, Drunk Girls.


Je suis curieuse de savoir si Madame Kevin accepterait de jouer avec moi …

Fairy Fail

Ambassadeurs du glamour toujours, bonjour.

Hier, j’aurais dû m’en douter, une journée active qui démarrait de manière aussi gluante ne pouvait finir que de façon baveuse. Et ça n’a pas raté. Il est, je dois avouer, relativement peu agréable de s’apercevoir qu’on a perturbé une procession de chenilles au bruit qu’elles font sous ses semelles. On est assez proche du cri de la vade-retro limace, mais en plus croustillant. Yummi !

Mais, le soir venu, c’est pire si, rendue sourde par la musique live de ton pub préféré, tu essayes contre vents et marées de converser. Car c’est là qu’il peut vite voler : le crachouillis de la honte, le postillon, celui qui arrive droit sur les lunettes de ton interlocuteur médusé, puis hilare. Ta confusion atteint en un éclair son Himalaya, et tu as beau essayer de te consoler en pensant que c’est karmique, et que tu as été une dame cobra cracheur dans une autre vie, ta dignité en prend un coup. So british

Offrez-moi d’urgence un stage de bienséance, le chapeau de la reine, une ablation des glandes salivaires ou des potes imperméables, merci.

Outside Royalty