Le baromètre de la niaiserie est formel : ça sent la fin de saison et la fatigue de fond. Ça sent aussi la dernière ligne droite en forme de grande tournée intercommunale interdépartementale du coin. Et puis j’ai mal dormi, hier soir pendant la répétition j’avais faim, faut que j’aille chez le coiffeur et le chat a vomi sur ma copie.
Je dis tout ça parce que je sens bien qu’il me faut des excuses piteuses et lamentables au raccourci que je m’apprête à faire, au sacrilège (à chacun d’en déterminer la victime selon ses goûts) que je suis sur le point de commettre.
On est bien d’accord qu’il ne s’agit pas d’une affaire de style, car même dans le final de sa 3ème Symphonie (qui est bien plus fou-fou que la magnifique Marche Funèbre de l’Adagio), on ne saurait qualifier Ludwig de sulfureux. Badin, éventuellement, allez (c’est les soldes, derniers jours et promotions sur des tas d’adjectifs sympas).
Mais on n’y peut rien, c’est comme ça, ça n’est qu’un constat : entre Ludwig Van et Madonna, il n’y a qu’une lettre.
Et ne vas pas dire que je suis vraiment très nulle au Scrabble (de toute façon c’est vrai et je m’en fous car je joue pour jouer, moi, madame) parce que tu ne vois pas le rapport. C’est pourtant évident (surtout pour ceux qui lisent de travers, suivez mon regard louche) : il n’y a qu’un T entre la 3ème symphonie, dite Eroica de Beethoven, et un tube qui figurait en 1992 sur un album (qui ne me fascine pas trop) de Madame Ciccone.
Après cette intervention minute totalement capillotractée et dispensable, je retourne essayer de me réveiller. Pardon, hein, et bonne journée quand même.





Foirer mes grasses matinées de lendemain d’opéra en me réveillant de manière inexplicable toujours aux mêmes heures (07:49 et 08:04) depuis plusieurs jours m’a amenée à une conclusion logique : le destin me parle, je vois des symboles partout, j’en suis maintenant persuadée, il ne s’agit pas d’une simple obsession numéraire qui pourrit mon sommeil.









