Rhume Express

Il ne faut jamais vendre la peau de l’œuf avant de l’avoir roulé dans la mousse.

Il y a quelques jours, je me vantais stupidement d’avoir réussi à assassiner mon rhume dans sa coquille. C’était sans compter sans la loi quasi universelle qui veut que des bonnes vacances sont des vacances malades. Mais fichtre bougre, on m’expliquera comment cette saloperie de phoque de microbe a réussi a me (re)contaminer alors que je n’ai pas mis le museau dehors hier ! (ben oui, forcément, vu que j’avais un violent besoin de jouer les femmes des cavernes dolentes et lascives pour fêter mes vacances).

Alors malade pas beaucoup beaucoup, hein, j’ai juste le mal de gorge qui fait déglutir intensément toute la nuit (du coup, j’ai eu la sensation de produire autant de salive qu’une limace, j’ai failli en faire un malaise). Suis surtout assez incontinente du nez pour le voir rougir de minute en bidute. En bref, me voilà assez perturbée vocalement et mouchoirement pour en arriver à m’identifier à un barrissement d’éléphant permanent ce magnifique solo de trombone trouvé dans la bande-son de Maudite Aphrodite de Woody Allen, quoi… Allez, cette belle version de I Found A New Baby par Wilbur De Paris est mon cadeau énergétique aux travailleurs du jour.

Happy lundi ! Moi, je retourne me moucher…

Ver pomme

À chacun son Everest.

Pour moi, qui suis limaçophobe (et assimilés invertébrés) au dernier degré, la montagne peut souvent être un asticot (je ne saurai jamais si je n’aime pas la salade parce que, peut être potentiellement éventuellement sait on jamais, on pourrait trouver des bêtes dedans, ou si c’est tout simplement parce que je ne suis pas une lapine). Mais que ne ferait-on pas pour se délecter d’une tatin faite avec des délicieuses reinettes de jardin… non traitées ? Si je te dis que j’ai du serrer les mâchoires pour ne pas hurler, et visser mes pieds devant le plan de travail pour ne pas fuir ventre à terre (car c’est bien connu, ça court vite ces petites bêtes-là), tu auras du mal à me croire. Et pourtant tu devrais.

Mais non, rien de rien, je ne regrette rien car le résultat en valait la peine et la crampe des mandibules. (Ceci étant dit, hier, pour la dernière de Tosca et son traditionnel goûter-goinfrage de la pause, j’ai opté pour la confection d’une sucrerie contenant des poires au sirop, le masochisme c’est bien mais à petites doses).

Et comme je me suis aussi battue deux jours pour réussir à installer l’iOS5 sur mon ailFaune, et que j’ai même été jusqu’à devoir ouvrir des porcs, euh, des ports, et désactiver mon pare-cheminée pour y arriver, je me dis que si ma machine principale a chopé des vers à cause de la marque en forme de fruit, ça sera bien la preuve que mon monde du moment est victime d’une conspiration ourdie par les pommes.

Le pire/mieux c’est qu’à chaque fois que je vois une pomme qui s’en va rejoindre ses ancêtres les pépins, je repense aux délicieuses (mmh) décompositions en time-lapse dans Zoo de Peter Greenaway. Attention, violonerie originale crispante by Michael Nyman inside.

Molle comme un usque

Et flemme comme une arde. Pourtant j’ai dormi dix heures, je suis guillerette et quand le plombier a sonné ce matin deux heures plus tôt que ce que j’avais noté sur mon planning (à 9h00) (je deviens sourde), je n’ai même pas pu rejouer ce qui aurait ressemblé au début d’un film porno : j’étais prête et habillée. Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Suis je bête… le lundi, c’est mon dimanche. Et le lundi, je suis inefficace, c’est tout. Je crois juste que j’ai repris le rythme !

Un peu de bizarre visuel pour réveiller tout ça ?Ganglians : Jungle

Tortue Ninja

Quand on évolue chaque matin à un tempo de contrebassiste (ça va m’attirer des problèmes) limace (ça va m’attirer des phobies) tortue, quand tous les jours on est à la bourre, voilà bien le genre de vidéo qu’on transformerait volontiers en Fable de La Meupaite. Sur ce j’y vais : je pars dans 10 minutes et je suis encore en pyjama…

Fire_ants02

WTF comme fourmi

Je les ai trouvées en rentrant hier soir, elles gambadaient allègrement sur le plan de travail de la cuisine et je suis sûre qu’en plus elles ne s’étaient pas essuyées les pattes avant d’entrer, ces cochonnes de fourmis. J’ai donc fait ma tronche d’Exterminator, et j’ai empoigné l’insecticide chimique pour en mettre une dose par terre, sur le point d’accès supposé. N’étant pas fan de la tarte au Catch, j’ai refusé de faire la même chose là où je cuisine donc j’ai vinaigré tant et plus… mais la fourmi n’est pas une fille facile, voire une véritable saloperie. Et ce matin, cette pourriture, elle était revenue avec toutes ses copines.

C’est là qu’une de mes collègues et néanmoins amies, assez hilare, m’a dit qu’on racontait qu’il peut suffire de leur parler pour qu’elles s’en aillent. Pas un discours sur l’état de l’union ou une lecture de la Critique de la raison pure, non. Il parait qu’il faut juste leur demander avec des phrases convaincues d’adulte d’aller voir ailleurs si par hasard on y serait pas. [NDLR : vivre seule, ce n'est pas seulement pouvoir se promener en tenue d’Ève-lève-toi, avoir le droit de manger comme une gorette, ou de s'habiller comme un sac à la maison, c'est aussi avoir l'occasion de tenter des expériences complètement ridicules.] Bon, rien à perdre, donc me voilà transformée en femme qui murmure à l’oreille des fourmis (j’ai eu du mal à garder mon sérieux).

Et tu sais pas la meilleure ? Elles sont parties.

Une question subsiste : si ça se confirme, dois-je envisager le même cirque avec les limaces du jardin du voisin ?

Heureux évènement

Bon, c’est sûr, il a fallu que je me fasse à l’idée, parce que c’est un sacré changement. Pas juste le fait qu’on est maintenant deux bouches à nourrir, mais c’est l’idée d’avoir un petit être vivant en moi qui me chamboule, et qui perturbe mes habitudes alimentaires. J’en profite donc pour passer un appel, à vous fidèles lecteurs, toujours prêts à m’aider : je lui cherche un prénom, au pitchou.

Ben oui, vu les fringales hivernales que je me paye, je suis maintenant convaincue que j’héberge un ver solitaire. Donc tant qu’à cohabiter avec, autant le baptiser, non ? Donc à vos suggestions, et oubliez Albert le ver, c’est plus ou moins déjà pris.

Sur ce, il se passe des trucs bien à Paris en ce moment ? Parce que nous nous apprêtons (on s’apprête beaucoup, car l’avion est tout à l’heure en fait) à y effectuer un genre de tournée immobile – on appelle ça une résidence – pendant dix jours. Un vrai cauchemar : dix jours dans un petit nid à Montmartre, à remettre sur pieds et jouer un opéra drôle, beau et bien mis en scène dans lequel on se régale. Oui je sais, parfois, mon métier est pénible…

Happy mood et côte de bœuf ? Bar-B-Q made in Stax it is !!