Sonic (la daube cachée du dimanche)

Je crois que j’ai besoin d’un peu de mignonnerie pour éclaircir ma météo personnelle.

Je mords facilement, je sens bien que le chocolat ne suffit plus, bref, la situation est grave. La preuve : hier soir j’ai appelé les flics pour faire taire une bande de jeunes (un samedi, quelle honte… je crois que je vieillis grandis et ça va pas s’arranger avec le temps, cette histoire). Bon, après, organiser le coin pour 15 fumeurs bourrés et braillards sur un balcon de 2 m² situé pile en face de mes fenêtres n’était pas très futé ; une tigresse convalescente en manque de repos et de sommeil, des fois ça griffe pire que Tatie Danielle.

Heureusement, venu d’on ne sait où tel un super héros du mignon, il y a un nouveau pensionnaire dans la cour, le genre qui te fait explorer ton catalogue de voyelles sur tous les tons, du ooooh attendri au iiiiiiiih  surexcité. Ouais, je sais, ça n’est qu’un hérisson, mais tu vois, en général je les vois plutôt écrasés au bord des routes que descendant mes escaliers. Pour des raisons d’esthétique sonore et de rime, j’ai décidé de le baptiser Gaston (sans aller vérifier son sexe) et de tenter de m’en occuper un peu, histoire qu’il se sente bien et qu’il bouffe nos saloperies de limaces dans la joie et l’allégresse.

Non, je n’écouterai pas la voix dans le téléphone qui m’a dit "il parait qu’ils adorent le lait" parce qu’au même moment Saint Wiki s’est interposé. À ton avis, est-ce que les hérissons achèteraient Wiskas ? Comme quoi, du hérisson au chaton…

Oui parce que quand même on est le jour de la daube.

La vidéo daubesque du jour est à mille lieues d’être chou, le mec fait peur, sa déco aussi,  il est rythmiquement pas synchronisé avec le titre de Joy Division et en plus, sacrilège, il tape sur des chats. Mais j’avoue (la dose de mignon est peut être encore un peu faible), le coup du cat spanking, moi, ça me rend hilare…

Rhume Express

Il ne faut jamais vendre la peau de l’œuf avant de l’avoir roulé dans la mousse.

Il y a quelques jours, je me vantais stupidement d’avoir réussi à assassiner mon rhume dans sa coquille. C’était sans compter sans la loi quasi universelle qui veut que des bonnes vacances sont des vacances malades. Mais fichtre bougre, on m’expliquera comment cette saloperie de phoque de microbe a réussi a me (re)contaminer alors que je n’ai pas mis le museau dehors hier ! (ben oui, forcément, vu que j’avais un violent besoin de jouer les femmes des cavernes dolentes et lascives pour fêter mes vacances).

Alors malade pas beaucoup beaucoup, hein, j’ai juste le mal de gorge qui fait déglutir intensément toute la nuit (du coup, j’ai eu la sensation de produire autant de salive qu’une limace, j’ai failli en faire un malaise). Suis surtout assez incontinente du nez pour le voir rougir de minute en bidute. En bref, me voilà assez perturbée vocalement et mouchoirement pour en arriver à m’identifier à un barrissement d’éléphant permanent ce magnifique solo de trombone trouvé dans la bande-son de Maudite Aphrodite de Woody Allen, quoi… Allez, cette belle version de I Found A New Baby par Wilbur De Paris est mon cadeau énergétique aux travailleurs du jour.

Happy lundi ! Moi, je retourne me moucher…

Ver pomme

À chacun son Everest.

Pour moi, qui suis limaçophobe (et assimilés invertébrés) au dernier degré, la montagne peut souvent être un asticot (je ne saurai jamais si je n’aime pas la salade parce que, peut être potentiellement éventuellement sait on jamais, on pourrait trouver des bêtes dedans, ou si c’est tout simplement parce que je ne suis pas une lapine). Mais que ne ferait-on pas pour se délecter d’une tatin faite avec des délicieuses reinettes de jardin… non traitées ? Si je te dis que j’ai du serrer les mâchoires pour ne pas hurler, et visser mes pieds devant le plan de travail pour ne pas fuir ventre à terre (car c’est bien connu, ça court vite ces petites bêtes-là), tu auras du mal à me croire. Et pourtant tu devrais.

Mais non, rien de rien, je ne regrette rien car le résultat en valait la peine et la crampe des mandibules. (Ceci étant dit, hier, pour la dernière de Tosca et son traditionnel goûter-goinfrage de la pause, j’ai opté pour la confection d’une sucrerie contenant des poires au sirop, le masochisme c’est bien mais à petites doses).

Et comme je me suis aussi battue deux jours pour réussir à installer l’iOS5 sur mon ailFaune, et que j’ai même été jusqu’à devoir ouvrir des porcs, euh, des ports, et désactiver mon pare-cheminée pour y arriver, je me dis que si ma machine principale a chopé des vers à cause de la marque en forme de fruit, ça sera bien la preuve que mon monde du moment est victime d’une conspiration ourdie par les pommes.

Le pire/mieux c’est qu’à chaque fois que je vois une pomme qui s’en va rejoindre ses ancêtres les pépins, je repense aux délicieuses (mmh) décompositions en time-lapse dans Zoo de Peter Greenaway. Attention, violonerie originale crispante by Michael Nyman inside.

Molle comme un usque

Et flemme comme une arde. Pourtant j’ai dormi dix heures, je suis guillerette et quand le plombier a sonné ce matin deux heures plus tôt que ce que j’avais noté sur mon planning (à 9h00) (je deviens sourde), je n’ai même pas pu rejouer ce qui aurait ressemblé au début d’un film porno : j’étais prête et habillée. Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Suis je bête… le lundi, c’est mon dimanche. Et le lundi, je suis inefficace, c’est tout. Je crois juste que j’ai repris le rythme !

Un peu de bizarre visuel pour réveiller tout ça ?Ganglians : Jungle

Tortue Ninja

Quand on évolue chaque matin à un tempo de contrebassiste (ça va m’attirer des problèmes) limace (ça va m’attirer des phobies) tortue, quand tous les jours on est à la bourre, voilà bien le genre de vidéo qu’on transformerait volontiers en Fable de La Meupaite. Sur ce j’y vais : je pars dans 10 minutes et je suis encore en pyjama…