Tortue Ninja

Quand on évolue chaque matin à un tempo de contrebassiste (ça va m’attirer des problèmes) limace (ça va m’attirer des phobies) tortue, quand tous les jours on est à la bourre, voilà bien le genre de vidéo qu’on transformerait volontiers en Fable de La Meupaite. Sur ce j’y vais : je pars dans 10 minutes et je suis encore en pyjama…

WTF comme fourmi

Je les ai trouvées en rentrant hier soir, elles gambadaient allègrement sur le plan de travail de la cuisine et je suis sûre qu’en plus elles ne s’étaient pas essuyées les pattes avant d’entrer, ces cochonnes de fourmis. J’ai donc fait ma tronche d’Exterminator, et j’ai empoigné l’insecticide chimique pour en mettre une dose par terre, sur le point d’accès supposé. N’étant pas fan de la tarte au Catch, j’ai refusé de faire la même chose là où je cuisine donc j’ai vinaigré tant et plus… mais la fourmi n’est pas une fille facile, voire une véritable saloperie. Et ce matin, cette pourriture, elle était revenue avec toutes ses copines.

C’est là qu’une de mes collègues et néanmoins amies, assez hilare, m’a dit qu’on racontait qu’il peut suffire de leur parler pour qu’elles s’en aillent. Pas un discours sur l’état de l’union ou une lecture de la Critique de la raison pure, non. Il parait qu’il faut juste leur demander avec des phrases convaincues d’adulte d’aller voir ailleurs si par hasard on y serait pas. [NDLR : vivre seule, ce n'est pas seulement pouvoir se promener en tenue d’Ève-lève-toi, avoir le droit de manger comme une gorette, ou de s'habiller comme un sac à la maison, c'est aussi avoir l'occasion de tenter des expériences complètement ridicules.] Bon, rien à perdre, donc me voilà transformée en femme qui murmure à l’oreille des fourmis (j’ai eu du mal à garder mon sérieux).

Et tu sais pas la meilleure ? Elles sont parties.

Une question subsiste : si ça se confirme, dois-je envisager le même cirque avec les limaces du jardin du voisin ?

Heureux évènement

Bon, c’est sûr, il a fallu que je me fasse à l’idée, parce que c’est un sacré changement. Pas juste le fait qu’on est maintenant deux bouches à nourrir, mais c’est l’idée d’avoir un petit être vivant en moi qui me chamboule, et qui perturbe mes habitudes alimentaires. J’en profite donc pour passer un appel, à vous fidèles lecteurs, toujours prêts à m’aider : je lui cherche un prénom, au pitchou.

Ben oui, vu les fringales hivernales que je me paye, je suis maintenant convaincue que j’héberge un ver solitaire. Donc tant qu’à cohabiter avec, autant le baptiser, non ? Donc à vos suggestions, et oubliez Albert le ver, c’est plus ou moins déjà pris.

Sur ce, il se passe des trucs bien à Paris en ce moment ? Parce que nous nous apprêtons (on s’apprête beaucoup, car l’avion est tout à l’heure en fait) à y effectuer un genre de tournée immobile – on appelle ça une résidence – pendant dix jours. Un vrai cauchemar : dix jours dans un petit nid à Montmartre, à remettre sur pieds et jouer un opéra drôle, beau et bien mis en scène dans lequel on se régale. Oui je sais, parfois, mon métier est pénible…

Happy mood et côte de bœuf ? Bar-B-Q made in Stax it is !!

Gastéropodophobia

Je hais les limaces.

Non non, les dimanches ça va, merci, juste les limaces.  À tel point que je pense qu’il me faut absolument ce bouquin.

Sauf que je serais bien incapable de passer à l’action : leur seule vue me terrorise d’angoisse et de dégoût. Comme ça tombe bien, avec le redoux elles batifolent dans ma cour comme des bébés chats, ces abominations ! (pouirk)

Bref, pourquoi cette phobie gluante revient-elle sur le gazon ? Parce qu’hier nuit avancée, en raccompagnant mes invités jusqu’à la susdite cour, et en les avertissant de la présence potentielle des féroces fauves sous leurs petons, j’ai appris l’existence d’un film d’horreur immonde : Pieds nus sur les limaces. Quel est le cerveau malade sous son scalp qui a pu imaginer un machin pareil, à te faire hurler à la lune pendant 15 jours et 14 nuits, je te le demande ? Ceci dit, voilà qui a sans aucun doute occasionné une des 1563 meilleurs niaiseries de la soirée avec cette grande réplique qu’on m’a adressée :

C’est bon, tu peux quand même aller le voir, ce film : les limaces, c’est pas des vraies, ce sont des actrices.

C’est pas très sympa pour Diane Kruger et Ludivine Sagnier…

Rien qu’une larve à tes yeux *

* je ne dis pas "moule", Nicolas dirait encore que je suis vilaine

Je peux dégainer mon drapeau victorieux et l’installer sans honte aucune tout là-haut : cette semaine, je pense avoir atteint l’Himalaya de l’improductivité. J’ai des tas de trucs, de machins et de paperasses à faire, ranger, régler, ça m’effraye mais je ne bouge pas l’ombre d’un petit doigt. Enfin si, juste ce qu’il faut pour que personne ne me fasse de reproches. Je me sens autant de neurones en activité que la limace que j’ai perturbée l’autre nuit en rentrant (bon, là, j’ai quand même fait l’effort de crier en la voyant, faut pas exagérer). Mon activité physique a atteint le presque néant et je prends un plaisir fou à lézarder dans les derniers rayons du soleil de l’année. Ah si, j’ai recommencé à m’étirer dans tous les sens et mon corps retrouve sa souplesse avec délectation, mais je fais ces choses épuisantes à l’horizontale, sinon ça fatigue. Je souris souvent car j’ai aussi entamé une contre-attaque musicothérapique pop totalement béatifiante avec Belle & Sebastian. Tournez manèges, valsez grenouilles !

Le quotidien, lui, me passe à peu près à mille lieues au dessus de la tête, ce qui fait très très haut parce que je me promène dans la stratosphère. D’ailleurs, je viens me planter 3 fois par jour devant le frigo avec une telle flemme de me nourrir que je serais quasiment prête à me prostituer pour qu’on s’en occupe pour moi. Ceci dit, je ne cracherais pas sur quelques caresses non plus.

En fait je pense sérieusement que je suis en train de me transformer en chat…

Poème de l’amitié pour enchaîner les méchants poneys professionnels.

Si je me souviens bien, la chaîne de l’amitié des blogueurs professionnels a commencé un beau jour de septembre 2010 chez Artypop, rejoint dans son combat par La fille. L’accusé rétorqua, Mlle Cassis surenchérit et M’dame Jo broda aussi sur le même thème. Voici mon poème à moi , qui peut éventuellement se fredonner sur l’air de l’Adagietto de la 5ème de Mahler, ou sur Le papa pingouin, au choix.

Poème pour son poney qui est méchant

Souffler dans un poney c’est très niais,
Parce que ça ne lui fait même pas mal.
Lui rôtir les sabots c’est idiot,
Il serait tellement mieux sur un pal !

J’ai alors songé à le pendre par une patte,
À le soulever avec un treuil.
Mais je l’ai d’abord rempli de blattes,
Et fait croquer par un écureuil.

Tirons la corde, oh hisse, oh hisse !!
Poney, bougre d’espèce de cheval nain,
Ça t’apprendra à être vilain,
Fallait pas manger toute mes saucisses.

Fait à Toulouse en l’an de graisse de canard MMX

Pourquoi voulais-je participer ? Moi aussi, je voulais éventuellement reprendre à mon compte quelques poneys égarés dans les requêtes Google, soyons vaguement opportunistes. Mais surtout, il était absolument hors de question que je laisse Artypop me piquer mes limaces !

Limace mon amie, limace ma vilaine phobie, dans mes bras ma chérie. Non mais.