La Promenade : voyage en Gourmandie

J’avoue qu’en allant manger à La promenade l’autre soir, j’avais carrément le trac. Non pas parce que c’était moi qui avais suggéré le restau à la Morue et à son Cabillaud, mais le trac parce que j’allais enfin découvrir ce que concoctait, seul dans sa cuisine à lui, et sans bride à son inspiration, un chef qui à une époque pas si lointaine faisait encore ses classes. Et aussi parce que j’avais très envie que mes papilles me confirment enfin ce que je soupçonne depuis un bail, à savoir que cet homme-là nage dans ses créations culinaires comme un poisson dans le beurre blanc l’eau. Oui, j’avais la pétoche comme quand on veut très fort que quelqu’un qu’on connait nous épate, parce qu’on a une énorme envie de pouvoir s’enthousiasmer sans retenue sur ses œuvres.

Eh bien j’ai été servie, et bien au-delà en fait. Alors je n’ai pas mitraillé toutes mes assiettes, et c’est pas juste parce qu’après l’entrée la lumière m’était défavorable (ah, le plaisir de cette terrasse d’un calme magique à l’heure où rougit le ciel !) et que je sais que ça commence à agacer les chefs. Non, j’étais tout simplement partie au pays du ravissement gustatif et visuel; et à ce moment précis j’avoue qu’à part partager avec mes amis mon enthousiasme sur la qualité des produits de base, l’équilibre des saveurs, la subtilité des mélanges et des textures, la beauté du cadre et l’intensité du plaisir ressenti, ben, la photo, le web… Je nageais en plein égoïsme sensoriel, tout simplement.

Alors si, je vous présente la mise en bouche (une sorbet aux piquillos et une chantilly d’huile d’olive avec une tomate confite, si mes souvenirs sont bons) parce que je suis pas chienne.

Mais je garderai pour moi le souvenir de mes "sur un biscuit parmesan, sardines marinées, citron confit et yaourt basilic" et de mon "dos de merlu, réduction d’orange et crème de pois chiches". Et je te ferai baver en te disant qu’on a eu du rabe de dessert mais juste parce que c’était nous, n’essaye pas (mais comment résister à cet abricot confit au romarin et son émulsion au safran sur un sablé breton, hein ?).

En revanche je partage ma cerise sur cette énorme gâteau, inattendue, savoureuse, le genre comme chez soi mais en bien meilleur : la tisane. Tu as déjà bu une verveine citronnée fraîchement cueillie dont le parfum te prend les narines de plaisir au restaurant, toi ? Moi non plus, c’était une première.

J’en rajoute sur l’accueil très chaleureux et la décoration de bon goût, très classe mais sans prétention, ou ça suffit, tout le monde bave d’envie ? Je rend tout le monde jaloux en disant que je suis tellement fière et fan du patron et de l’endroit que j’y retourne demain midi ? Bon, d’accord, si tu insistes.

La promenade
2, Promenade Jean Jaurès
31590 Verfeil

Ouvert du mardi au dimanche midi à partir de 12h00
et du jeudi au samedi soir à partir de 20h00
05 34 27 85 42

D’ombrie et de fureur douce

Chérie, fait chauffer la marmite, j’ai ramené un mammifère non identifié pour le dîner !

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Les aléas de ces congés payés-payés à quoi ressemblent parfois nos virées concert, c’est que la qualité du tourisme n’est pas toujours celle qu’on espèrerait, c’est du souci ! Par exemple, quand je revois cette capture de petit coin tranquille avec ces arcs biscornus et son mélange stylistique si délicieux, je regrette vraiment que notre seul temps libre à Pérouse se soit déroulé un samedi en fin d’après-midi en plein festival de Jazz en plein air. Difficile de se frayer un chemin dans le si joli petit centre ville, ça aura donc été plus ça :

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Que ça :

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Mais après avoir râlé un brin, je dois passer aux aveux : j’ai commencé, en bonne cochonne truffière, une petit cure de ce champignon typique de la région, me suis régalée de glace et d’une des meilleures panna cotta de ma vie, ai ri sottement en bonne compagnie toute la soirée, et ai profité des premiers moments de fraîcheur de la nuit en sirotant du limoncello…
Je trouve juste dommage de devoir aller justifier mon salaire aujourd’hui, c’est un peu gênant ces concerts au milieu des vacances, des fois.

Le Maurice du jour

Parce que j’ai beaucoup aimé ma semaine, même si c’était pas gagné d’avance, et que pourtant ça n’est pas qu’une affaire de calories (et pourtant il y en a eu de nombreuses, de  belles et de bonnes).

Car oui, je dois bien avouer qu’avec Tambour Major, au Nez Rouge, on a bien hésité entre le cru et le tentacule.

Même si c’est en faisant la très agréable connaissance de Br’1 que j’ai pris une fois de plus le maki et le thé vert chez Motchiya.

Même si je n’ai aucune preuve visuelle des simples délices partagés avec Armalite avec l’accent italien au café du même nom, à part mon soleil interne en pleine forme (et une jolie robe de danseuse dans mon placard dans laquelle donc il parait que je suis carrément bonne mais chut). Et que vu comme ça on dirait que je ne pense qu’à bouffer alors que c’est très injuste, vu qu’il m’arrive de boire aussi.

Même si (rien à voir) j’ai encore succombé à la fatale attraction de la Nezumi en peluche chez Ikéa pour me consoler du temps infini que demande la prétendue simplicité de leur pourriture de phoque de logiciel de conception de cuisines. Et que j’avais dit que je devais arrêter les mignonneries mais que je n’y arrive pas.

Parce que oui, aujourd’hui il fait bien moche dehors, mais plutôt beau dedans. Et parce que quand c’est beau, c’est toujours un peu mon Maurice d’amour que ça appelle. La déferlante de hautbois qui m’est venue dès mon réveil ce matin est fraîche et douce, moderne et archaïque, elle scintille, brille… elle a pour moi l’énergie et la lumière de la bonne humeur.

Le Prélude du Tombeau de Couperin de Ravel.


Sur ce je vais aller ouvrir mon frigo parce que je me suis donné faim toute seule.

Tout un plat

Je ne sais pas si c’est parce que ça va être l’heure fatale du gargouillis matinal, mais cette manière toute poétique d’écrabouiller des aliments me parle. C’est batave, c’est signé Hugo De Kok (qui a étudié comme moi à Utrecht, haha !) et Kay Van Vree, c’est alléchant, un peu hypnotique et ça s’appelle Flatten.

What The Saturday #2

Bon, je gardais pour la bonne bouche (si j’ose dire) cette jolie photo d’un stand d’asperges volée dans un hall de gare germanique pendant la tournée.

Mais voilà t’y pas que je trouve une carte postale légèrement gravelax évocatrice et très assortie de Funambuline dans ma boîte en rentrant du bureau. De toute façon, des cartes marrantes, on en reparlera tout vite parce que Dame Armalite avait organisé un swap à ce propos, et que j’ai une jolie collection de choses à exhiber. Sans nœud rouge autour, mais là j’apprécie tout spécialement l’emballage cadeau.

Et que vivent les légumes de saison !

I <3 Japan

(je m’entraîne en anglais, j’ai l’avion pour Dublin dans quelques heures)

Ah les Japonais… Qui d’autre serait à la fois tellement capable de cuisiner varié, subtil, moderne, esthétique, goûtu, de provoquer de tels émois de tes cinq sens à table, et de fabriquer ce genre de kawaïerie aussi irrésistible de mignonnerie kitch qu’abominable ?

(via)

Je viens de te faire le coup de "le Japon, terre de contrastes, éternelle opposition entre tradition et modernité", mais rassure-toi, si tout va bien, j’aurai l’occasion de recommencer avant fin 2012 (hystérie). Et puis à bientôt, alors (re-hystérie de départ en tournée).