La sorcière du placard au ballet

Printemps, pollens et gazouillis …

Les greluches s’habillent en fleurs et se déballent dévoilent un peu plus, les coqs dissimulent leurs yeux de mouches multi-directionnels  derrière leurs verres fumés, et tels des paons, font la roue … du coup, les dindes gloussent, bref, ça sent les beaux jours. Et pendant que tout ce monde là déambule dans les rues en technicolor de saison, le musicien “classique”, lui, se doit de rester au noir et blanc. Voire pour les dames au noir c’est noir ( et pourtant il y a encore de l’espoir ) .

Pour résumer, comme dirait mon ami le sombre Batman: le monde entier peut se promener en short et en tongs, nous, quand on va au “bureau” (par exemple aujourd”hui pour le ballet), pas de joker possible: on sort notre déguisement de pingouin ! J’imagine que quand on est un super héros, c’est pas un problème, on affronte en journée le regard des printaniers avec bravesse ( oui, moi aussi si je veux je crée, c’est parce que je suis une arteuse ). Moi en revanche, j’ai carrément l’impression d’être la sorcière du coin. Bien aimée certes, mais bon…

La preuve, avec les attributs royaux de la reine des witchy-witchy:

(alors oui, je sais, j’ai encore fait ma fille, et wow, j’ai même mis une robe !! le temps va encore se gâter …)

Tant qu’à faire la déguisée, je préfèrerais presque un costume de Catwoman, tiens … Ah, cher Djinn, c’est une idée, ça! Vous me devez un voeu … ma taille c’est 38, merci d’avance ! :-)


Berlin – Glasgow en 170 minutes

Le 1er Avril, je n’étais pas juste en train de me noyer dans l’huile de foie de morue

(ou d’exécuter Carmen sans sommation)…

J’étais au Phare à Tournefeuille pour ma soirée groupie-dinde (bande-sonore: hiiiiii !)

KISSOGRAM/FRANZ FERDINAND, ze concert riviouwe

Les Franz Ferdinand n’ont pas vraiment besoin de moi pour faire leur promo, mais je tenais vraiment  à encenser leur prestation.

Je m’attendais un peu à ce qu’on nous serve l’album 3, à peine revu et corrigé, en pilote automatique. Que nenni! Point d’efforts ménagés, point de braillements dans le micro mais une voix restant modulable et travaillée, des plages d’improvisation (dont un genre d’”atelier percu” assez jouissif), une playlist élargie à leurs trois alboums, un Alex K. théatral mais toujours juste et très investi…et une énergie dévastatrice: FF ça veut aussi dire fortissimo!

Mes mollets s’en souviennent encore, les oreilles du gars devant moi (qui ont subi mes braillements enthousiastes et un peu hystériques) aussi sans doute …

Un seul regret peut être…l’absence d’“Eleanor put your boots on” qui nous aurait apporté un petit moment de détente so british… donc puisque c’est ça, la voilà:



Mais parlons un peu de Kissogram (aus Berlin) qui jouait en première partie. Une très jolie découverte!


(The Deserter, extrait de “Rubber and meat”)



Le trio teuton germain nous a régalé d’un style très néo-Kraftwerk, et sur scène carrément plus rock qu’en CD (le geste auguste et large du chanteur/guitariste intensifiant ses accords, impressionnant!).

Un joli son presque désuet teinté de sombre, un délicieux goût de madeleine eighties, un peu en noir et rouge … Je me suis revue arpentant la capitale allemande en 1987, écoutant les cassettes de Bauhaus, Joy Division, Cure et autres Clash que j’avais fauchées à mon frangin, bigre ça me rajeunit pas…


Pendant ce temps, le lecteur constate avec amusement/effroi que la greluche ne s’est pas contentée de sauter comme un petit pois pendant toute la soirée pour manifester son contentement intense, mais qu’en plus elle a pris des photos super floues qui fatiguent les yeux avec son téléphone! Désespérance!

C’est quoi la femelle du blaireau?

Qui veut gagner des champions?

Bonsoir chères et chers mesdames/moiselles/messieurs!

Pour cette grande finale de ce soir, je vous propose une seule et unique devinette.

(ensuite, la bobinette cherra et si tout va bien nous gagnerons tous la Loque d’Or plaquée platine incrustée de diamants en forme d’oreiller 24 carats)

Un indice sur vos écrans … TOP !

Je suis une mammifère à l’ouïe normalement pointue, je suis obsédée par le remplissage de mon estomac, et j’adore faire la sieste. Souvent esthétique, on m’assimile fréquemment (et parfois à tort) au glamour et à l’élégance. Je suis capable de vadrouiller sans domicile fixe plusieurs jours d’affilée…

OUI ? Une suggestion? Non? (vous êtes nulle comme une bouse, madame!) TOP !

… plusieurs jours d’affilée. J’aime le noir et un proverbe dit que souvent  la nuit je suis grise. Quand je rentre dans mes pénates après une semaine d’errance, je me jette sur le frigo, et ensuite après trois tours et demi sur moi même je me love sous la couette pour un repos que je juge bien mérité en ronronnant de plaisir …

Je suis, je suis…? Toujours rien ? Qui a parlé de félin fainéant ?

Pas mal, pas mal, mais toujours nul! La bonne réponse était:

Une musicienne d’orchestre (en l’occurrence moi) de retour de tournée.

Ô, pénates, sweet pénates !

Bon, je suis bonne à jeter, mais…

Elle était bien belle, cette française virée.

En plus j’ai pu constater un phénomène rassurant, ou effarant, c’est selon…

Si tu ne vas pas à la gourderie, c’est la gourderie qui vient à toi !

Car vous en connaissez beaucoup, vous, des filles qui se retrouvent à devoir écoper une salle de bain qui se prend pour une piscine privée à minuit et demi, en tenue d’Eve-lève-toi (et-danse-avec-la-nuit), parce que le siphon du bidet, lui, se prend pour la conduite d’évacuation de la baignoire ? Et qui du coup effectuent à des heures hindoues indues des transhumances ridicules dans les couloirs d’hôtel, en pyjama, escortées par les pompiers, hein? (à bas les bathrooms bipolaires !!)

No comment.

La bande son, conclusion obligatoire, est celle qui m’a enchantée pendant toutes les répétitions et les concerts de ces deux dernières semaines.

Un grand grand merci à Pénélope Bagieu qui m’a gentiment autorisée à emprunter le matou velu qui glandouille ci-dessus.

Et dont à cette minute même je me sens si jalouse! Moi vouloir être chat!

Le rouge et le noir, et inversement

D’accord, d’accord… il parait même que Stendhal en aurait écrit un roman (Zola aurait même songé à en faire une compil’ : un mélange entre les coups de rouge de l’Assommoir et les coups de grisou de Germinal)

Il parait aussi qu’on en aurait pondu une chanson de ma jeunesse top 50, quand Jeanne faisait chanter les masses… (pour les masos complets, c’est ici )

Donc je n’ai rien inventé (enfin si : l’article potentiellement archi lourd et long à charger)  et franchement c’est pas grave, je m’en remettrai. Mais là pour moi il y a couleurs et esthétique fétiches.

Fétiche(Arumbaya, évidemment…)

(ben oui, des lampes à la housse de couette en passant par les écharpes, la montre, les T shirts, les yeux, le nez, j’en passe et des pires…)

Alors quand un groupe que j’aime bien bien bien (The White Stripes) en badigeonne à outrance ses vidéos, et quand en plus il fait régulièrement appel à Michel Gondry, j’hommage, je salue, je me régale et j’en bave comme une limace avec les codes html je me déchaine sur la mise en page !

En revanche je donnerais cher pour savoir pourquoi (oui c’est vrai ça, pourquoi ?) ils ont choisi de s’appeler “Les Rayures Blanches”. Bon, gare aux oreilles, ça va pas être le post le plus romantique de la saison (parfait, ça nous fera oublier un peu l’ambiance guimauve de la Saint Glinglin du 14 février !)

Maestro, vidéos s’il vous plait !

    

Et une petite dernière “ballade” que je m’offre à moi-même…

Postescriptoum : sinon  je ne vois ni rouge, ni tout en noir, loin de là. Et j’adore aussi le violet, et le vert, et les carreaux et le jaune des fois (et pas les foies jaunes)… fascinant, non?

Petite annonce

Recherche désespérément l’inventeur du violon qui se joue sans le bras droit.

Ben, et pourquoi pas ? Ravel a bien composé un Concerto pour la main gauche ! Et sinon, on nous annonce dans l’oreillette des risques de déferlantes d’humeur/humour noir(e). Sur ce, je vous laisse, ça va couper…

(merci à Geluck pour ses “Vénus de Milo”, je n’éspérais pas m’en servir autant…)