Vous, là!

Oui vous. Ou toi. Ne te retourne pas, c’est bien à toi que je cause.

Vous que je lis, à cause de qui je ris (ou pas), vous qui passez par hasard. Toi avec qui je papote régulièrement virtuellement mais que je n’ai encore jamais rencontré (je ferai ce que je peux pour que ça arrive, crois moi) ; et toi que j’ai déjà eu la chance de croiser après seulement quelques mois de contact. Toi que je côtoie dans ma vie en vrai de vrai et que j’essaye de mieux connaître avec le temps qui passe, ou bien toi, qui me pratiques par cœur depuis la belle lurette…

En vérité je te le dis, la rime avec 2011 est bien au-delà de mes capacités cette année (ben oui, à part bonze, bronze et Fonz, je sèche complètement). Donc je saurai juste dire et souhaiter que durant cette année je te/nous/vous veux: aventureux, vigoureux, amoureux, sulfureux, langoureux, désireux, macareux, plantureux, liquoreux, vaporeux, pas sérieux… vraiment heureux, en somme.

Happy New Year-reux !

(Parfois, l’accent français sait se mettre au service de la rime, c’est pratique…)

Je n’ai pas trouvé l’image de toux en “Rheuuuuuh” dans QRN sur Bretzelburg de Franquin qui, étrangement, m’a inspiré cette vague poétique intense. Mais j’ai quand même dégotté celle-là, dont je me sens bizarrement assez proche aujourd’hui…

Oh, et on me souffle dans l’oreillette que j’ai oublié de décorer  l’endroit avec une création personnelle moche. Réparation immédiate, protégez vos yeux.

Un jour pour

- M’arrêter un peu de m’agiter, et par conséquent me rendre compte que je suis vraiment complètement claquée. Le pire, c’est que malgré tout ma vie d’homme d’affaire japonais du moment (à savoir bosser comme un âne/boire comme un cochon/dormir comme un pied) me convient plutôt, je suis même contente d’y retourner demain, au “bureau”, ce qui tombe pas mal vu que je n’ai pas vraiment le choix. La vie est terriblement bien faite !

- Prendre soin du corps moulu et d’après mon docteur ès-os, c’était pas du luxe. Il m’a aussi dit que forcément, me battre contre Gustav et me faire jeter par terre à Saint-Pétersbourg après m’être vautrée sur les fesses en Croatie, ça faisait peut-être 100% VIP mais que je devrais songer à éviter, histoire de ménager mon squelette. Il est taquin, cet homme.

- Me mettre dans l’ambiance de la fin de l’année en allumant mon sapin disco de maison close, agrémenté cette année de quelques jolies pendeloques en bois laqué ramenées comme le bassin déglingué de Russie.

- Monter dans le métro suffisamment longtemps pour prendre le temps de lire plus que 5 minutes d’affilée, en l’occurrence, salle d’attente comprise, une bonne heure. Quelqu’un m’explique pourquoi je ne fais jamais ça chez moi la journée ? J’aurai bientôt terminé ma première expérience avec Nick Hornby et son Juliet, naked, plutôt concluante. Dans la foulée, j’enchaînerai sur une de mes gâteries d’anniversaire, à savoir soit Même les cowgirls ont du vague à l’âme de Tom Robbins, ou (rien, mais rien à voir) Les couleurs de nos souvenirs de Michel Pastoureau, toujours passionnant dans ses analyses sur la symbolique des couleurs, entre autres. Tout espoir n’est pas perdu : je ne mourrai peut-être pas complètement idiote…

- Organiser un petit concours de natation entre mon nouvel animal domestique tout fraichement débarqué d’Australie et un canard. Clairement, mais qui en aurait douté, l’ornithorynque est le meilleur. Pas complètement idiote, mais suffisamment crétine : ouf, l’honneur est sauf !

Comment je suis tombée dans le panneau

On fait tous ça, je crois : prendre des conseils ou des phrases volées ça ou là au pied de la lettre parce que ça nous arrange… et surtout de la manière qui nous arrange. Il y aura bientôt un mois de ça, en déambulant dans Saint-Pétersbourg, je me suis arrêtée sous ce panneau.

En lisant be happy, il semblerait donc que j’aie plutôt compris lâche les chevaux, cherche où sont tes limites, sois fête du matin au soir et déborde ! Amen. Les vœux de l’enseigne furent exaucés : je fus heureuse et eus beaucoup de migraines (et peut être d’enfants aussi, va savoir ?). Ce très beau feu d’artifices devrait quand même se décider à s’éteindre, un jour… oui, un jour je devrais me décider à démasquer ce bal.

Sauf que, à part mon corps qui proteste, je me sens plutôt bien, moi, dans le rôle léger et inconséquent de l’allégorie de la fiesta. Bah, parti comme c’est, la seule façon d’en sortir sera d’appuyer sur le bouton d’arrêt d’urgence… le seul problème, c’est qu’à part Poussez-moi, je me demande bien ce qu’il y a d’écrit sur celui-ci. Oui, je me demande surtout s’il est compatible avec le be happy, que je ne suis pas prête de vouloir laisser tomber…

La théorie de la vitalité hybride

Bon, on va parler cinéma, mais vite : ma citrouille va bientôt sonner, je vous rappelle qu’à l’heure qu’il est, je je suis supposée revenir dans le droit chemin de la sagesse, et vivre sous le signe de la tisane de 21h00 en tricotant des chiffres et des lettres. Bref, avant le verre de vin rouge espagnol de ce soir, il y a eu film. Et même film qui a réussi l’exploit de me faire travailler les abdominaux de manière constante : Le nom des gens de Michel Leclerc est un plaisir rieur qui ne se boude pas. Quel que soit l’angle d’attaque (politique, religieux, social ou fessu), il vise souvent juste. En légèreté, mais juste : c’est un genre de rafraîchissement intelligent. Où on parle aussi de peinture, de générosité et de reproduction des oiseaux. Avec en plus des vrais morceaux de Jospin dedans.

Et puis j’ai passé ma soirée à fantasmer sur Jacques Gamblin, qui a un sourire ravageur et des mains carrément sublimes. Mon esprit s’est même un peu égaré et… argh, j’entends les douze coups, adieu !

Edit : un autre avis de cinéphile/vore pour étayer le mien, c’est par là chez Funambuline !

Des fils et des pattes

L’ostéopathe, le roi du crac-crac, est salement énergivore.

Donc plutôt que de tourner en rond comme une drosophile ou d’entamer avec peu de résultats des activités chronophages, je file sous la couette recharger les batteries : demain je serai la plus belle pour battre le pavé. J’ai même la flemme d’être mélomane, donc toute suggestion de bande originale pour fin de soirée hypnotique mais souriante est bienvenue. Vous serez aimable de déposer votre vinyle devant cette porte, mais sur la pointe des pattes de velours, merci.

L’univers n’est qu’amour, baignoire et bras de Morphée. Adieu.

Badinage artistique

Drame de l’ex-æquo sur le plateau de la ” Nouvelle étoile des neiges ” !

Ne sachant plus à quel candidat donner leur doigt en levant la main, les cinq jurés ont tout simplement baissé les bras.

Résultat : 5 bleus, 5 rouges.

Interrogé à la fin de l’émission, le célèbre huissier Maître Nanar aurait déclaré « C’est malin, on n’est pas dans la merde maintenant. Mais je conçois que ça doit faire très mal de se coincer dix doigts d’un coup dans une porte. Je vous laisse, j’ai apéro. »