Renaissance

Courage : fuyons !
Des travaux à organiser, des cartons à remplir, errer dans un état de retour de virée italienne, plus un dernier concert de saison plein de notes que je devrais bosser d’arrache-doigts ? Pas de panique. Mon remède : me sauver et aller voir des sourires ailleurs. Parce que je sais qu’une bonne cure de gens qu’on aime reste un des meilleurs rechargeurs de batterie qui soit. Jamais Paris ne m’aura à ce point paru comme salutaire, et ça n’est pas qu’une affaire de tata-gâtisme. J’en suis toute frétillante (oui, à ce point).
Une autre Renaissance, révisée par Alt-J , Tessellate

Je suis venue te dire que je m’en vais pas trop loin

Donc ce soir c’est concert à Pleyel. Toujours un peu vertigineux…

Photo d’Henri Vuillet

À l’heure où ton œil parcourt cette bafouille programmée à la hâte en baillant (ton œil, pas moi : tu penses bien qu’à 6h le matin je suis la fée de la fraîcheur de vivre ! ), je suis probablement en train : soit de voler, soit de découvrir le museau de ma niè-nièce à sa tata, soit en train de serrer les fesses parce qu’un opéra en version oratorio (sans mise en scène, donc), c’est toujours un grand moment de funambulitude où on se sent spécialement tout nu.

Parenthèse : en parlant de fesses lombaires et de dos, j’ai donc constaté aujourd’hui en tressautant de douleur chez l’ostéopathe que j’avais tout  particulièrement mal à ma gauche. Comme si elle était toute déstabilisée… bizarre bizarre, un rapport avec l’actualité du moment, peut-être ?

Bref, d’ici là, n’étant pas sûre de grabouiller un truc sur l’ailphone pendant ces deux jours qui viennent, je vous laisse avec de la lecture chez Interlignage. C’est pas mon testament, c’est juste ce que je dis de l’album des Cloud Control. À vite !

Fume donc un canari, tiens.

À la faveur de l’obscurité (mais en plein soleil)

Je passerai en catimini un petit après-midi dans Paris en pestant que toutes les expos qui me faisaient de l’œil sont en vacances aujourd’hui. Vais  peut-être me rabattre quelques siècles plus loin, tiens…

Sinon, en bonne groupie (mais dubitative depuis la prestation solo de Julian Casablancas) j’attends l’album qui va avec ça :

The Strokes, Under The Cover Of Darkness. Bon lundi !

Game Over

Eh oui, fini de jouer : tout à l’heure, après le dernier clap de main vers 23h00 , sonnera l’heure du début de la retraite de Russie Paris. Ce séjour fut rude, mais je ne pourrais pas dire que je n’avais pas été prévenue dès le départ.

J’aurais donc totalement succombé aux charme persistant des "Fiançailles au couvent" : après avoir passé un bon mois passé à bosser, apprécier et jouer l’œuvre, je l’ai maintenant si bien incrustée dans ma tête que je me la rengaine  en boucle involontairement 24/24. Je me suis probablement déjà donné au moins 20 représentations privées à moi-même (satanée mémoire d’éléphant !)…

En revanche, malgré les pressions exercées par Zakaria le Ténia et la femme bien-dépensante que je suis, mon porte-monnaie a su rester de marbre devant le Saint-Supplice infligé par certaines associations de malfaiteurs (enfin presque, mais on a dit que le renouvellement de mon shampoing et de mon baume pour les lèvres favori ça comptait pas).

Ce séjour eut beau être glacialerie, insomnification, microbage et grisure, moi je m’en fiche : je m’étais trouvé un très joli et douillet coin de bleu.

Et puis en plus je commence d’ores et déjà à sentir le soleil des Antilles me caresser le dos, alors je souris, c’est dingue comme je souris… Et sinon, en parlant de visage pâle et de tout blanc, les White Stripes se séparent, ça nous fera du joli bruit en moins et c’est dommage…

Récurrence cyclique

Vingt fois sur ton métier, remets du cœur à l’ouvrage, c’est ça qu’on dit ?

Il était une fois, au pays des Encore-une-fois, le retour de la vengeance de la préparation de le concert à Paris.  Oui, il ne vient jamais sans une bonne dose de joie et d’excitation, malgré le stress et le boulot qui vont avec. Malgré le voyage… et son inséparable copine qui me saoule au plus haut point :  la valise. Qu’après tout ce temps je n’arrive toujours pas à faire en moins de deux siècles. Qui, comme c’est le cas cette fois encore, prend des dimensions psychologiques graves dès qu’elle accompagne une virée de plus de trois jours et plusieurs destinations. Note pour plus tard : se faire soigner.

Ma consolation, c’est que je sais qu’une fois partie, je serai la plus heureuse des névrosées. Et puis, il y a cette belle variation sur l’Onéguine de Pouchkine à la clef, de quoi débuter le petit séjour chez Dame Eiffel par un grand bain de romance en cyrillique. Dans le très grave, forcément. Vous avez demandé une basse russe ? Ne quittez pas, nous allons donner suite à votre appel.

( j’ai recyclé une photo inventée sur le vif un jour pour Madame Kevin… oui, décidément, cette éponge est récurrente ! )