Comment zigouiller un tortionnaire

Tu t’appelles Floria Tosca. Tu trouves que Scarpia c’est pas un nom pour un méchant (mais plutôt pour une grande enseigne qui vendrait des chaussures italiennes fabriquées en Chine à pas cher), tu aimerais surtout que dans les geôles romaines du XIXème siècle on respecte la convention de Genève et qu’on ne torture pas les prisonniers ? Tu penses que le vilain, il ne devrait pas toucher à ton amant et le faire hurler pour te faire parler ? Tu n’es pas prête à passer à la casserole pour sauver sa peau parce que bon, tu as beau ne pas être une jeune dinde blanche, quand même, faut pas pousser ?

Ben… tu négocies un peu, tu mens, et tu embroches, c’est simple.

Voilà. Ce soir c’est la première. Je pense qu’avec la distribution qu’on a sur le plateau, on va faire un malheur (et le vilain est fort bien chanté par Franck Ferrari, qui est bien plus crédible que quand il prépare des nouilles). Je pense aussi que, étant donné la puissance et l’efficacité de la musique, je risque de pleurer comme un veau un certain nombre de fois. Bon sang, j’ai bien fait d’acheter du waterproof !

Shiseido : mascara parfait cils intenses

Dessine-moi un mouton noir

Dans un orchestre, il y a des gens devant lesquels personne n’a spécialement envie d’être assis. Non qu’ils négligent leur hygiène corporelle, ou qu’ils soient spécialement antipathiques, au contraire. Ce n’est pas non plus parce que comme ils sont habitués au fond de la classe, ils ont l’habitude de chuchoter à haute voix et que parfois, comme ils sont bavards, ça brouille carrément l’écoute, enfin quoique mais non. Le problème c’est l’avalanche de décibels douloureux qui s’échappe de leur instrument de (heavy) métal.

Tu veux un indice ? C’est aigu, ça a une embouchure, des pistons, ça commence par trom et ça finit par pouêt. Autant mon oreille de violoneuse s’est habituée à être parfois un peu vrillée par la densité du son du hautbois ou par les octaves ultrasonnesques du piccolo, autant je pense que personne ne peut supporter les attaques d’une trompette à moins de trois mètres sans grimacer de douleur. Ceci n’est pas une réflexion méchante ou méprisante : c’est un constat matériel, un simple problème de volume et de fréquence intolérable.

Et devine qui cette fois-ci a perdu à la grande loterie du Kissékissicolle ? Bon, j’en prends mon parti, il faut bien les caser quelque part, nos gars, et ils ne sont pas responsables du fait que nos bouchons soit-disant adaptés sont nuls : j’ai beau tenter, je n’arrive pas à jouer sans entendre correctement ni les sons que je produis ni l’orchestre, donc fatalement, je grogne un peu dans mon absence de barbe.

Non, ce qui m’embête le plus (à part que je sens venir une facture de Doliprane énorme, à part la crispation que je ressens dans ma nuque et mes épaules à force de vouloir malgré moi planquer mes oreilles sous mes seins) c’est que dès que les quatre Jéricho qui sont derrière ma voisine d’infortune et moi-même se mettent à jouer, la Tosca de Puccini disparait sous eux.

MA Tosca d’amour à moi que je rêve de rejouer depuis plus de dix ans devient donc un moment qu’il va falloir rendre privilégié à tout prix en faisant du tri sélectif auditif, mais j’y arriverai, je te le jure, au nom du sacro-sain(t) plaisir de faire de la musique. Surtout qu’avec des chanteurs pareils ça promet d’être une sacrée cuvée…

Et puis… il y a les moments où peu de gens jouent, des moments magiques comme ce début du troisième acte avec ce somptueux solo de quatre violoncelles qui s’élève derrière un récitatif. Des instants suspendus au jeu d’une musicienne dont tu es tellement fière d’être l’amie quand au bout de trois de ses notes tu sens ton nez rougir et tes yeux s’illuminer d’émotion incontrôlable. Quelques minutes de grâce infinie pendant lesquelles tu te dis que tu as peut-être perdu au loto, mais gagné le gros lot au quarté.

Cher Luchino Visconti,

vous saurez sans doute pardonner mon impudence et  mon irrévérence, je pourrais sans doute vous ficher la paix là où vous êtes, tranquille peinard depuis plus de 25 ans. C’est juste que je suis toute remuée parce que j’ai toujours eu un sens du respect pour l’art en général, et pour le monument du cinéma que vous êtes en particulier : on m’a montrée vos œuvres quand j’étais toute jeune (incroyable, à l’époque ces choses là passaient en prime-time sur les chaînes hertziennes), trop jeune même parfois, parce que je me rappelle bien avoir été sacrément tourneboulée à cause des fameuses scènes violentes et violeuses de Rocco et ses frères.

Et là, il m’arrive quelque chose d’étrange, un évènement auquel je ne m’attendais pas : comme nous avons une 5ème de Mahler en vue (et deux fois, en plus) et que son Adagietto est connu pour être quasiment un des personnages principaux de Mort à Venise, j’ai décidé l’autre jour de combler enfin non pas la lagune (trop de boulot) mais la lacune et, enfin, de m’installer devant mon DVD. Je voulais découvrir ce bout de pellicule mythique, j’en avais faim, vraiment, et j’en attendais beaucoup. Trop ?

Je pense que j’avais laissé s’écouler trop de temps, et trop d’interprétations de cette musique qui, systématiquement, me retourne comme une crèpe pour pouvoir aborder librement le film. Je n’ai jamais pu rentrer dedans, j’ai eu la même impression que lorsqu’on voit une adaptation déplaisante d’un roman aimé, quand l’acteur principal refuse d’être l’image qu’on s’en est créé, que les couleurs ne correspondent pas à celles de notre imaginaire. J’ai beau savoir que le roman de Thomas Mann, ami de Mahler dans la vraie vie est une petite perle… j’ai beau avoir saisi que la lenteur de la caméra colle à l’ambiance moite de cette peinture bourgeoise, que les sentiments naissants dans le cœur du héros sont sa rédemption autant que sa perte, que la décrépitude de Venise la rend si belle, que c’est un hymne à la splendeur, ça n’a jamais fonctionné.Parce que mon film à moi s’est fabriqué tout seul depuis dix ans.

Vous savez, j’ai toujours trouvé qu’au beau milieu d’une symphonie monumentale où la guerre, le cynisme militaire, et les flonflons de la fête ont tous un goût somptueusement funèbre, ce mouvement lent… c’est un genre de concentré de romantisme fait lumière. Donc, vous m’en voyez navrée, cher Luchino, mais je n’ai pas été capable d’adhérer aux impressions au soleil couchant que vous évoquent cette musique surnaturelle de beauté. Car même dans la douleur amoureuse, même avec les sourcils froncés, elle ne pourra jamais au grand jamais être pour moi une descente aux enfers. Elle serait même un des rares miracles capables d’ouvrir tout grand les portes du paradis.

La bonne direction

On n’imagine pas le nombre de questions que le public se pose (et nous pose) à propos de la musique classique et des musiciens, c’est effrayant. Je pourrais m’amuser avec les plus débiles, mais là maintenant ce n’est pas celles là que j’ai en tête. Une de celles qui revient le plus souvent est plutôt simple et assez logique.

À quoi sert donc un chef d’orchestre ?

Oui, c’est vrai, on a toujours l’impression que le/la gratteux(se) lambda (moi, par exemple) qui constitue la majeure partie de l’effectif a bien plus souvent le nez dans le guidon que l’œil sur le patron. Alors c’est souvent une une illusion, parce qu’il existe une chose qui s’appelle le champ de vision, et qui est très pratique car elle (la chose) permet de suivre les directives du boss tout en lisant la musique. Nous, à l’avant, dans les cordes, on a la chance que le volume sonore de notre instrument ne nous empêche pas d’entendre les autres quand nous jouons. Mais pour les “bois” ou les “cuivres”, les choses se compliquent : suivre le troupeau à l’oreille leur est beaucoup plus compliqué, vu que dès qu’ils soufflent, ils se rendent eux-mêmes sourds (et leurs voisins avec). Dans ce cas là, on comprend bien le chef n’est pas juste un sémaphore déguisé en pingouin qui est payé plus que tout le monde, il est tout simplement indispensable.

Car oui, il y a la partie technique : les gestes sont plus ou moins codés, les premiers temps sont en bas, les derniers en haut (entre les deux c’est plus flou), le chef impose un tempo, une nuance. Il est aussi responsable du bon déroulement des opérations : il gère l’organisation des répétitions, la progression du travail. En concert, qu’il dirige par cœur ou pas, il assure les départs de chacun par un geste ou un regard et s’il sent une faiblesse, ou une incertitude dans la cohésion, il se doit de garder la tête froide et de rattraper le potentiel bug. Oui, c’est beaucoup de responsabilités et ça donne pas très envie, hein ?

Pour un opéra, c’est plus difficile encore, car il faut rajouter plusieurs facteurs : accompagner des chanteurs, espèce souvent narcissique aux interprétations par conséquent  aléatoires, nécessite un redoublement d’attention et une anticipation du geste énorme. Anticipation rendue d’autant plus nécessaire par la distance entre le plateau (en haut et plus en arrière) et la fosse d’orchestre. Voilà, une fois que j’ai expliqué tout ça, j’ai perdu tous les lecteurs de ce post très didactique.

C’est vraiment dommage, ils vont rater la partie sentimentale. Celle où je dis qu’avant toute chose, un chef d’orchestre, c’est une impulsion musicale et le créateur de moments qui peuvent être réellement magiques. Ceux où on sent qu’il génère un genre de passerelle géante du don de soi entre lui et nous, entre lui et les gens qu’il fascine dans l’audience, entre ce même public qui se retrouve hypnotisé et nous, et finalement de nous à nous aussi. Bref, quand le gars sait y faire, il se passe des choses sublimes sur une scène pendant un concert.

Et quand le chef d’orchestre ne remplit vraiment pas son contrat ? Ben ça doit être dans ce genre de moments que j’ai envie d’écrire tout ça…

La voix de sa maîtresse

Oye oye ! Viens donc que je te narre l’histoire de celle qui voulait fabriquer une galette magique dont le son enchanteur aurait le pouvoir de charmer tous les animaux du ciel et de la terre !

Depuis mardi, nous enregistrons, et chaque jour pendant deux fois trois heures, j’ai l’impression de faire partie d’une secte étrange, de participer à une cérémonie mystérieuse. Ça commence toujours de la même façon : on attrape, disons… un mouvement de symphonie, par exemple. On se concentre comme si notre vie en dépendait, et on tente de le jouer jusqu’au bout le plus parfaitement possible. Jusque là tout est normal, vu qu’on n’est pas là pour cueillir des haricots verts ou faire de la physique quantique. Alles gut, la chose est enregistrée sans encombre. Et c’est là que les ennuis commencent, car dans le haut parleur retentit la voix… Pourtant, la voix est une dame avec un très joli prénom. Mais la voix est ingénieuse du son, et ses oreilles et ses verdicts sont impitoyables. Presque invariablement, après une prise, le premier son qu’elle émet est «Bravooo ! ». Donc tu te fais avoir et tu souris, limite tu es content de toi, tu es zen, les papillons brillent et tout n’est qu’ordre et beauté, luxe calme et volupté. Tu penses à l’apéro…

Seulement la voix te suggère d’en refaire une, de prise. Fort bien, tu rechausses tes neurones à 250%, tu rejoues le machin. Bon, en général, ça fait comme le deuxième disque d’un groupe qui a fait un tabac avec son premier album, le deuxième jet c’est moins bien. D’office, tu n’attends même pas le su-sucre du «Bravooo ! » , tu recommences. Tu fatigues un peu aussi. Donc, après une variante du su-sucre qui dit «C’est plutôt très bien, ça…», la voix fait écouter les enregistrements au chef d’orchestre, qui revient en faisant une drôle de tronche et suggère qu’on morcèle le travail.

C’est la fin de l’épisode 1, une heure et demie s’est écoulée, on fait donc tous une pause en allant se rafraîchir sous le soleil et ses 95,09°C ( oui, la souffrance c’est relatif : la chaleur insupportable est une méthode comme une autre pour trouver qu’on est beaucoup mieux dans le noir, au frais comme des champignons ). On repense à l’apéro. La cloche sonne, et c’est l’heure du deuxième round.

La voix a bien bossé son carton pendant que tu glandais sur le trottoir, donc après la prise de son suivante, elle est en mesure de te détailler les problèmes qui perturbent la perfection que tu essayes d’atteindre depuis déjà environ 10 fois.

« La première note, l’attaque dans les vents, c’est pas ensemble.

Sur la fin de la mesure deux, la justesse pour les cordes, on va dire que c’est perfectible.

Au début de la quatrième, les trompettes, la nuance devrait être exagérée, dans les micros ça passe pas ( bon, nous sur le plateau on est sourds mais c’est pas grave )

Tout le passage qui suit, c’est un peu plat, ça manque de direction, non ?

Après, j’ai eu un bruit, quelqu’un a un cil qui grince sur un verre de lunette, voire une poussière sur une lentille ?

Etc etc ( aux larmes, etc, oui ! )… »

Après environ 6 autres tentatives, tu as tout corrigé, tu es dans un état de super-contrôle total, tu joues de plus en plus froncé du sourcil et même tes vêtements n’osent plus se froisser. Tu es un chouïa nerveux, mais vaguement auto-satisfait, quoique quand même bourré de doutes. Tu penses de plus en plus à l’apéro, vu que tu as encore une séance de trois heures comme ça qui t’attend l’après-midi. La voix  suggère alors une dernière prise pour la sécurité, qui s’avère être l’avant-avant-avant-avant dernière. Tu es juste épuisé de la tête et du muscle mais bon c’est pas grave. Parce que maintenant « On la refait et on enchaîne ? ». Tu saisis de mieux en mieux le concept du pétage de plombs.

Voilà, pendant la deuxième mi-temps, la voix a réussi à mettre en boîte environ 150 mesures. Ton mouvement de symphonie en compte 600, et vous deviez finir pour hier. Tu te demande encore d’où elle tenait ce si joli «Bravooo ! » du début…

Et le papier d’alu mit la marmotte dans le chocolat.

Oui, c’est un conte qui finit en queue de lotte, et il est écrit sur un tableau noir. Si tu te demandes comment on peut reconnaître un musicien sans son instrument, on en aura lâché toute cette semaine ( et encore jusqu’à dimanche compris ) une petite centaine sur le trottoir, vers 18h00. On ne peut pas les rater : ils ont tous l’air hagard, lobotomisé, et ne peuvent plus s’exprimer qu’en répétant 18 fois de suite la même portion de phrase.

Quant au bon côté de la force, il existe, qu’on se rassure : nous sommes en train d’effectuer un travail passionnant. J’aimerais tant que notre planning touffu nous permette plus souvent d’aller fouiller collectivement du côté des détails à ce point là ! J’ai vraiment hâte d’entendre les résultats de ces folles journées, entre autres parce que parmi les merveilles que nous avons terminé de mettre en boîte, il y a cette danse macabre et cynique là.

Variation en dodo majeur

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le dodo.

Non non, on a dit le dodo, le Raphus Cucullatus, quoi.

On pense toujours que tout a été dit sur cette brave bestiole, comment il  a vécu, comment il est mort ( ça vous a plus hein, vous en demandez encore ), de quoi il se nourrissait, et même à quoi pouvait bien ressembler la bête cuite façon méchoui. Personne ne saura nous dire si la chair de ce cousin du pigeon était tendre, mais une seule chose est sûre : elle était faible.

En effet, les spécialistes le disent : le dodo, bien que d’un naturel rêveur et naïf, abusait facilement des confidences sur l’oreiller. Car oui, malgré son apparence dodue, un peu biscornue et pas forcément très sexy, le volatile était un chaud lapin. Conscient de son potentiel séduction à peu près aussi élevé que celui de ses copains les lamantins, les lottes, les tapirs ou les ornithorynques, le Dronte de Maurice savait déployer des trésors de créativité pour séduire. Et la proximité de l’Inde allait lui fournir une lumineuse idée d’art à explorer, à perfectionner et à maîtriser. À force de trottiner au ras du sol sur leurs pattes mi-courtes, de boire des lassi et de se goinfrer de ladoo, les dodos décidèrent que leur nom lui-même était un signe du destin et se lancèrent à corps perdu dans la musique, ainsi que dans la danse qui allait avec. Oui, un beau soir, sur la plage face à l’Océan Indien, les mâles et les femelles de l’espèce mauricienne firent le serment que le chant et la danse deviendraient leurs armes fatales de séduction.

Les archéo-ornithologues sont formels : les deux sexes excellaient dans les deux disciplines, atteignant de telles extases lors des parades que ça les rendait d’humeur torride. Bon, on sait aussi que les bestiaux ne crachaient pas sur une certaine boisson à base de brisures de cannes à sucre macérées et fermentées : elle les aidait à se délier le bec et à pousser les plus belles mélopées. C’est ainsi que nombreux œufs furent conçus, à l’abri des palmiers et des palétuviers, dans l’ivresse, la musique et les volées de plumes.

Non, ce ne sont pas des élucubrations. D’ailleurs,  Lewis Carroll et Pauline Carton furent parmi les premiers à nous rappeler l’irrésistible attirance du dodo pour l’activité physique.

Le meilleur témoin des rituels de séduction de l’oiseau reste le cinéma indien : on y trouve régulièrement des retranscriptions complètes de parades amoureuses. Par exemple, ci-dessous, le mâle ( Shahruckh Khan dans le rôle du dodo principal ) présente son futur nid à la femelle. Il s’est entouré de ses amis pour rendre l’endroit attirant. Il va même jusqu’à braver le code de la route du rut et à faire le couillon sur le toit d’un bus pour lui vanter les mérites de sa tanière, et lui promet des plumes de toutes les couleurs ainsi que du blé à perte de vue. Un classique, donc.



Quant à la danse d’apparat de la dodeline ( ici, Rani Mukherjee ), elle est ici spécialement somptueuse : la belle caquète un peu avant de se parer de voiles, de maquillage de fête, et de danser. En revanche, sa prestation nous apprend que quand on en fait des caisses, on n’est jamais certaine du résultat, et qu’on peut perdre son cœur de pirate pigeon dans la bataille.

Tout ceci nous apprend aussi que nos comportements amoureux sont terriblement influencés par les meurs volatiles d’un oiseau empaillé. Ce genre de nouvelle pouvant provoquer des rêves étranges, je vous souhaite une très belle nuit. En dansant.



Voilà, cette conférence sur les ébats nocturnes des animaux disparus vous était proposée par Chouyo. Elle aura nécessité la vision des deux Bollywood en 3 jours, à savoir le bien mélo mais engagé Veer Zaara, et une très improbable mais hilarante version exotique d’une nouvelle de Dostoïevsky nommée Saawariya. Je vous jure que ça laisse des traces… et quelques larmes de rire sincère. Un jour on m’expliquera pourquoi, dans la même chanson, on doit absolument montrer du colza, les pyramides, l’Autriche et les ruines d’une abbaye irlandaise. Pas pour que ça change, mais juste pour essayer de comprendre…