Intolérable cruauté

Comme je suis con (et un peu) valescente, j’erre mollement à la vitesse d’un paresseux au galop (environ 2 neurones/seconde)…

Et pourtant je suis en passe de devenir chèvre (alors qu’en astrologie chinoise, je suis cochon, oh ben ça alors quelle surprise !!)

Ma méchantise critique énervée d’ado attardée est là, dans un coin. Elle devrait se mettre en pause, au moins en sourdine, être indulgente et fermer son clapet, vraiment, surtout en ce moment. Mais rien à faire, c’est inexorable: telle une goutte d’huile dans un verre d’eau, elle refait surface au bout de quelques jours de cohabitation familiale. Trois patères et deux navets, mea culpa, j’ai un peu honte (ou pas, ça dépend de mon âge du moment)

Bref, je vais donc tenter le zen par le gâtisme félin.

J’ai commencé aujourd’hui: il s’agit d’un genre de safari photo où on chasse le coussin en fourrure. Le susdit coussin, modèle “Agrippine” déjà présenté ici, est un genre de”Cerbère de la porte” mou. Car elle n’était rien et voilà qu’aujourd’hui, elle est la gardienne du sommeil de mes nuits. Elle m’aime à mourir (et surtout j’espère bien qu’elle n’est pas fan de Cabrel!) et me tient chaud (et toute la place dans le lit) quand je dors. Et elle me protège même des attaques de rongeurs ! C’est Kevina Kostnerova, ma bodygardeuse à moi.

Ambiance psychose pelucheuse sous recrudescence de calmants?

Suivez le guide !




Âmes sensibles s’abstenir: la peluche a été légèrement maltraitée pendant le tournage.

Puisse ce joli flou dévorant me délivrer de mes envies de mordre …



62 c’est mieux que 61

si.ne.ma.tɔ.ɡʁaf

Appareil d’optique qui, au moyen de projections photographiques, donne aux spectateurs l’illusion de voir des mouvements réels.

A quand Cannes? (jeu de mots pitoyeux)

Difficile en ce moment d’échapper à la déferlante people-paillettes-glamour-monstres sacrés-rêves de gloire qui envahira d’ici peu les petits et les grands écrans. La première vitrine qu’on nous fait lécher (schlourp), la voici, la voilà, c’est l’affiche. Les années passent, et les photos se suivent et ne se ressemblent pas.

Petit comparatif:

L’an dernier, la poupée Lynchienne était comme un genre d’icône masquée, à la fois hypnotique par son côté “cliché”, et fragile/timide par la gestique des mains.  Cette année numérotée 62 est une femme qui semble à la fois hésitante et forte … devant une belle fenêtre grande ouverte. Pourvu que ça dure !

(toute ressemblance avec une expérience personnelle serait absolument faite exceprès)


Bien bien … et une fois que j’ai écrit ce truc qui n’a ni queue ni tête, j’en fais quoi, de mon cocktail de souvenirs de la croisette numéro 61, moi? Qu’en pensez vous, chère Jean Seberg Docteur Watson ?

“Ben c’est simple, espèce de dinde: si des fois il t’en revient un petit arrière goût vaguement amer, rajoute un peu de sucre pour l’adoucir, ou du citron vert pour le rendre plus intéressant, ou du poivre et de la vodka pour que ça soit plus fort… mais un bon souvenir n’a jamais mordu personne, hein! Et puis finis ton verre, tu nous saoules, Raoul ! Allez, plus vite que ça, sans rancune aucune, un coup de pied aux fesses et bon vent ! (je te fais un prix pour la consultation) Et gobe-toi un ou deux cinés pendant ton weekend sympa, c’est un ordre!”

Bien bien … Brünehilde attitude?

Better, harder, faster, stronger, c’est ça?  Ok !


Bali, au pays des merveilles.

Inaugurons le concept du post en forme de carte postale améliorée (eh oui, après “Bali, le retour”, il y a “le retour de Bali” !)



Hop, on envoie la bande-son :




Et là, vous vous dites : Céleste ciel, elle nous fait le coup de la soirée diaporama!!!

Nananan, heureux lecteur, réjouis-toi:

tu ne m’entendras pas caqueter discourir subtilement pour commenter ces quelques clichés (kbâââk?)

(En plus tu n’es pas obligé de te déchausser, même si j’ai fait le ménage, t’en as de la chance!)



Je sais, “c’est un peu court, jeune homme”, mais on ne décrit pas deux semaines merveilleuses sur les chemins de traverse balinais en quelques clichés…

J’aurais pu ajouter le cri de 40 coqs avant l’aube, une grenouille bavarde, beaucoup plus de riz et de rizières, tous les sourires des autochtones, des fruits goûtus et des fleurs exquises, un peu de plage, beaucoup de poivre et d’épices…et surtout les “fabulous 14″ avec qui j’ai partagé ces moments de découverte et d’émerveillement.

Mais comme j’en vois déjà qui baillent, je vais m’abstiendre ( à mes heures perdues je suis charitable)


Postescriptoum romantique (attention, ici antiphrase)

Nous éviterons l’odorama, j’ai décidé de garder mes escarpins à pompons roses

(je sais, j’ai toujours eu un certain sens du glamour)

Plouf plouf…

Allez, je vous ressers un peu de rêve et vous laisse sur

un coucher de lune en forme de grand sourire

… Ah, et puis, merci à eux

La vie en vrai rose

Extase, paradis, fraîcheur et beauté pure (voire fatale)

Et on est prié de ne pas se fier aux déguisements de bonbons viennois de la mise en scène, ceci n’est pas du romantisme à la Sissi-Heidi-Barbie (rien qu’à me lire sur ces 3 noms je fais une overdose de sucre !). C’est juste sublime. Merci Richard !

Der Rosenkavalier, la présentation de la rose

C’est si merveilleux qu’on en oublierait presque ça:

Strauss

Eh oui, pour s’en sortir dans cet opéra, il vaut mieux avoir la tête pleine d’yeux et les mains pleines de doigts (ce qui n’est pas très sexy), mais que ne ferait on pas pour gagner sa croûte* se mettre au service de l’art avec un grand Aaaaah…

(* sorry, au milieu de tout cet enthousiasme gratuit, j’avais oublié une touche de poivre)