Dimanche, le jour du plat familial qui cuit longtemps, et dont les premières odeurs assaillent tes naseaux mal réveillés de jeune qui vient prendre son petit-déjeuner après tout le monde… Oui, le dimanche a été toute ma jeunesse le jour des tartines au pot au feu, des yaourts au couscous et des céréales à la blanquette de veau trempées dans des cantates de Bach (merci la programmation de France Musique).
J’ai donc décidé en accord avec moi-même qu’il n’y aurait donc pas de meilleur jour pour infliger au lecteur, et de manière pendulaire, une grosse daube. L’inauguration de ce nouveau rituel se fera avec un machin que les méandres de ma mémoire auditive (elle ratisse large, la coquine) ont racolé dès les premières répétitions des Fiançailles : dans cet opéra en russe qui se passe à Séville, mon oreille n’a eu de cesse que de s’accrocher aux mots "Guadalquivir" et "Si Señor". Si Señor… déclic, engrenage, re-déclic… Bailando !¡
On constate que la bête qui a servi à préparer la daube a beau porter une perruque façon Mon petit poney, elle évolue plutôt dans la catégorie grand cheval. Pauvre Rossinante…



