Bande-annonce

J’avais beaucoup aimé découvrir et écouter intensément les Local Natives afin de gribouiller un papier à propos de leur album “Gorilla Manor” pour Interlignage.

Grâce à une annonce de La Blogothèque, j’ai pu me replonger dans leurs belles atmosphères : 5 extraits d’un concert qu’ils ont donné à la Maroquinerie l’automne dernier sont disponibles sur Dailymotion. Ce qui me donne un splendide prétexte pour :

Primo, réaliser qu’il était grand temps que je range les éventails de mes orteils et que je me remette à rendre compte des disques que j’écoute. En effet, mon dernier enthousiasme détaillé pour Beast chez Interlignage date de la mi-mars, quelle honte, mais quelle honte… Si les petits cochons ne la mangent pas, ma prochaine critique devrait voir le jour lundi, mais c’est pas comme ça que je  ferai exploser mes statistiques de productivité, je sais ( re-battage de coulpe ). Secundo, ensoleiller et faire planer un peu ce 1er mai, qui cette année est carrément déguisé en Commandant Cousteau à la pêche à la grenouille à coup d’épices :  oui, depuis hier, ce temps de batracien me donne une folle envie de Bollywood. À mon avis dès ce soir sur mon écran, à suivre…

En attendant, voici l’astre promis, pour réchauffer et illuminer les oreilles : Local Natives, Wide Eyes.

Technicolor

Ça devait arriver, mais personne n’y peut rien, c’est juste la concordance de circonstances fatales.

Primo, le soleil est bleu, le ciel chante et les oiseaux brillent. Secundo, j’ai atteint un tel taux d’intolérance à l’effort, et un tel besoin d’une pause que serais presque prête à vendre mes dents pour aller rendre visite à des cocotiers dans leur habitat/biotope naturel ( à savoir pas moins de 7 heures d’avion ). Je crois que je pourrais même envisager un weekend à Charleville- Mézières, c’est dire. Last but not least, tout ce que ma carte bleue a acheté ces derniers temps est composé de puces électroniques, de câbles, et ne saurait que difficilement servir à me déguiser en fille et à mettre mon exceptionnelle personne en valeur. Même si une robe fabriquée avec des CD vierges, ça doit pouvoir se faire…

Quoiqu’il en soit, en ces cas là, n’importe quel objet peut étrangement devenir indispensable. Hier, mes pas m’ont malencontreusement portée dans un temple de la girlitude. Et là, ce fut le drame : telle Ève devant la pomme de son jardin d’Eden, je me suis ruée sur de la peinture à griffes comme si ma vie en dépendait. Parce que série limitée Alice, trousse pour gamine assortie, fashion, tout ça tout ça, et que Wonder Woman ( c’est moi ) se doit d’avoir un chouïa de Wonderland en elle. Bon, on note que heureusement qu’il n’y avait pas de blanc dans le lot, parce que sinon je ressemblerais à un drapeau italien. Forcément, parce que je le vaux bien, pour un premier test, je me suis ruée sur la couleur la plus étrange des deux.

Donc je ne sais pas si les femmes sont de Vénus, mais mes orteils, eux, sont aussi verts que s’ils étaient de Mars. 

Résultat : la verdure a rendu mon pied beau, et c’est pas Flaubert qui me contredirait ( ça tombe bien, il est mort ). Cette peinturlure m’a offert un grand moment de glandouille que je n’avais pas volé, ce qui fait que j’ai hâte de tester ce rouge qui me fait penser à une pomme d’amûûûr. Bon, et quand même, c’est hyper dur d’ouvrir une fausse serrure avec les pieds.

Voilà qui était fort joli, dominical et bien plus folichon que la messe. Ceci dit, vous trouvez pas que ça manque un peu de jaune ?

Boogers – Talk To CHarlie


Dans le pétrin

Des fois je me demande.

Comment se peut-il que mon kiné confonde à ce point mon dos avec un pâton ? C’est sûr que ça finit vraiment par faire du bien, mais au début, bougre de wxhcmrz, que ça fait mal de se faire pétrir la couenne ! Masochiste, que nenni.

En revanche, ça m’apprendra à aller me faire masser par un fan de Bashung, tiens.

Mannheim Mannheim (toup toup, tou dou dou)

Deux jours de pause, tout le monde descend !

Rhââ ( cri d’extase façon Marge Simpson )

Je n’ai pas trop compris où sont passés les derniers jours, je crois que les temps sont un peu sortis de leurs gonds. Et je mets « temps » au pluriel, car je pense non seulement à la météo, mais au tempo de nos vies de musiciens qui se décale, se raccourcit et se distend à la fois. Même Igor et Grichka Bogdanoff n’y retrouveraient pas leurs mentons leurs petits : les nuits sont ridiculement courtes, les siestes encore plus, et les journées plus trépidantes que celles du lapin blanc d’Alice. Côté chronomètre toujours, j’ai du investir l’équivalent d’un bras dans une connexion ouèbe qui m’oblige à garder un œil et demi sur le compteur.  Ce qui à la longue peut faire faire plein d’économies sur les lentilles de contact, mais donne comme l’impression de ne plus être que la moitié de soi-même.

Avec toute cette pression, comment voulez-vous ne pas succomber à la bière ? *

Jouons un peu à « Si vous avez manqué le début », donc. Depuis son départ de Toulouse, mon Splendide Grand Orchestre a traîné ses oripeaux sur 1710 kilomètres, dont 538 en bus, et a donné quatre concerts d’affilée, réjouissant ainsi les oreilles ( probablement dures ) d’un nombre indéterminé de personnes du troisième, voire du quatrième âge. Car le public allemand, pour l’instant du moins, n’est pas de première main. Il me semble même y avoir aperçu l’actrice qui jouait la momie dans le dernier épisode de Scoubidou, c’est dire …

Et que vîmes nous d’autre ?

De belles et grandes orgues aux allures de croquemitaine à Essen.

A Düsseldorf, j’ai chanté « I’m singing in the Rhin » devant une vue si grise que j’ai eu du mal à trouver la ligne d’horizon. J’ai adoré leur façon de planter les palmiers, la moquette façon « mon petit poney s’est déguisé en effet Doppler » et ai renoncé à l’expérience du jus de chat.

Pendant trois heures, nos bus ont fait du chasse-neige industriel sur la route de Mannheim.

Contrairement aux apparences, ces photos ne sont pas en noir et blanc. D’ailleurs hier, ils nous avaient remis la couleur, mais heureusement, le brumisateur de grisouillis est à nouveau en service depuis ce midi.

M’en fiche, je carbure aux UV sonores en ce moment, grâce au Sieur Devendra Banhart et sa barbe, qui est seulement un poil moins folle que lui… finirai probablement encore plus grillée qu’une Wurst en dedans ! Tschüß et à plüß !!

* Comme dirait l’autre, ceci n’est pas un prétexte.

Tirez une carte chance

Bon, je lis à haut clavier, alors, c’est ça?

« Vous exercez un métier qui est un excellent prétexte à la perdition. Entendons nous bien, nous ne parlons pas ici que des fiestas de décompression que vous vous fréquentez après et/ou entre ( mais heureusement pas pendant ) les concerts. En simple répétition, ou en représentation, l’occasion vous est fréquemment offerte de débrancher votre vie au profit de l’art, et d’abandonner cette terre pour les très hautes sphères du paradis ou de l’enfer émotionnel. La drogue c’est mal, mais elle vous est offerte sur un plateau, vous auriez donc bien tort de vous en priver ! »

Par exemple, hier, comme je le pressentais, la Damnation de Faust de Berlioz nous a tous ensorcelés pendant toute sa durée. Une envie de larme a même pointé son nez pendant l’air du Roi de Thulé ( dont je découvre, rigolarde,  qu’il est qualifié de “chanson gothique”… les chanteurs d’opéra devraient ils revoir leur look ? ).

Complètement partie, vous dis-je !


Web : deux point zéro, la balle au centre.

Considérations concrètes sur la vie, l’amour, la météo et peut-être les vaches aussi.

Attention, perturbation en vue !

Au milieu de l’énorme glandouille qu’est ma vie depuis trois semaines, je m’en retourne découvrir au bureau quelques œuvres interlopes (ou pas) de Krzysztof Penderecki, György Ligeti et Leoš Janáček. Oui, c’est comme en rock, il y a aussi des indépendants en classique, et heureusement : on ne peut quand même pas passer sa vie à jouer la 5ème de Mozart ou la 40ème de Beethoven ! Bref, non seulement je vais au moins partiellement rater l’élection de Miss Truc, mais en plus je m’en retourne faire de la musique ! Le bonheur, des fois, c’est simple comme un coup d’archet.

En plus, voilà qui va m’obliger à sortir la tête de l’addiction au cyber-web. Car j’ai beau me maintenir à un taux d’alcoolémie de vraie vie plus que correct, cette saison cumulant anniversaire, fin d’année et autres catastrophes est un appel à synthèse. Et que dit-il, le bilan ? Que mes qualités intellectuelles et humaines hors du commun, mon physique de fée et ma modestie hallucinogène m’ont permis d’avoir plein de contacts  plus qu’agréables sur la toile, et surtout en vrai ces derniers temps. Mais que le constat est inévitable : C’est bientôt l’hiver. C’est bientôt l’hiver et j’ai froid aux mains et aux pieds. C’est lassant.

Et comme pour l’instant je refuse de porter des charentaises ou d’avoir un animal qui tient chaud (et par là j’entends un félin, ou éventuellement un ornithorynque), la conclusion est simple : soit je réinvestis dans un nouveau parc de chaussettes, soit un homme me trouve/je trouve un homme. Soit les deux, et à ceux qui pensent que c’est incompatible, je rétorque qu’il y a chaussettes et chaussettes…

Exhibition de la preuve par la charcuterie :

( je sais, je perds tout sens moral, mais primo, c’est pas la première fois. Et secundo, c’est juste au cas où cuisse et racolage seraient les mamelles du réchauffage… )