L’eusses-tu cru ?

Et bien pas moi.

À chaque fois, je fais le test : je pose la question et les gens s’esclaffent. Pourtant, eux, ils n’ont pas été aux States en 1985 sous Reagan à l’époque du $$$ à 10 francs français. Ils ne l’ont pas prise en pleine poire, cette Amérique tape à l’œil où la famille qui t’accueille chez elle possède 3 Pontiac dans des garages à portails automatiques, 4 télés, 8 téléphones et emploie une bonne à plein temps. Ce pays où les gamines de ton jeune âge se maquillent pareil que les Pontiac en question, et couinent de bonheur à l’idée de l’imminente sortie d’un film où la star montante de la pop de l’époque, une certaine Madonna, fait ses débuts (qui semblaient alors tellement provocateurs) sur grand écran. Cette mode qui abime les yeux (et le cheveu) à coup de brushings terrifiants, de jupettes à volants, de fanfreluches innommables et d’épaulettes en furie.

Et au milieu de tout ça, sur les ondes, deux perruches clonées, multicolores et ébouriffées se battaient à  grand renfort de tubes pour conquérir les oreilles et les pieds du public : la sus-nommée Ciccone-Madone et Cyndi Lauper…

Là, tu vois, tu souris déjà un peu. Et si je dis :

Tu sais qu’aujourd’hui, Cyndi Lauper sort un nouvel album ?

Ben voilà, toi aussi tu es hilare, et jamais au grand jamais tu n’irais acheter un truc pareil. Eh ben c’est dommage, tu pourrais te priver d’une très bonne surprise. Je sais, c’est un scoop énorme. Tout le bien que je pense de Memphis Blues est détaillé exclusivement et en exclusivité chez Interlignage. Et pour deux extraits, c’est juste là en dessous. Enjoy !

Travelling arrière (Part 1)

En voiture Simone, aujourd’hui j’ai loué une machine à voyager dans le temps !

Ah, je crois qu’on a atterri dans les années 50, en 1954, pour être précise. Et en pleine littérature magazine de midinette fleur bleue, dirait-on…

Ouh mais dites donc, ça vaut son pesant de moutarde et c’est des heures d’amusement ce machin là !! On y trouve de tout : des titres chocs et fracassants.

De l’exotisme en turban et en beaux dessins.

Et surtout, surtout, pour entretenir l’esprit vif, la truffe humide et l’œil brillant de madame, de la grande littérature en roman photo, des questions existentielles intenses…

… et des jeux adaptés aux préoccupations essentielles du lectorat.

Haha, et alors, les réponses, c’est quoi ?

Les résultats seront donnés dans 56 ans.

Victime de la mode

Alors, dans la famille « Mon absence de sommeil et moi », je demande le gag ridicule…

Et forcément, je fais bonne pioche.

Pourquoi, dans le mode d’emploi de Sleep Cycle, gadget pour ail-phone, on pense à tout ? T’aider à bien placer ton téléphone-machine à café-tondeuse-croquette pour chien-analyseur de sommeil dans le lit, te proposer une sonnerie spéciale pas trop traumatisante pour que ton éveil soit comme une nouvelle naissance zen en ce bas monde, te rappeler de ne pas quitter l’application une fois le processus enclenché. Te redire que comme ton appareil a une autonomie électrique proche du néant, il faut le laisser branché pendant qu’il dort à tes côtés, en mode “avion”. Oui, les concepteurs ont pensé à tout… ou presque.

Tu te souvenais, toi, que la chose, une fois sa batterie repue, émettait un genre de rototo vibrant de joie ?

Ah ben moi non plus. Et ça m’a beaucoup plu, l’infarctus du késako à 01h54 ce matin, si si. Soyons positifs : j’ai adoré me rendre compte que pour une fois, la première depuis si longtemps, je dormais à poings fermés… Allez, on va pas s’énerver, et puis je suis de plus en plus d’humeur à en rire.

L’album s’appelait The Boy Who Couldn’t Stop Dreaming



Scoop

On dirait que c’était une édition spéciale d’Ici Dimanche ou de France Paris avec plein de morceaux d’infos inédites à deux brouzoufs dedans.

Il y a quelques jours, la fille m’a frappé d’un tag en plein blog :

Le jeu, c’est de déballer du scoop,  de l’ignoré du lecteur, et sept fois en plus.



© Pour commencer, je sais que certains seront déçus, mais donc : non, je ne suis pas Scarlett Johansson. Je suis juste bien mieux et ma merveillance n’a pas d’égal. En plus, franchement, ce sourire benêt c’est pas possible. Scoop n°1 : il m’arrive de trichouiller, mais jamais pour les choses vraiment importantes.

© J’ai fait de la danse classique, d’abord de 8 à 10 ans, puis de 18 à 23 ans. Ça m’a permis, entre deux courbatures, de mieux comprendre une des raisons de mes multiples gourderies. Car non seulement, j’ai du mal à évaluer les dimensions du véhicule, ( aka mon corps de rêve ), mais surtout surtout surtout… j’ai un sens de l’équilibre déplorable. Tomber de ses pieds, c’est ridicule, mais tomber de ses pointes, ça fait beaucoup plus mal. → Scoop n°2 : il existe des photos d’un gala à thématique “Mille et une nuits” sur lesquelles je brandis triomphalement un serpent en peluche le nombril à l’air. Ne fantasmez pas, elles sont cachées dans un hangar sécurisé, juste à côté de l’Arche d’Alliance.

© Je suis craquante. Croustillante, aussi, mais craquante. Du genou essentiellement, et quasiment à chaque flexion. → Scoop n°3 : les mâles sont des êtres facilement impressionnables, j’en ai déjà vu un au bord de l’évanouissement à cause de ce crac-crac là.

© J’ai déjà eu le mal de mer sur un pédalo, et violemment en plus. Ma seule consolation, c’est qu’on était deux. → Scoop n°4 : blurgh.

© Il parait que j’ai ce qu’on appelle l’oreille absolue, comme la vodka du même nom. Je suis donc un monstre de foire. → Scoop n°5 : je viens de réaliser qu’en théorie je devrais être capable de jouer juste tout le temps. Maintenant je pleure.

© J’ai une mémoire musicale terrible, je suis un quiz ambulant, mais hélas sans aucun bouton de sélection du type “grosses daubes s’abstenir”. → Scoop n°6 : je peux te chanter le générique de “Creamy, merveilleuse Creamy” comme si je l’avais entendu hier. Maintenant, c’est toi qui pleures.

© J’ai été catholique et cleptomane au même moment de ma vie, et je trouve ça très drôle. Scoop n°7 : je brûlerai en enfer et c’est tant mieux, voilà au moins un endroit où je suis sûre de trouver à boire. Pour fêter ça, une non vidéo adéquate , et donc non aquatique :

LCD Soundsystem, Drunk Girls.


Je suis curieuse de savoir si Madame Kevin accepterait de jouer avec moi …

J’ai demandé à la une

Je tiens à remercier mon insomnie du jour, sans laquelle je n’aurais jamais laissé traîner mes esgourdes sur une revue de presse vers 06H40. Il eut été carrément dommage que je ratasse une nouvelle aussi fracassante que celle-là :

C’est pas grave, c’est pas comme si rédacteur, c’était un vrai métier ( je piloterais bien une navette spatiale demain, moi… )

Bizarre autant qu’étrange, on retrouve l’homme qui perd ses “S” en tête de gondole. Mais non, c’est pas de la promo.  Et heureusement, nos inquiétudes sur ses capacités littéraires sont vites effacées, car dans son interview, Nicolaaaaa déclare : “J’emporte toujours des livres avec moi et j’essaie de lire les journaux le plus régulièrement possible.” Donc, les livres, c’est juste pour caler les tables boiteuses ?

D’aucun diront que je m’acharne, que je le crible de méchantises gratuites et qu’il n’a pas mérité ça. Faux : la dernière fois que j’ai écouté les paroles d’un machin d’Indochine, je conduisais une voiture qui n’est pas à moi ( comme toutes les voitures ). Et le truc qui doit être le texte  m’a tant fait rire que j’ai calé au démarrage, et par conséquent subi un choc par derrière. Heureusement, la tôle ne s’en était pas froissée. Moi oui : je suis rancunière. Et vaguement taquine, allez.

Tu veux que je te chante l’amer ?

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage sans bouger du 31.


Oui, aujourd’hui, je suis un marin barbu perdu dans l’espace temps, ça s’appelle un problème de stabilité mentale. Demain, je serai sa femme, après-demain sa sirène et le dimanche je fais le robot.

Mais revenons à nos coquillages. Hier, chez le dentiste où je me rendais pour faire la révision des 100 000 coups de crocs, j’ai eu l’impression d’être en vacances à la plage. Tout d’abord on m’a allumé la radio et fait admirer le panorama à 360°, avant de m’inviter à me vautrer mollement en relisant pour la ixième fois un album de Gaston Lagaffe. J’étais bien, dis donc : il ne manquait plus que le parasol, le Spirou, mes grands-parents dans leurs fauteuils pliants, la glacière avec le goûter dedans, et mon frangin me bombardant d’algues pour me faire couiner. Soudain, on m’a enfilé un maillot bavoir et là tout s’est gâté : les mouettes criaient en ultra-sons, à l’étape suivante, ce fut la tempête et j’ai bouffé du sable à la pelle. Et en guise d’apothéose, dans une grande vague de grrlllrrlllrrlll, j’ai bu une grosse tasse de pâte amère et archi salée. J’ai même pas bronzé, c’était nul, ça vaut carrément le coup d’aller aux Seychelles ou à Bali.

Si ça pouvait m’éviter d’aller chaque année m’allonger sur le dos, le bec mal ouvert, en apnée, avec tous les muscles tétanisés de stress, je crois qu’à chaque virée à la mer, je mâcherais du sable dans l’eau en tournant sur moi-même.

Ceci dit, grâce à ce rapport humain direct avec le dentiste, j’ai pu expérimenter l’anti-bouse du moment, à savoir :  t’chatter sans roulette. Et comme il n’y avait rien à signaler, il a pris grand soin de mon ultra-brite attitude.

La preuve ? Cette nuit, toute émoustillée par ce constat, j’ai tant souri que je me suis éblouie moi-même au lieu de dormir.