Et bien pas moi.
À chaque fois, je fais le test : je pose la question et les gens s’esclaffent. Pourtant, eux, ils n’ont pas été aux States en 1985 sous Reagan à l’époque du $$$ à 10 francs français. Ils ne l’ont pas prise en pleine poire, cette Amérique tape à l’œil où la famille qui t’accueille chez elle possède 3 Pontiac dans des garages à portails automatiques, 4 télés, 8 téléphones et emploie une bonne à plein temps. Ce pays où les gamines de ton jeune âge se maquillent pareil que les Pontiac en question, et couinent de bonheur à l’idée de l’imminente sortie d’un film où la star montante de la pop de l’époque, une certaine Madonna, fait ses débuts (qui semblaient alors tellement provocateurs) sur grand écran. Cette mode qui abime les yeux (et le cheveu) à coup de brushings terrifiants, de jupettes à volants, de fanfreluches innommables et d’épaulettes en furie.
Et au milieu de tout ça, sur les ondes, deux perruches clonées, multicolores et ébouriffées se battaient à grand renfort de tubes pour conquérir les oreilles et les pieds du public : la sus-nommée Ciccone-Madone et Cyndi Lauper…
Là, tu vois, tu souris déjà un peu. Et si je dis :
Tu sais qu’aujourd’hui, Cyndi Lauper sort un nouvel album ?
Ben voilà, toi aussi tu es hilare, et jamais au grand jamais tu n’irais acheter un truc pareil. Eh ben c’est dommage, tu pourrais te priver d’une très bonne surprise. Je sais, c’est un scoop énorme. Tout le bien que je pense de Memphis Blues est détaillé exclusivement et en exclusivité chez Interlignage. Et pour deux extraits, c’est juste là en dessous. Enjoy !












