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Ne suis pas vraiment là, pour tout dire, me suis échappée dans un univers parallèle flou et invertébré, vais y rester pour la journée. Eh oui : œil fixe, bien être mou épuisé et donc, fatalement, rendement zéro (comme un lundi, quoi). Regarde juste le vent animer violemment la verdure et les nuages en forme de plein de trucs galoper par la fenêtre. Devrais réviser mon Rienzi, espère que l’envie viendra plus tard, ne culpabilise pas une seconde de ne rien foutre (trop fatiguant).

Ai quand même réussi à m’enthousiasmer pour vidéo science fictionnesque, ai aimé univers pré-apocalyptique, lumière brûlante d’été, explosions. Partage. Principles Of Geometry, Springed Dodge (mérite un plein écran)

L’autre couleur grenadine

Un chat en forme d’auto-portrait : tout pâle et tout mou mais heureux, au regard fixe avec les coins des yeux rouges qu’on dirait qu’il a pas dormi pendant dix ans, croisé en usant mes mollets dans le quartier de l’Albaicín à Grenade il y a deux matins.

Eh oui, les horaires décalés des tournées, malgré les plaisirs des yeux offerts par les moments de vadrouille et les joies du bureau, ça transforme vite en coussin : de retour à la maison, on fait des rêves de canapé.

L’armée des ombres

De la zombitude des choses…

J’avais oublié que revenir jouer aux Chorégies d’Orange revenait à signer à ce point un pacte avec la nuit. Que ici pendant ce festival c’est elle qui décide de tout, et qu’elle te fait commencer tes journées au plus tôt à 18h30 pour les achever au plus tard vers 1h00 du matin, travail sur les éclairages oblige. Sur le papier, c’est un peu comme les machins que tu signes avec ton sang, ça a l’air sympa, tu te dis que ça te laisse la journée pour batifoler avec les cigales dans la piscine tout en descendant du muscat dans lequel tu trempes tes maquereaux grillés avec délectation. Fatale erreur 404 !

La vérité, c’est que la musique demande un peu plus d’investissement qu’un vautrage canapé et que nous autres saltimbanques, quand nous posons nos fesses devant notre pupitre, sommes soumis à une velléité de perfection qui puise violemment dans les réserves d’énergie. C’est toujours pire pendant un opéra parce que le chanteur est une espèce volage et inconstante, et que pour coller à son envie musicale du moment il faut avoir en permanence l’œil scotché au chef et des oreilles de 25 km de diamètre.

Et quand c’est l’Égypte qui déferle avec Aïda sur la scène du théâtre antique, ça signifie qu’il faut faire face à 3h de concentration aux sourcils froncés, dont il est impensable de sortir pour aller directement sous la couette. Conséquence inévitable : coucher chaque jour entre 2 et 4h00 du matin, lever pâteux en fin de matinée et décalage décalqué pour tout le monde. Notre maison est peuplée de plus ou moins zombies plus ou moins incapables de s’adapter vraiment à un sommeil de jour. Et comme le téléphone n’y sonne jamais pour nous sortir de notre torpeur (la petite maison dans la pinède est technologiquement coupée du monde moderne), le temps y passe mollement et chaudement tout en douceur et en glanderie aphasique.

D’où quelques dégâts collatéraux. Par exemple l’incapacité à mémoriser le fait que la plomberie a été arrangée par un facétieux qui a systématiquement mis l’eau froide à gauche et l’eau bouillante à droite. Ou que le mûrier devant la maison a une branche basse qui se jette facilement sur ton crâne quand tu vas chercher le café, le fourbe. Donc aujourd’hui, la larve que je suis a en plus mal aux cheveux, et ça n’est pas du tout ce qu’on croit, le comble !

Sinon, notre Aïda est diffusé ce soir sur France 2 (bande annonce de JT ici). Moi je ne suis pas du tout convaincue par le casting vocal, mais soyons fiers et égoïstes : les critiques (clic clic) trouvent que l’orchestre assure, si c’est pas l’essentiel !

Radio Gaga

C’était un weekend comme une bulle de plaisirs simples, tous gratuits et garantis 100% sans embrouilles (oui, j’ai de la chance : ma famille proche, celle qui compte pour de vrai, permet ce genre de choses). Et j’ai plongé la tête la première, sans envie ou besoin de m’échapper, mais pas seulement à cause de la présence de ma nièce : entre les moments gourmands, les réunions vaisselle dans la cuisine plutôt sympas à cause de la machine en panne, le champagne (encore des bulles), les bouteilles de Bourgogne, et surtout des explorations émouvantes et marrantes dans des vieux albums photos jamais feuilletés, je n’arrive pas à trouver d’ombres au tableau. J’en suis donc rentrée avec une tonne de sourires plein la tête (alourdie d’un kilo et demi de fromage et de jambon en terrine… il est des jours où on apprécie très fort que l’amour maternel s’exprime aussi en protéines qui remplissent le frigo, et là je plaide coupable, hu hu hu…).

Et ma mini Violette de nièce, alors ? Elle nous a tous fondus comme des chamallows, la fourbe, mais je suis quand même fière de constater que nous aurons sûrement beaucoup à nous raconter. Déjà, elle a le bon goût de sourire quand elle entend ma voix de crécelle qu’on dirait que c’est moi la voix du Temps des gitans.

Mais surtout nous avons déjà quelques points communs : une face à grimaces et à sourires, les doigts longs, les mollets poilus duveteux et les pieds fins.

Et puis elle ne pense qu’à dormir et à boire/manger.

Si c’est pas un signe de perfection, ça ?

Sous le soleil exactement #1

Bien, maintenant que grâce à Funambuline et son remède anti-démangeaisons j’ai retrouvé le sommeil et l’usage de mes mains (même si mes jambes ressemblent toujours à une amanite tue-mouche en négatif), je vais pouvoir enfin vous rebattre les oreilles de mes belles belles belles vacances en Martinique. Mais, je le jure, c’est pour mieux vous ensoleiller, mes enfants.

Avec Lucette, on en a vu des choses en arpentant les plages ! Même qu’on en a vu qu’on aurait préféré ne pas voir (oui, messieurs les àpoilistes, évitez de vous vautrer sur le dos au beau milieu des chemins de randonnée côtière, parce que primo c’est bien la peine d’accaparer les jolies plages désertes si c’est pour faire ça, et secundo à ce moment-là, la frontière entre naturisme et exhibitionnisme se rétrécit sauvagement ). Mais surtout, dans les endroits les plus fréquentés, nous avons retrouvé quelques people plus ou moins fictifs en vacances.

Le seul non-retraité de la bande était un Pirate des Caraïbes cherchant désespérément son bateau à l’horizon.

Mais donc, en exclusivité pour vous : Sa Majesté la reine, nue dans son hamac. Attention, toujours avec un chapeau (oui, ok, elle est pas encore en retraite non plus, mais osez dire qu’elle n’a pas l’âge).

On reconnait bien Barbie à ses couleurs fétiches. Mais j’étais loin de me douter qu’elle était presbyte à ce point-là (à seulement 52 berges, si c’est pas malheureux… aucun doute : le rose bonbon, c’est pas juste moche, ça conserve mal !)

Et puis surtout Superman, qui a tombé ses collants bleus mais gardé son slip rouge. Un peu replet, mais en pleine forme, il semble avoir toujours autant de problèmes pour maîtriser sa force. Sacré Clark !

Maintenant je me dis que c’est dommage : si on était restées 2 minutes de plus, on assistait à un meurtre par cocotier !