La leçon de musique

Depuis hier soir qu’on répète avec le brass band de (et avec) Wynton Marsalis pour le concert de demain nuit, je prends des claques et j’aime ça.

Non que je sois spécialement atteinte de masochisme. Mais jouer sa Swing Symphony restera pour moi un grand moment bien marquant (même si elle est loin d’être simple et que comme on touche à un style et un répertoire qui sont à mille lieux des nos clous habituels, on en bave des ronds de chapeaux). Jamais je ne m’étais retrouvée face à tout un groupe de musiciens aussi incroyables. C’est pas compliqué : la mâchoire m’en est tombée hier à 20h, je n’ai toujours pas réussi à la refermer et il y a de fortes chances pour que ça dure encore longtemps après le concert. Je me sens petite, si petite, ma béatitude épatée m’illumine, je suis devenue une ampoule LED de bonheur musical.

Et pourtant, le jazz – terme trop vaste, je sais – n’est pas spécialement ma tasse de thé, vu que c’est un style pour lequel je suis restée bloquée dans les années 50-60. Ce qui tombe bien en fait : le grand Wynton donne dans le genre qui me convient (avec la formation que j’aime), celui qui dégouline au saxophone en noir et blanc dans un film noir avec Bogie, celui qui fout la patate à coup de be-bop endiablé, celui qui a la classe d’un charleston chic, celui qui tape sur des cowbells dans des chorus quasiment vaudous, celui qui pleure du blues à en faire fondre une enclume. Celui qui à coup de congas plus ou moins en furie me rappelle irrémédiablement une des plus belles bandes originales qui soit, celle de La soif du mal d’Orson Welles, signée Henry Mancini.

Soupir de joie et d’impatience…

Le swap de cartes postales d’Armalite

Avant de partir en tournée germano-franco-sud américaine j’avais levé un doigt tout fatigué (l’index, je précise) pour participer au swap de cartes postales organisé par Armalite. Et non, rien de rien, je ne regrette rien : voir arriver dans sa boîte aux lettres autre chose que des factures ou des pubs à la noix est un vrai plaisir. Surtout si le thème est l’humour parce que c’est bien connu : un ricanement idiot par jour keeps the doctor away. Grand merci à toutes, je crois qu’il m’en manque encore une mais je ferai un edit (et surtout j’espère bien n’avoir oublié personne entre deux bus-trains-avions pris pendant cette folle tournée !).

Par ordre d’apparition dans la galerie, et cliquables pour agrandissement, voici donc les joyeux envois de Sylvie (Draxdana), Sophie, mlle_cassis, Marion (Ioionette), Laurie (Rock’n Laurette), Giulia, Funambuline, Éléonore (Kleo), Bérénice. Le magnifique sextoy breton est signé de la maîtresse de cérémonie qui m’a dans cette période arrosée de cartes. J’ai même eu du mal à choisir laquelle exhiber, mais sur sa recommandation j’ai opté pour celle qui apparemment lui a immédiatement fait penser à moi (et je me demande vraiment pourquoi, tiens).

Sans commentaire…

Petite mort

Hier soir, j’ai valsé à cinq temps avec Piotr Illitch, dansé jusqu’à en perdre le souffle, la tête et le sens de la verticale (notre symphonie Pathétique, à mon avis le clou du concert d’hier soir, est toujours visible ici). Résultat : aujourd’hui mon corps est à peu près dans le même état que si j’en avais fait autre chose de moins avouable, il est mort de chez mort, il a mal partout jusque dans ses os et il sourit bêtement. Quand on te dit qu’il faut faire de la musique…

Je te branche de la pop légère et dégraissée jusqu’à l’os pour fêter ça :

Islands – Hallways.

Le jour de la lune

Le calendrier a décidé que le premier jour de la semaine était consacré à un satellite qu’on dit changeant. Par flemme Par respect pour les astres, je te laisse choisir entre deux ambiances bien opposées pour ton réveil. Donc :

Soit tu vas faire un tour sur la lune grâce à Air (quel hasard, dis donc, il se trouve justement que je cause de leur album chez Interlignage aujourd’hui, ça alors !) et tu choisis le réveil en douceur, avec un extrait tout hypnotique et réveur.

Soit tu te sens d’emblée un peu plus énergique (et pas que tu poignet) et d’humeur badine, et tu trouves une autre façon de tonifier ton réveil dans la salle de bain. Non, cette phrase n’est pas ambiguë, cesse tes insinuations, veux-tu ?

Ou alors tu fais comme moi : tu manges goulûment le menu complet sans t’embêter à choisir entre le fromage et le dessert. Allez, happy moon-day !

La Dame du Lac

Quelques instantanés mal foutus en vrac de mon séjour sur le Lausanne-Express, histoire entre autres de remercier tout spécialement et avec une valise de sourires Dame  Funambuline. Par exemple pour les découvertes shopping (clic et clac), le taloz, les gourmandises rituelles

Certaines personnes ont un don pour les plaisirs et la joie de vivre affreusement communicatif, quand même.

Gros postescriptoum : Mdame Jo m’a fait défaut, l’Italie c’est nul.

Hagard hagard

Quelques chiffres en vrac : 3 concerts en 3 jours, 1 perfusion d’adrénaline, 22 heures à Paris, 7 mois et demi (un bien bel âge pour une nièce), 400 grammes de thé, 90 minutes très spéciales au Do Ré Mi, une éternité d’applaudissements, puis seulement 3 bières mais xxx clopes, 8h de sommeil en 2 nuits, 1.4° le matin et 2 brunchs gargantuesques dans le même dimanche histoire de continuer à tenir debout.

Aujourd’hui j’ai la consistance d’un saladier entier de jelly anglaise et le regard pétillant d’une lotte pas fraîche qu’on aurait transformée en statue de sel. Je suis juste bonne pour une énorme marinade dans mon auto-satisfaction professionnelle, un bon bain chaud et/ou ce genre hypnose que voilà.