Oh mein Fagott !!

C’est sûr qu’à priori je n’avais pas de vocation particulière à causer de basson par ici. Surtout qu’en fait sur la vidéo c’est du Fagott et pas du vrai basson français. Car oui, voilà encore un domaine où la France, une fois de plus, s’illustre par son syndrome d’Astérix  puisqu’elle est une des dernières à utiliser ce type d’instruments (qui sonne souvent vraiment plus joli, mais cette opinion n’engage que moi).

C’est sûr aussi que Casse-Noisette de Tchaïkowski ne m’a pas trop manqué pendant mon jour de relâche, preuve que j’ai un peu besoin de vacances. Sans rire, ce silence, ah ce silence, sans tambours ni trompettes, mais quel délice !

Et puis voilà, je n’ai pas pu résister à cette transcription 100% pure grave. The Breaking Winds nous cassent donc les noisettes de la Danse Chinoise, dite Le Thé, et ils s’y mettent à 12 + 3 contrebassons (ceux qui flatulent jouent des infrasons). De toute façon, on s’y recolle dès ce soir, hein. Et en plus il y a un chat, comment veux-tu que ça me déplaise ?

Porc très chinois

L’autre jour, Tambour Major a crié “chat” en me collant une tape dans le dos et m’a demandé de jouer avec lui au portrait chinois. D’où ce jeu de mots débilissime dans le titre, mais qu’y puis-je, moi, si selon les asiatiques je suis née sous le signe du cochon ? (le premier qui s’écrie que ça explique bien des choses reçoit immédiatement une tape sur le groin). La liste des questions posées aux victimes du Tambour est donc celle-ci :

Et si tu étais :

1. Un objet sexuel
2. Un plat cuisiné
3. Une marque de bière
4. Un matériel électroménager
5. Une pièce de théâtre
6. Une bande dessinée
7. Un médicament
8. Un restaurant
9. Une station de radio
10. Un objet que l’on trouve sur ton bureau

C’est parti, on envoie le fameux conte des dix petits cochons.

Si j’étais un objet sexuel ? Avec l’esprit de dévouement qui me caractérise, je vais donc dire en toute simplicité : moi.

(en plus, ça fera jaser dans les commentaires et ça relancera mon quota de “grosse cochonne exhibitionniste” dans mes statistiques).

Si j’étais un plat cuisiné, je serais certainement une tarte Tatin (mais j’ai failli être un pot au feu). Mais pourquoi donc, hein ? Une affaire de madeleine, sans aucun doute ; liée à un amour sans borne de la bonne pomme cuite (ne me parle pas de golden ou de je ne sais trop quoi de fadasse, la pomme elle doit être bien balancée et sucre et en acidité, sinon elle n’est même pas digne de ce nom) ; et liée au fait que la pâte brisée est la première chose qu’on m’a apprise et demandé de faire en cuisine, encore et encore. L’odeur du beurre dans la farine me rend folle, j’en suis devenue tartomane à jamais.

C’est en Bavière que j’ai appris à aimer la bière (beaucoup)(beaucoup trop, même, et puis jeune en plus, mais heureusement, c’était dans le cadre d’échanges à visée culturelle). Si j’étais une marque de bière, j’aimerais bien m’appeler Paulaner.

Si j’étais un zinzin électro et ménager, je serais le premier appareil qui me sert une fois que je suis debout le matin, et le dernier à m’apporter du réconfort le soir, à savoir une bouilloire (what did you expect ?). Le matin je ne vaux rien avant d’avoir descendu ma théière, le five o’clock tea est un de mes moments favoris, et le pisse-mémé du soir est presque obligatoire. Ma bouilloire (qui est très moche, d’ailleurs) est en plus la chose qui chauffe l’eau de mes pâtes, ce qui contribue à en faire un objet indispensable, voire quasiment un objet de culte. Amen.

Si je devais être une pièce de théâtre, j’aurais du mal à me choisir tant mes lacunes dans ce domaine sont honteusement énormes. Mais j’opterais sûrement pour le texte que je me promets de lire en bilingue un jour, bientôt, parce que je ne le connais que par mini-bribes et que son univers me parle, à savoir Le songe d’une nuit d’été de Shakespeare.

Si j’étais une bande-dessinée, je serais Corto Maltese pour pouvoir me blottir dans les bras de ce beau marin qui doit être le premier amour de ma vie (rien que ça). Ah, Cortouchka…

Si j’étais un médicament je serais de l’huile d’arnica, la compagne indispensable et réconfortante de mon activité musculaire violonistique intense. Ne serait-ce que pour l’odeur.

Si j’étais un restaurant je serais schyzophrène, parce que ma gourmandise démesurée et multidirectionnelle fait de moi une girouette totale en la matière. Choisir je ne peux point, pardon mais je suis alimentairement polygame dans l’âme.

Mon nom de radio est France Inter, parce que j’adore les pubs pour le dépistage du cancer colorectal, mais aussi la tranche 8h-10h qui m’aide à ouvrir les yeux le matin.

Si je me trouvais sur mon bureau, je serais une Miyazaki-mania suraigüe qui pendouille fièrement tout autour de ma lampe. Oui, je sais, j’abuse un peu mais console-toi en te disant que l’autre moitié est accrochée à mes sacs à main et à ma boîte à violon. Et que ce matin encore je parcourais le web à la recherche de trucs inutiles en forme de Totoro.

À mon tour maintenant de créer un questionnaire et de transformer des lecteurs en chat. Voyons voir… Bulles d’infos, Alizarine, Funambuline, Mdame Jo, L’azimutée, Mlle Cassis, Hurluberlulu, Gaël, vous joueriez ? (les volontaires non désignés sont bienvenus, évidemment)

Top, c’est parti. Si vous étiez :

1 – une danse
2 – un son
3 – un rire
4 – un film
5 – un gri-gri
6 – un mensonge
7 – posé sur la table de chevet
8 – une époque
9 – une gourmandise
10 – une machine agricole (on n’y pense jamais assez)

Ok Corail

À quoi donc saurait-on reconnaître une violoneuse en (trop brève villégiature) au bord du Léman ?

Au fait qu’elle ressemble à une endive aveugle parce qu’elle a laissé ses lunettes de soleil en Toulousie et que le soleil, si bon mais encore frais à son goût de frileuse, lui en met tellement plein la vue que ses yeux rétrécissent façon taupe à chaque fois qu’elle met la truffe dehors ?
Ou plutôt au fait qu’elle profite honteusement de la joyeuse hospitalité agrémentée de félins de MdameJo pour demander à l’experte Funambuline de transformer ses griffes en touches rigolotes et flashy mais mattes (la chose étant impensable pendant les heures de bureau, vu qu’une manucure lui donne l’impression d’avoir un éléphant assis sur chaque doigt, sensation vaguement handicapante côté vélocité) ?

Et oui, je bois du thé (au moins au réveil).
En voilà une couleur qui te crie la joie et le printemps dans les yeux, j’aime j’aime j’aime ! Mais le premier qui dit qu’avec ma carnation ça me fait ressembler à une coquille Saint¬Jacques se prend le corail dans le museau façon règlement de comptes.

Such a british sunday #2

Scones au cheddar (selon Trish Deseine), potted beef et crumble sont les mamelles d’un lunch dominical britannique, certes.Voilà un pan du patrimoine culturel anglais que je commence à maîtriser pas trop mal, avec les boissons. En revanche, hier, j’ai complètement découvert avec grand plaisir l’art très codifié du Panto (et c’est là que j’ai trouvé une bonne description du style en french) :

“Les origines du pantomime anglais,  (le panto) se trouvent fort probablement dans le Moyen Âge et sont actuellement une mélange de la tradition de la Commedia dell’Arte, venue de l’Italie au 17ème siècle  et du Music Hall britannique du 19ème (…). Il est devenu très populaire en Angleterre, où au départ, il était considéré comme une sorte d’opéra pour le bas peuple.  Maintenant, les pantos ont lieu autour de Noël et visent un jeune publique malgré le fait que souvent les jeux de mots peuvent cacher un sous-entendu un peu vulgaire. Les histoires sont basées sur des histoires enfantines très connues,  comme des légendes  folkloriques ou des contes de fée. On y trouve toujours les mêmes éléments : il y a des bons et des méchants, le garçon principal est joué par une jeune fille,  l’homme principal souvent joué par une femme âgée, et il y a toujours des chansons, de la comédie bouffonne et  un dénouement heureux. La participation des spectateurs est une partie intégrale du “show” où on est encouragé à huer le méchant.”

On a bien practicé notre english (c’était en VO intégrale). La compagnie qui présentait le spectacle a dans ses rangs, entre autres atouts, un exceptionnel méchant dans la plus pure lignée du Severus Snape/Professeur Rogue d’Alan Rickman (et deux mecs déguisés en chameau assez hilarants aussi). L’histoire, c’était Aladdin, et heureusement qu’on avait un enfant avec nous pour nous servir d’alibi, parce qu’on s’est pas mal pris au jeu : on est vite devenus très pros dans le huage de vilains et le hurlement de “Oh no, he didn’t” et autres “Watch out, it’s behind you !!».

Et surtout, il y avait les traditionnels rôles travestis, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser que mes idoles d’outre-Manche étaient finalement de farouches et fidèles reflets de certaines de leurs traditions et de bons porte-Union-Jack…

God save the Monty-Python !

Survivor

À part à un bon lit, et à ton amour-plaisir du travail bien fait, à quoi te raccrocher quand en guise de point d’orgue à une semaine déjà lourde, tu dois assurer trois représentations en trois jours ?

Oui oui, entre deux bonnes tranches tranches d’opéra de 3 heures et des brouettes (hier et demain) s’est glissé un concert symphonique tout aussi énergivore et difficile que ses petits copains. En ces cas là, il faut savoir se ménager et prendre soin de soi, histoire d’être pleinement opérationnelle au moment “aime”. Petit kit de survie en weekend hostile :

- C’est le moment où jamais de commencer enfin c’est pas trop tôt à mettre mon nez dans Causette, un magazine dont j’ai lu ici et (entre autres) les mérites.

- Par les temps qui courent, difficile de fonctionner sans une surveillance étroite et rapprochée des tensions dans mes amis les muscles et les tendons. Quand l’huile d’arnica en massage et les étirements ne suffisent plus, radical et indispensable pour éviter que la situation ne dégénère, l’anti-inflammatoire qui se colle : un bon patch aux petites mauvaises douleurs !

- Pour les mêmes raisons (réhydrater à mort), mais aussi parce que c’est bon, du thé du thé du thé et encore un peu de thé. Les clémentines c’est idéal pour bâfrer de l’eau, aussi.

- Et surtout, avaler au moins 5 fruits et légumes par jour. Pour être certaine de ne pas en manquer j’ai planté chez moi un spaghettier et un lindtier variable (il passe du noir au lait selon les jours), ils me procurent tous les deux bien être et plaisir à gogo. Avec sûrement des tas d’oligo-éléments et de vitamines grasses essentielles dedans, ça doit être pour ça que c’est aussi bon.

- Et en parlant de choses vitales, primordiales et de légumes verts, je savoure chaque jour un peu plus une grosse carotte dont la perspective se rapproche…

Et pour la musique d’ambiance ?
Point trop n’en faut en ce moment. Mais j’aime toujours Joy. La vidéo me rappelle que j’ai déjà prévu de clore la folle semaine entre amis. J’ai hâte.

Pot belge

Si on te demande où sont tes rotules, tu pourras répondre que je suis dessus…

La sieste n’a pas voulu venir, effrayée par la gamberge de la douleur latente dans l’épaule, sans doute. Voilà qui ne fait pas mon affaire : je veux et j’exige que tous mes neurones et toutes mes synapses soient sur le pont pour finir la semaine en beauté !

Donc.

De la vitamine C, une théière entière de Boost, plein de chocolat, des échauffements, une gamme, et un gros anti-bobo surdosé avant de partir (ne dites pas à maman que j’ai déjà envisagé la cortisone, elle pense encore que je suis une honnête femme…).

Ne restera plus qu’à me repoudrer le nez et qu’à retourner planer au pays des merveilles. Gustav, amour, attends-moi, j’arrive !

Si tu penses que tu mérites encore des gifs, c’est .