Majeur vs Mineur Reloaded

Il semble qu’en ce moment ça soit la mode de tripoter dans les modes. Non, je ne cause pas chiffons et soldage, je cause musique, solfège même (pouah !). Car majeur et mineur sont ce qu’on appelle des modes, un mode étant l’agencement de tons et de demi-tons obtenu sur une série ascendante de sept notes naturelles selon sa note de départ. La gamme occidentale contenant sept notes naturelles il existe donc sept modes, celui le plus facile à citer en exemple étant le mode majeur, autre nom du mode de do. Je traduis : si je chante do ré mi fa sol la si do de ma voix de sirène, c’est le mode de do et c’est une gamme majeure.

La question étant donc : mais qu’est ce qu’elle vient nous pomper l’air dès le matin avec ça, que de toute façon on sentira jamais la différence entre du majeur et du mineur, et ressers-moi plutôt un peu de thé merci ? Ben j’ai vu passer il y a deux jours un Nothing Else Matters de Metallica pas hyper bien majeurisé, donc je ne trouvais pas qu’il méritait de se transformer en petite pédagogie à deux balles. Mais ce Losing My Religion de REM me semble plus propice à la démonstration : en mineur tu fronces les sourcils, en majeur tu es à la limite de te transformer en Chantal Goyave rose bonbon pour le reste de la journée.
Oui ? Non ? Chipote pas, même sur moi qui ai encore dormi comme une bouse ça marche, alors camembert.

Excès de lenteur

Je suis furax.

J’ai un muscle tout emmêlé. C’est rien de grave, mais je regarde ma journée de boulot (avec mon super binôme, ma super musique et mon super chef) avec perplexité : peut-on vraiment jouer avec un poignard planté sous l’omoplate ?

Peut-on assurer à 14h00 en ayant pris en catastrophe au milieu de la nuit un comprimé de mollasson Myolastan® hallucinogène ? Et surtout, pourquoi le hérisson boude-t-il mes croquettes ?

Je sens que ça m’agace et que je vais tout casser, oui ! (fais gaffe, je suis au top de ma violente foudroyance) (mais non, ce médicamenment ne me faiut aycin zffzt)..

Molle

Molle comme un lendemain de retour de tournée, comme après six concerts en sept jours dans six villes différentes. Molle comme après deux dernières journées anglaises particulièrement denses en voyages et en concerts lourds.

Molle mais tellement heureuse d’avoir renoué avec le meilleur du bureau, même si en Angleterre les salles sont rarement pleines et que c’est un peu bizarre et difficile de vouloir tout donner pour des salles pleines de fauteuils vides (mais c’est visiblement courant). Parenthèse : on a eu la chance de finir avec éclat dans une salle magnifique et bien pleine à Birmingham, et ça c’était un régal !

Molle mais ensoleillée du beau temps qui nous a suivis partout là-bas, Outre-Manche, et qui m’accueille aussi à la maison. Soyons donc tartes mais pas trop, avec deux images en forme de cœur : une merveilleuse laideur trouvée dans la boîte aux lettres envoyée par M’dame Jo (la chose dans son entier en cliquant sur l’image).

Et une spéciale dédicace pour Bulles d’Infos parfumée à la Marmite (beurk) volée à un buffet de british breakfast. Sur ce, je retourne me répandre en crevitude dans le sourire en buvant (enfin !) du thé digne de ce nom.

Le déclin de l’Empire britannique

Je sais maintenant quel est le fléau qui ruinera la splendeur de la couronne de Madame La Queen. Je ne te parle pas de la bière qui transformait hier la nuit de Cardiff en champ de bataille zigzaguant et titubant (soit tout le monde essaye d’éviter les chiures de mouettes, soit c’est la Brains – oui, c’est le nom de la welsh beer – mais c’est traumatisant : la Reine-du-basson et moi on a failli se faire vomir dessus en rentrant à l’hôtel).

Non, je te parle d’un vrai fléau qui touche toutes les classes (maintenant je le sais parce qu’on le croise même dans les palaces étoilés que mon bureau m’offre en tournée), il frappe violemment alors qu’il pourrait si simplement être évité. Surtout dans un pays dont la réputation place sa consommation en tête des clichés. Oui, tu as deviné, le drame ici c’est le thé.

Pas tous les thés, non, seulement celui qu’on te sert absolument partout, le thé le plus atroce qui soit : l’english breakfast en sachet. Impossible à avaler sans sucre et une tonne de lait tellement c’est de la raclure de poudre de feuilles âcre et râpeuse d’amertume. C’est le thé qui fait grimacer, alors que ce divin breuvage provoque en général chez moi des soupirs de bien-être et des moments d’extase. Je vendrais mon âme pour une vraie théière avec des longues feuilles qui badinent dans de l’eau fraîchement frémie… (oui, tu as deviné, je reviens du petit déjeuner, beurk). Et l’abomination y était déguisée en machin chic, quelle arnaque !

En vérité je te le le dis, l’english breakfast c’est le mal absolu.

(et sinon je file : aujourd’hui c’est repos et Cardiff a l’air vraiment chouette sous le soleil exactement !)

Mon Royaume-Uni pour un cheval !

Voilà, ça se précise, il y a de la tournée dans l’air. Moi, il me reste une journée complète pour faire ma valise (avec un peu de bol, j’arriverai donc à me coucher avant 3h00 du matin dimanche) (j’en vois qui ricanent) mais Marcel, lui, a déjà pris place dans sa chambre d’hôtel.

Dublin, Manchester, Reading, Cardiff, Sheffield, Birmingham… outre le fait que j’ai plutôt l’impression d’aller jouer une série de matchs de rugby quand je lis cette liste, j’ai surtout pris conscience de ma difficulté à trouver le bon adjectif pour qualifier cette virée. Grâce à ce petit cours de géographie expliquée aux incultes dont je fais partie, je sais maintenant que je devrai donc me contenter d’un "anglophone". Sky, que ces insulaires sont compliqués !

Je me réjouis, vraiment, intensément, même si (et là c’est le drame) je sais que je vais devoir modérer mes velléités de dégustation de bières locales, fragilité musculaire et articulaire encore présente oblige. Mais bon, c’est pas grave, j’ai trouvé mon slogan, que l’on peut littéralement traduire par : "Restez sobres et prenez du poids".

Oh mein Fagott !!

C’est sûr qu’à priori je n’avais pas de vocation particulière à causer de basson par ici. Surtout qu’en fait sur la vidéo c’est du Fagott et pas du vrai basson français. Car oui, voilà encore un domaine où la France, une fois de plus, s’illustre par son syndrome d’Astérix  puisqu’elle est une des dernières à utiliser ce type d’instruments (qui sonne souvent vraiment plus joli, mais cette opinion n’engage que moi).

C’est sûr aussi que Casse-Noisette de Tchaïkowski ne m’a pas trop manqué pendant mon jour de relâche, preuve que j’ai un peu besoin de vacances. Sans rire, ce silence, ah ce silence, sans tambours ni trompettes, mais quel délice !

Et puis voilà, je n’ai pas pu résister à cette transcription 100% pure grave. The Breaking Winds nous cassent donc les noisettes de la Danse Chinoise, dite Le Thé, et ils s’y mettent à 12 + 3 contrebassons (ceux qui flatulent jouent des infrasons). De toute façon, on s’y recolle dès ce soir, hein. Et en plus il y a un chat, comment veux-tu que ça me déplaise ?