Ok Corail

À quoi donc saurait-on reconnaître une violoneuse en (trop brève villégiature) au bord du Léman ?

Au fait qu’elle ressemble à une endive aveugle parce qu’elle a laissé ses lunettes de soleil en Toulousie et que le soleil, si bon mais encore frais à son goût de frileuse, lui en met tellement plein la vue que ses yeux rétrécissent façon taupe à chaque fois qu’elle met la truffe dehors ?
Ou plutôt au fait qu’elle profite honteusement de la joyeuse hospitalité agrémentée de félins de MdameJo pour demander à l’experte Funambuline de transformer ses griffes en touches rigolotes et flashy mais mattes (la chose étant impensable pendant les heures de bureau, vu qu’une manucure lui donne l’impression d’avoir un éléphant assis sur chaque doigt, sensation vaguement handicapante côté vélocité) ?

Et oui, je bois du thé (au moins au réveil).
En voilà une couleur qui te crie la joie et le printemps dans les yeux, j’aime j’aime j’aime ! Mais le premier qui dit qu’avec ma carnation ça me fait ressembler à une coquille Saint¬Jacques se prend le corail dans le museau façon règlement de comptes.

Such a british sunday #2

Scones au cheddar (selon Trish Deseine), potted beef et crumble sont les mamelles d’un lunch dominical britannique, certes.Voilà un pan du patrimoine culturel anglais que je commence à maîtriser pas trop mal, avec les boissons. En revanche, hier, j’ai complètement découvert avec grand plaisir l’art très codifié du Panto (et c’est là que j’ai trouvé une bonne description du style en french) :

“Les origines du pantomime anglais,  (le panto) se trouvent fort probablement dans le Moyen Âge et sont actuellement une mélange de la tradition de la Commedia dell’Arte, venue de l’Italie au 17ème siècle  et du Music Hall britannique du 19ème (…). Il est devenu très populaire en Angleterre, où au départ, il était considéré comme une sorte d’opéra pour le bas peuple.  Maintenant, les pantos ont lieu autour de Noël et visent un jeune publique malgré le fait que souvent les jeux de mots peuvent cacher un sous-entendu un peu vulgaire. Les histoires sont basées sur des histoires enfantines très connues,  comme des légendes  folkloriques ou des contes de fée. On y trouve toujours les mêmes éléments : il y a des bons et des méchants, le garçon principal est joué par une jeune fille,  l’homme principal souvent joué par une femme âgée, et il y a toujours des chansons, de la comédie bouffonne et  un dénouement heureux. La participation des spectateurs est une partie intégrale du “show” où on est encouragé à huer le méchant.”

On a bien practicé notre english (c’était en VO intégrale). La compagnie qui présentait le spectacle a dans ses rangs, entre autres atouts, un exceptionnel méchant dans la plus pure lignée du Severus Snape/Professeur Rogue d’Alan Rickman (et deux mecs déguisés en chameau assez hilarants aussi). L’histoire, c’était Aladdin, et heureusement qu’on avait un enfant avec nous pour nous servir d’alibi, parce qu’on s’est pas mal pris au jeu : on est vite devenus très pros dans le huage de vilains et le hurlement de “Oh no, he didn’t” et autres “Watch out, it’s behind you !!».

Et surtout, il y avait les traditionnels rôles travestis, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser que mes idoles d’outre-Manche étaient finalement de farouches et fidèles reflets de certaines de leurs traditions et de bons porte-Union-Jack…

God save the Monty-Python !

Survivor

À part à un bon lit, et à ton amour-plaisir du travail bien fait, à quoi te raccrocher quand en guise de point d’orgue à une semaine déjà lourde, tu dois assurer trois représentations en trois jours ?

Oui oui, entre deux bonnes tranches tranches d’opéra de 3 heures et des brouettes (hier et demain) s’est glissé un concert symphonique tout aussi énergivore et difficile que ses petits copains. En ces cas là, il faut savoir se ménager et prendre soin de soi, histoire d’être pleinement opérationnelle au moment “aime”. Petit kit de survie en weekend hostile :

- C’est le moment où jamais de commencer enfin c’est pas trop tôt à mettre mon nez dans Causette, un magazine dont j’ai lu ici et (entre autres) les mérites.

- Par les temps qui courent, difficile de fonctionner sans une surveillance étroite et rapprochée des tensions dans mes amis les muscles et les tendons. Quand l’huile d’arnica en massage et les étirements ne suffisent plus, radical et indispensable pour éviter que la situation ne dégénère, l’anti-inflammatoire qui se colle : un bon patch aux petites mauvaises douleurs !

- Pour les mêmes raisons (réhydrater à mort), mais aussi parce que c’est bon, du thé du thé du thé et encore un peu de thé. Les clémentines c’est idéal pour bâfrer de l’eau, aussi.

- Et surtout, avaler au moins 5 fruits et légumes par jour. Pour être certaine de ne pas en manquer j’ai planté chez moi un spaghettier et un lindtier variable (il passe du noir au lait selon les jours), ils me procurent tous les deux bien être et plaisir à gogo. Avec sûrement des tas d’oligo-éléments et de vitamines grasses essentielles dedans, ça doit être pour ça que c’est aussi bon.

- Et en parlant de choses vitales, primordiales et de légumes verts, je savoure chaque jour un peu plus une grosse carotte dont la perspective se rapproche…

Et pour la musique d’ambiance ?
Point trop n’en faut en ce moment. Mais j’aime toujours Joy. La vidéo me rappelle que j’ai déjà prévu de clore la folle semaine entre amis. J’ai hâte.

Pot belge

Si on te demande où sont tes rotules, tu pourras répondre que je suis dessus…

La sieste n’a pas voulu venir, effrayée par la gamberge de la douleur latente dans l’épaule, sans doute. Voilà qui ne fait pas mon affaire : je veux et j’exige que tous mes neurones et toutes mes synapses soient sur le pont pour finir la semaine en beauté !

Donc.

De la vitamine C, une théière entière de Boost, plein de chocolat, des échauffements, une gamme, et un gros anti-bobo surdosé avant de partir (ne dites pas à maman que j’ai déjà envisagé la cortisone, elle pense encore que je suis une honnête femme…).

Ne restera plus qu’à me repoudrer le nez et qu’à retourner planer au pays des merveilles. Gustav, amour, attends-moi, j’arrive !

Si tu penses que tu mérites encore des gifs, c’est .

International Tea Time

Five o’clock !

Votre thé, vous, vous le préférez comment ? Avec un nuage de lait, des scones, un chapeau melon et des bottes de cuir ?

Plutôt vert, précieux, presque cérémonieux, pur, beau et donc tellement bon ?

Ou comme outre-atlantique un peu moins discret, piquant, en musique… oui mais alors… à la mode de Seattle ?

Ou façon Nashville ?

Kusmi, Just Boost Me.

Ouh, ça y est, il fait froid, la bise fut venue, et j’ai commencé à me tricoter un passe-montagne en me recroquevillant sur moi-même avec la goutte au nez.

Comment ça, ça serait bien que je recommence ?

Oui donc, je disais que l’automne est en train de pointer son museau orangé, et  que pour me réchauffer en toute gourmandise, j’ai depuis quelques semaines pioché avidement dans les thés envoyés par la maison Kusmi. Oui, je suis une vendue ce post est sponsorisé, mais quand on aime, il faut savoir se donner, et il se trouve que le thé est pour moi ce que le tiercé est à Omar Sharif  :  mon dada. Et comme par hasard, en plus, dans trois semaines, le 31 octobre et le 1er novembre, nous jouerons au Mariinsky à Saint-Petersbourg, berceau de la fameuse maison de thé. J’ai déjà le nez dans mes guides touristiques (oui, même pour deux jours), il était donc normal que je berce mes papilles à coup de Prince Vladimir, St Petersbourg, Kashmir Tchaï, ou autres mélanges ancestraux (Bouquet of flowers, Thé du matin…), non ?

Et puis surtout, pour éviter de sombrer un peu trop dans des envies d’hibernation, j’ai ouvert la boîte orange, la boîte aux arômes. À savoir quand même, au départ, je ne suis pas du tout une fan de thés parfumés, et un des rares  que je tolère est l’Earl Grey, parce que j’apprécie les agrumes. Les mélanges en général, et tout spécialement ceux aux épices, m’écœurent facilement, or le Boost est bien équilibré car  la cannelle n’est pas trop dominante, et que la cardamome y trouve bien sa place. Comme le Détox, un de ses collègues de la gamme bien-être, il a une base  de maté et de thé vert, sauf qu’il est plus chargé en théine et en saveurs d’épices. Lui aussi est vraiment frais et agréable, idéal pour s’auto-botter les fesses et se régaler en même temps. En plus, si on se décide à bosser un coup et qu’on l’oublie un peu dans la théière parce qu’on a le nez dans le guidon, il ne prend pas d’amertume. Une bonne idée pour les jours où un expresso  ne suffit pas à désaltérer, en fait.

Et pour finir dans les bras d’un crooner tout exalté, après Kusmi… Just Kiss me ?