My Tailor is not rich

Bon sang, et moi qui croyais le créneau de la violonasse geek occupé (et bien occupé, hélas) par une seule calamité (déjà évoquée plusieurs fois ici-même) ! Mais c’est qu’on secoue l’arbre et qu’il en tombe d’autres ! Alors celle-là joue un peu moins pire, certes, mais sa chaîne YouTube en atteste : les décors façon Hobbits et consorts et les poses inspirées sur fond de décor verdoyant avec du vent dans les voiles sont les mêmes… beuh.

Et oui, on dirait bien que la Daube du dimanche a débordé sur le lundi. Mais, malgré tout, passe une belle semaine, allez.

Taylor Davis nous gratte Gerudo Valley, un thème tiré du célèbre jeu Zelda.

[Et moi, pendant que les greluches à quatre cordes dansent, j'essaye juste de prendre le mieux possible le fait que se renouveler/s'enrichir professionnellement peut aussi vouloir dire recommencer pour la énième fois à presque zéro. Si on est positif, ça veut dire que je rencontre tout juste Marcel et dois reconstruire notre histoire sur des bases déjà croisées mais pas assez bien intégrées, et c'est chouette autant qu'intéressant, au fond. Si on l'est moins, on soupire un peu devant l'ampleur et la lourdeur de la tâche. Entre les deux mon cœur balance... on travaille à faire gagner le bon côté de la force, promis.]

S’en émouvoir ou en rire, il faut choisir

En ces temps de nez dans le guidon et débordement par les flots de notes, il est des instants bénis où les amis pensent à toi et te font parvenir par des voies électroniques des pensées sous formes de petites merveilles. Qui sont un peu comme des gâteaux de Noël anticipés que tu ne peux que partager tellement tu les apprécies.

Après, Tambour Major et Armalite (oui, ce sont eux les coupables adorés) ne jouent pas aujourd’hui sur le même registre, hein. Lui ça serait plutôt le Grand Jeu version Cromorne ou Trompette, avec carrément un miracle volant et mal truqué à la clef (bon sang, mais où a t-il dégoté cette merveilleuse Daube ?). Armalite, elle, sur son orgue, a choisi les jeux de  Voix Humaine et de Violon, avec des touches de rêve et de fantastique.

Eh ben curieusement, ces cadeaux du jour vont merveilleusement coller à la semaine qui s’annonce : dès demain ce sont les 3J au bureau. Trois jours, trois concerts dans trois villes, avec 10 heures de bus offertes pour trois Strauss achetés. Lourdes, Toulouse, Perpignan… J’oscille entre le plaisir de donner et partager des musiques si exceptionnellement plaisantes à jouer, et légère panique quand je prends conscience du coût en énergie – et pas uniquement sur mon pauvre Marcel – de cette trilogie-là : ça ne sera pas très écolo, au moins classe H. Voire Z comme zombie. Heureusement qu’entre les deux nous avons W comme Wonder Woman et son sourire magique (si si).

Donc voilà, pour en rire, ça sera donc la Sœur Volante, qui réjouit tant par sa débilité mon âme de mécréante.

Pour en rêver et n’en garder que le bon, The Maker.

L’ombre de mon hombre

C’est un été studieux à petites doses régulières et du coup totalement auto-satisfaisant : j’ai renoué avec mon mari instrument des contacts sensuels et émotionnels qui s’étaient un peu distendus cette année. Je ne regrette donc absolument pas d’avoir eu peur d’oublier Marcel dans tous les trains que j’aurais pris ce mois-ci. Ça mérite bien une vision de nous deux tendrement enlacés dans une lumière de fin d’après-midi, non ?

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Ceci n’est pas une daube du dimanche

Qu’est ce qui se passe quand un violoneux intelligent et de qualité rencontre un autre violoneux intelligent et de qualité ? Ils se racontent des histoires de gratteux dans lesquelles ils se moquent du commun des mortels/gratteux en musique.

Et ben c’est pas triste ; et surtout, on se rend bien compte qu’en la matière il vaut mieux du comique volontaire (une pensée pour cette "chère" Lindsay s’impose). Je donnerais cher pour réussir à voir un jour un pestacle de Igudesman, soit avec Sebastian Gürtler comme ici, soit avec son comparse plus habituel Joo.

Tandem