Vidéo

Femme tronc

Pourtant, je devrais le savoir parce que l’avertissement est écrit quelque part au bureau dans un recoin sombre derrière la scène : parfois, dans notre métier, les Tendons des Grands Biceps Tombent.

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Si en plus tu combines avec un bon vieux torticolis des familles et la tension artérielle d’un paresseux mort, ça veut dire concrètement qu’il faut se décider à laisser les copains aller faire du jus d’Orange sans toi. Avec ce petit relent pourri de culpabilité qui te fait te demander pourquoi comment qu’est ce qui fait que les cent autres tiennent le coup et pas toi. Bref, aujourd’hui, sans tête ni bras, je me sens complètement inutile, tarte et surtout femme-tronc (qui est si bonne, eh ! maman que m’importe les trombones, je veux jouer de l’hélicon, pon pon pon pon).
Avantage : personne ne réussira à me convaincre de me traîner à un quelconque feu d’artifice, étant donné que je n’arrive pas à lever le nez en l’air, youpi !

N’empêche que je fronce les sourcils en grinchant (vive la fronce) : j’aime pas avoir le corps en morceaux.

Son

Leonidas et la moustache d’Errol Flynn

Impossible d’écouter le concerto pour violon de Erich Wolfgang Korngold sans avoir une pensée pour son frère pas vraiment jumeau mais un peu quand même (ils sont nés respectivement en 1947 et en 1953), à savoir celui de Miklós Rózsa. Et pourquoi donc ma bonne dame viens-tu nous bassiner le dimanche matin primo avec du violon, secundo des compositeurs obscurs dont auxquels personne n’a jamais au grand jamais entendu causer ? (sous-entendu : alors que tu aurais pu te contenter d’une bonne daube décérébrée comme dans le temps jadis de naguère ?)

Alors d’abord je te dis zut car je suis polie, c’est chez moi et je fais ce que je veux.
Ensuite on accompagne Korngold chez les alsaciens mardi, faut bien que je bosse.
Et tertio je vais te mettre le nez dans ta méconnaissance des noms car si, forcément, tu as déjà entendu et du Rózsa et du Korngold. Au moins au cinéma de ton salon, ou au vrai si tu as de la chance. Sauf si tu n’as jamais vu – pour Miklós, très prolixe – par exemple Ben Hur, La maison du Docteur Edwardes, Ivanhoé, Quo Vadis et pas mal de films de Billy Wilder dont La vie privée de Sherlock Holmes, dont le concerto cité plus haut est quasiment un personnage à part entière (hop, un mouvement à découvrir par là) ; ou bien pour Erich Wolfgang, grand partenaire du réalisateur Michael Curtiz, Captain Blood ou Les aventures de Robin des Bois. 

Du coup, impossible aussi d’écouter – revenons à notre mouton – ce concerto pour violon de Korngold sans visualiser Errol Flynn déguisé en géant vert avec son brushing, son arc et ses flèches. Et ça, ça n’arrange ni mes affaires, ni ma concentration, ni mon sérieux…

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Voilà voilà… et pour interpréter le final de La moustache d’Errol, il était donc logique que je jette mon dévolu sur le roi Leonidas. C’était la minute pédanto-musicale, je retourne au vide intérieur profond qui m’habite depuis que j’ai brahmsé comme une furie hier soir, entre autres (ça se revoit par ici). Bon dimanche en cinémascope et en technicolor à toi !

Leonidas Kavakos : Erich Wolfgang Korngold – Violin Concerto in D major, Op. 35 :
III. Allegro assai vivace

Son

La radio de l’été des blogueurs 2016

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Ah, ça y est le Maître de Cérémonie a envoyé ses corbeaux pour propager la nouvelle (bon, moi j’ai été épinglée par mon Tambour Major préféré), et en dépliant le parchemin enroulé autour d’une patte j’ai pu (re)lire ceci :

1/ Tu choisis une chanson, une musique une reprise, qui accompagne ton été, ou qui a accompagné ton été il y a quelque années, ou qui accompagnera un été futur.

2/ Tu fais un billet sur ton blog et dans ce billet tu indiques :
– La vidéo Youtube (ou un lien vers la vidéo youtube) de ta chanson de l’été
– Si tu veux (c’est mieux) tu raconte pourquoi c’est ta chanson de l’été, tu peux parler de la chanson partager un anecdote qui fait le lien entre toi et la chanson.
– Tu désignes 1 ou 2 blogueurs (ou plus ou moins, c’est toi qui vois) que tu voudrais voir prendre ta suite dans la chaîne de blogueurs,
– Tu rappelles cette règle,
– Et tu fais un lien sur ce billet.

3/ Tu préviens tout le monde par le moyen de ton choix.

Alors voyons voyons… déjà j’aimerais bien que Dame Chouyo, Dame Fred, Sire Jimih et le gentilhomme Marcel Sel jouent les boîtes à musique après moi, par exemple, ça c’est dit.

Et donc voilà qui tombe bien, dis donc : rares sont les alboums qui me donnent envie de plusieurs écoutes ces dernières années. Plus ça va, plus mon hymne personnel s’intitule Enjoy The Silence dans ton salon (trop de décibels toute la journée au bureau, sans doute…). Et voilà t’y pas que en ce début d’hiver de mois de juin, The Kills nous ont fait cadeau d’un nouvel opus fort séduisant à mes oreilles. Alors, souvenirs madeleineux d’une lointaine casquette de chroniqueuse épisodique ? Pas seulement, vu que  Ash & Ice risque fort de faire partie de la pauvre bande-son de mon été, coincé entre un meuglement de vache savoyarde et un cri de marmotte. Hop hop, extrait, maintenant :

The Kills : Doing It To Death