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L’idole des vieux du dimanche

Il faut l’avouer, il était déjà risible avant, avec son grand méchant look de hérisson peroxydé et sa grimace qui mord. Mais bon, il y avait une voix, une énergie, des zombies, et le beau sale gosse faisait la blague à coup de clous et de cuir. Enfin, la mienne (que les plus jeunes blancs becs se le disent : le sulfureux personnage de Spike dans Buffy n’avait rien inventé du tout !). Ah, Billy Idol. Il était là, quelque part sur une étagère poussiéreuse, jouissant d’un beau statut de souvenir sautillant et joyeux…

Eh ben quelque chose me dit qu’il aurait mieux valu qu’il y reste… C’est pas tant la banalité de la musique, ou la rebelle-attitude surjouée de cet ex-rockeur devenu vénérable monsieur aux dents blanches et bien rangées qui hissent cette vidéo au rang de daube intersidérale. Le noir et blanc pour quoi faire, le type à la moustache, la poupée de film noir, la galerie des glaces : à vouloir la jouer avant-garde on finit par atteindre l’arrière-fond. Heureusement, le réalisateur du clip explique qu’il voulait faire du Orson Welles. Ah !? Ben, je ne sais pas si Orson Welles aurait osé faire de la Dame de Shanghai une femme qui… hein ? Mais que fait elle donc à 2’40, au juste ??

Billy Idol – Can’t Break Me Down

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Vivement la daube du dimanche !

Mes plus plates excuses à tous les dieux du western et de la musique : elle est de retour. Encore (je réalise que ça doit être la quinzième fois que je mentionne cette imposture ici). Mais je comprends maintenant bien mieux les difficultés qu’à Lindsey avec son biniou : ce n’était pas un violon. Ni une nuisance trompette. Autant souffler dans un tromblon… 

(oui, tu as compris, cet encart Sterling-esque avancé au samedi signifie aussi que j’ai trouvé pire pour demain)

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Ouate le phoque (again)

Ben oui, c’est comme ça : à part n’importe quoi, je n’ai pas grand chose à dire (mais bon, c’est pas un scoop, ça fait un certain temps que ça dure, non ?). Donc voilà : des collages vivants saignants sur fond de moquette douloureuse pour les yeux, et la vie artisanale des hérissons en peluche à la sauce médiévale ET en latin s’il te plait.

Braainzz – oops.

De Herinacio

Voilà, c’est fini, tu peux reprendre une activité normale.

Fille perdue cheveux propres

Il me semble décidément bien compliqué de partager des impressions sur Gone Girl de David Fincher * ! Le point fort de ce film étant son intrigue rebondissante et tordue à ne surtout pas dévoiler sous peine de gâcher le plaisir des futurs spectateurs, je serai donc brève, passablement inutile et pratiquerai la censure à coup de [biiip]. En revanche, comme pour une fois la bande-annonce me paraît intéressante et bien fichue, je la glisse là.

Gone Girl est l’adaptation d’un roman de Gillian Flynn (que je n’ai pas lu, mais j’avoue que maintenant j’ai très envie de mieux savoir comment que quoi etc etc) dont le titre français est Les apparences. On y voit le héros (Ben Affleck) confronté à la disparition subite et inexpliquée de sa femme (Rosamund Pike, absolument formidable dans son personnage de [biiip][biiip]). Il est rare que je ne sois pas agacée par les récits non linéaires – je trouve souvent le processus de flashback/forward lourdingue – et encore moins fréquent que je n’aie pas envie de regarder ma montre pendant un film de plus de deux heures. Je rends donc hommage à la qualité du suspense que nous sert le réalisateur. Je rends aussi grâce à la bande son concoctée par Atticus Ross et Trent Reznor qui contribue à créer par moments une atmosphère sourde, lourde et – je cite ma compagne de salle obscure de ce jour-là – « quasiment lynchienne » (oui oui, un machin sombre, léché et glauque à la fois, avec des flashs de couleurs criardes).

Bref, comme je ne peux pas raconter que lui est un peu [biiip], et que elle [biiip] son [biiip], j’ajouterai juste que Gone Girl est un bien bon polar-et-plus-que-ça par lequel j’ai vraiment aimé me faire avoir, devant lequel j’ai passé un très bon moment, mais qu’il n’en est pas pour autant indispensable. Mais quand même, vois-le si tu l’oses.

Après, pour lancer des débats totalement primordiaux je peux conclure par deux questions :

- Une incohérence de scénario gênante reste t-elle une incohérence de scénario (vraiment) gênante si elle illustre parfaitement bien le « message » du film ?

- Ben Affleck est-il boudiné dans sa chemise parce qu’il est grassouillet, ou parce qu’à force de jouer à Batman il est tout gonflé de trop de muscles ?

* Comme souvent, on trouvera un vrai papier écrit comme il faut sur ce même film chez le Dr Orlof