Audio

#tweetmétéo 2, le retour

Mon estomac fait des caprices et tout devient difficile à digérer, tout.

Même ce tout petit burger – celui composé de trois tranches d’opéra de Puccini entre lesquelles on glisse en bas du Verdi, du Wagner et du Strauss à peine tiédis, et sur le dessus une belle et grosse tranche de Bartók (ne pas oublier de la faire transpirer d’abord) assaisonnée de Rachmaninov au Korngold – a du mal à passer, comme c’est bizarre. Pourtant, en général, j’engloutis sans problème la choucroute à la côte de boeuf et aux bananes en tourte… bref. La semaine prochaine, je vais te revisiter déstructurer tout ça pour en faire un crumble une tartine, avec un peu de bol j’y survivrai sans étouffer.

Et quand on tire la langue, que la machine ne veut plus avancer que parce que c’est la mode – bientôt la fin – et qu’il faut juste tenir bon, il n’y a qu’une solution : légèreté désuète, conversation molle et météorologique, limonade fraîche et sourire de la patronne pour tout le monde.

Ne lutte pas, c’est sanitaire.

Les Frères Jacques : Il fait beau

Vidéo

Partir un jour

Étant donnée ma forme physique totalement pitoyable du moment, je préfère être prévoyante et anticiper les quelques questions qu’on pourrait se poser sur l’avenir de mes restes. Tu notes ?

Article 1 : ne les donne pas à manger aux limaces et autres asticots de leurs amis, ça leur apprendra à avoir ne serait-ce que eu l’idée d’exister sur cette terre. Saloperies de bestioles.

Article 2 :  j’étais belle, hein ?

Article 3 : Oui, le don d’organes (je viens de taper « oranges »…) je suis pour. Le jus d’orange aussi.

Article 4 : raconte-moi comment tu fais pour dormir la nuit, ça m’intéresse.

Aparté

Le commencement de la sagesse

Quand subitement, là, sans crier gare ton corps te fait savoir qu’il refuse les excès. Quand un lendemain de fête – très chouette au demeurant – tu prends conscience que tu m’es mise en danger parce que tes limites ne sont plus les mêmes et que tu ne t’en étais pas rendue compte. Quand tu réalises que tu t’es fait carrément peur. Et quand tu te visualises rentrant péniblement chez toi en traversant la ville comme un robot suivie par une vieille bique coiffée d’une cornette qui te crie Shame ! Shame ! Shame ! à chaque pas…

C’est comment le Champomy ?

Jurassique supérieur

Je ne suis pas très motivée pour raconter mes vies sur les internets en ce moment. Mais bon, comme on va finir par croire que cette page est abandonnée (je vois des toiles d’araignée partout, c’est dégueulasse, dis donc !), je vais juste y poser une vidéo d’animal mignon et facétieux pour occuper le terrain en attendant plus exaltant.

Le hic, c’est qu’on va se rendre compte que je suis en pleine crise de dinosaures (dinosaure is the new chaton). Mais cela dit, j’assume totalement le fait d’avoir pris environ mille fois plus de plaisir devant le grand écran en 3D qui crie bwaaaaaaaarrrrh de Jurassic World que devant celui des pourtant très léchés et bien repassés Contes italiens des fratelli Taviani.

Voilà, c’était la rubrique ciné express, tu prendras bien quelques céréales ?