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Ouate le phoque (again)

Ben oui, c’est comme ça : à part n’importe quoi, je n’ai pas grand chose à dire (mais bon, c’est pas un scoop, ça fait un certain temps que ça dure, non ?). Donc voilà : des collages vivants saignants sur fond de moquette douloureuse pour les yeux, et la vie artisanale des hérissons en peluche à la sauce médiévale ET en latin s’il te plait.

Braainzz – oops.

De Herinacio

Voilà, c’est fini, tu peux reprendre une activité normale.

Fille perdue cheveux propres

Il me semble décidément bien compliqué de partager des impressions sur Gone Girl de David Fincher * ! Le point fort de ce film étant son intrigue rebondissante et tordue à ne surtout pas dévoiler sous peine de gâcher le plaisir des futurs spectateurs, je serai donc brève, passablement inutile et pratiquerai la censure à coup de [biiip]. En revanche, comme pour une fois la bande-annonce me paraît intéressante et bien fichue, je la glisse là.

Gone Girl est l’adaptation d’un roman de Gillian Flynn (que je n’ai pas lu, mais j’avoue que maintenant j’ai très envie de mieux savoir comment que quoi etc etc) dont le titre français est Les apparences. On y voit le héros (Ben Affleck) confronté à la disparition subite et inexpliquée de sa femme (Rosamund Pike, absolument formidable dans son personnage de [biiip][biiip]). Il est rare que je ne sois pas agacée par les récits non linéaires – je trouve souvent le processus de flashback/forward lourdingue – et encore moins fréquent que je n’aie pas envie de regarder ma montre pendant un film de plus de deux heures. Je rends donc hommage à la qualité du suspense que nous sert le réalisateur. Je rends aussi grâce à la bande son concoctée par Atticus Ross et Trent Reznor qui contribue à créer par moments une atmosphère sourde, lourde et – je cite ma compagne de salle obscure de ce jour-là – « quasiment lynchienne » (oui oui, un machin sombre, léché et glauque à la fois, avec des flashs de couleurs criardes).

Bref, comme je ne peux pas raconter que lui est un peu [biiip], et que elle [biiip] son [biiip], j’ajouterai juste que Gone Girl est un bien bon polar-et-plus-que-ça par lequel j’ai vraiment aimé me faire avoir, devant lequel j’ai passé un très bon moment, mais qu’il n’en est pas pour autant indispensable. Mais quand même, vois-le si tu l’oses.

Après, pour lancer des débats totalement primordiaux je peux conclure par deux questions :

- Une incohérence de scénario gênante reste t-elle une incohérence de scénario (vraiment) gênante si elle illustre parfaitement bien le « message » du film ?

- Ben Affleck est-il boudiné dans sa chemise parce qu’il est grassouillet, ou parce qu’à force de jouer à Batman il est tout gonflé de trop de muscles ?

* Comme souvent, on trouvera un vrai papier écrit comme il faut sur ce même film chez le Dr Orlof

Great Britten

Le temps me manque pour condenser correctement ce que j’ai lu de la Simple Symphony de Benjamin Britten (et de toute son oeuvre, d’ailleurs) donc pour la grande histoire je t’envoie – en anglais dans le texte – chez Good Morning Britten.

Pour la petite, on peut presque parler d’amour, car à chaque fois qu’une partition de ce monsieur tombe entre mes mains ou mes oreilles, je suis soufflée et séduite par la singularité et la puissance de sa musique. De toute façon, c’est simple : si Saint Wes Anderson a lui aussi mis son nez dans la discographie de Britten, c’est plutôt bon signe. Et dans cette « petite » chose de jeunesse pour orchestre à cordes, que nous autres gratteux tenterons ce soir d’habiller en bijou (car en vérité c’est une délicate vacherie toute de dentelle vêtue), Sir Benjamin sait comment mêler avec justesse et originalité les clins d’oeil humoristiques et les émotions à mouchoir. Du coup, tu me connais : je fonds.

Les deux extraits de La Simple Symphony ci-dessous (la Sentimental Sarabande et le Frolicsome Finale) sont dirigés par Britten lui-même. Sur ce, je retourne manger un scone et boire mon thé pour être certaine d’être complètement dans l’ambiance au début du concert tout à l’heure.

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Grand corps sain

Lassée de ne faire que (tenter de) guérir au coup par coup, et même pas ivre, elle décide de mieux entretenir son outil corporel et de reprendre une activité physique régulière pour la première fois depuis… depuis… la bataille des Thermopyles ? Courbatures, cher public mon amour, riez fort : vous avez de beaux jours devant vous parce que dans mon souvenir, le Pilates ça peut faire mal aux chamallows dans mon genre. Je sens que mémère va souffrir.

Cela dit, si ça se passe vraiment mal je pourrai toujours essayer ça :