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Il suffira d’un lac *

* Jean-Jacques s’est caché dans ce titre, sauras-tu le retrouver ?

Gisèle, fais un effort pour rester dans la ligne, fais comme Paquita, tu veux ? Ton emboîté ne vaut pas une cacahuète. Si tu continues je te frappe sur le tutu et je te vire du quadrille !

Cygnes

Le Léman des Cygnes

Comme dirait Tchang (évangile selon Tintin, verset 4 chapitre 2) : il y a un arc-en-ciel dans mon cœur, Vénérable… Je pleure mon départ d’Helvétie, et je ris de la chance que j’ai d’avoir vécu un tel concentré de beaux et bons moments en seulement trois petits jours passés là-bas entre amis !

Me voilà donc bourrée, de souvenirs, oui, aussi (de la brume du Léman à ses glaces – miam – en passant par la meilleure presque raclette du monde, un triton presque vivant, des jardins presque féériques ou des limaces presque écrasées, j’ai tant d’échanges bêtes-mais-bons et intelligents à me remémorer que j’ai l’impression d’avoir fait le plein de carburant déplombant pour un sacré bail). Pour peu, j’en chanterais presque I’ve had the time of my life.

Et j’espère que les responsables/coupables se reconnaissent parce que ceci est une pelletée de remerciements joyeux. Sur ce, c’est pas tout ça mais, Lausanne oblige, j’ai des courbatures dans les mollets…

Le petit pois

Il est minuscule, il n’a plus trop de goût ni de jus – on l’a un peu trop pressuré pour qu’il survive à sa semaine normalement – mais je sais qu’il existe là, quelque part enfoui en moi.
Lui, c’est mon ami le petit pois sauteur. Même extra-fin, il me fournit toujours en énergie parce qu’il est incapable de voir ou entendre de la pop aux allures eighties kitsch sans me donner envie de bouger mes pieds et de rire. Mon petit pois sauteur est aussi mon petit pois sauveur.
Alison Blaire / Dazzler – The Sight of the Sound

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Huile de foie de morue

- Alors… vous donnerez donc quatre concerts. Un par jour pendant quatre jours.

- Euh, docteur, vous êtes certain ? C’est pas un peu velu comme traitement, au moment ou on croit que la saison est finie, mais qu’on sait qu’il reste encore une virée basque assez lourde au programme avant de pouvoir vraiment décrocher pour l’été ?

- Non non, vous verrez, ça va être merveilleux, l’air de la campagne, tout ça. Alors de préférence au moment du coucher, les concerts, hein ?

- Pardon ? C’est une blague ?

- J’ai l’air de rigoler ? Vous verrez, on est toujours très performant après 21h30. Pis cessez donc de râler, vous faites un métier formidable : aller se perdre dans les paysages vallonnés du Tarn et du Gers, faire le guignol la saltimbanque évangéliser sous la lune des oreilles presque sauvages, tout le monde en rêve, enfin !

- Ne prenez pas notre public pour des veaux, merci, vous commencez à m’agacer sérieusement, là.

- Vous savez que je vous imagine très bien en situation, d’ailleurs ?

- J’ai comme l’impression qu’on devrait cesser ce dialogue immédiatement…

Cowboys by Chouyo

Carte postale moche signée Chouyo

 

Vidéo

L’image derrière l’image

On ne dira pas que je n’ai pas l’habitude de voir et de vivre ce genre de scène, et pourtant, j’ai été complètement fascinée : c’est fou de découvrir à quel point le spectacle peut aussi aussi se trouver derrière un petit ou grand écran.

Voilà donc une musique qui à la base est composée uniquement pour être entendue, dont le sens est dicté par des images si précises qu’elle en devient quasiment un personnage du dessin animé, et qui effectue en permanence des virages à 180° à toute berzingue. Ok, l’orchestre en rajoute un brin, mais c’est un vrai plaisir de découvrir avec les yeux la face cachée de ce qui entre par nos oreilles (mention spéciale au pupitre de percus et aux vilains collègues premiers violons pour le tricot). Le bonheur est dans le live !

 Scott Bradley – Tom and Jerry