Vidéo

Eurêka (avec 30 ans de retard)

Tu connais l’histoire de la fille qui apprend en allant voir la merveilleuse expo consacrée aux studios Aardman au Musée d’Art Ludique à Paris que la vidéo illustrant un des titres qui l’a fait sauter comme un petit pois danseur survolté toute sa folle jeunesse * en 1986 et au-delà avait été signée par leurs petites mains minutieuses ?

En faisant cette découverte à retardement, j’ai crié hiiiiiii avec 7 i dans ma tête. Et pas seulement devant l’écran diffusant le clip et à cause des madeleines, d’ailleurs : j’ai bien fait de consacrer deux heures à la découverte du génial travail de fourmi des dessinateurs, sculpteurs et autres génies fous furieux de chez Aardman, ça m’a passionnée et mise en joie ! Je recommande donc chaudement, voire même je t’ordonne de ne pas rater ça (auquel cas tu empoignes un audio-guide à l’entrée, il serait dommage de se passer de la douce voix d’Antoine De Caunes). Sur ce, on danse ?

Peter Gabriel – Sledgehammer

* oui, j’ai été une vraie groupie totale de Peter Gabriel dans un autre siècle #lundiconfession

Vidéo

Arlequin Sane

Cher patron,

depuis que j’ai vu jeudi à la Philharmonie de Paris Le Grand David et tous ses habits de lumière, j’ai décidé que le noir pour les concerts y’en a marre. Je te suggère donc de nous commander, à au moins une cinquantaine de collègues et à moi-même (je ne suis pas soliste et je ne souhaite pas particulièrement qu’on me remarque), une copie de cette sublime tenue bigarrée d’Homme des étoiles.

Allez, quoi, au moins le blouson ? 

David Bowie – Starman

Blague – mais pas vraiment – à part, voilà une expo qui a ravivé la douce facination que j’éprouve pour le personnage Bowie depuis fort longtemps. Et rappelé de bien jolis souvenirs de ce concert de juin 1997, là-bas, en Batavia…

Vidéo

Tais-toi et joue

C’est toujours un peu compliqué de remettre ça le lendemain… quand je parle de ça, je pense aux concerts d’exception. Ceux dans lesquels on mise tout dès le départ en criant « tapis ! », et où on laisse avec joie des plumes du corps, du cœur et de l’âme. Même qu’on en redemanderait parce qu’on est un peu maso (ben oui, avoir la larme à l’œil plusieurs fois pendant la soirée tout en jouant, c’est un luxe, tu comprends, un petit trésor addictif qui ne demande qu’à être revécu).

Mais là pof direct le lendemain dans le Tarn dans une salle médiocre après du bus et la si délicieuse paire de bières d’après le concert, ça demande un bon gros coup de pied à la motivation… Allez, femme, rassemble tes doigts et ta musique et juste joue-la, tu vas voir, le fun va forcément venir de lui-même. Et en ajoutant quelques pas de danse de cinéma pour dérouiller la machine et la remettre en route, ça va marcher à tous les coups, si si si !

Shut Up And Dance

Vidéo

La chanson qui rend amoureux

Et voilà, ça marche à tous les coups : il a beau être bruyant, touffu, difficile et mille fois copié (mais jamais égalé) ou entendu, le Rosenkavalier de Richard Strauss me fera toujours un effet bœuf (en plein année du mouton, c’est un peu couillon…) instantané, même en version symphonique et raccourcie.

Genre la larmichette automatique sur les thèmes de hautbois, le plaisir totalement coupable – voire inavouable – de la dégoulinure sentimentale pendant les valses, les contrechants au cor, les solos de violon qui vont bien, les pianissimo subito à frissons, j’en passe et des meilleures. En plus de cette demi-heure à mouchoir, nous avons demain soir quelques autres merveilles au programme, et le chef est une véritable bénédiction de romantisme souriant. Elle est pas belle la vie ?

Richard Strauss – Der Rosenkavalier – Suite

En passant

« Bonne fête ! »

C’est arrivé très vite sous mes yeux ébahis de minouche prenant le soleil dans la cour, je regonflais nonchalamment avec mes biceps de navet (et une pompe à vélo, aussi) les pneus de ma monture à deux roues.

Et là, je le vois débarquer en hurlant, ce gars que j’ai classé au premier coup d’oeil dans la catégorie des « bourrins bourrés ». La fille de la voisine – qui a vraiment l’air d’une ado toute chou – sort parce qu’il a sonné comme une furie à la porte et se prend un superbe

Putain t’es vraiment trop conne, t’entends pas quand je te klaxonne dans la rue ??!

dans la tronche. Ainsi qu’un énorme sac de linge sale jeté à ses pieds. Puis il se barre, sans bonjour sans au revoir sans merci sans merde ni rien. Je crois que ce « monsieur » est son père. La mère, elle, fait son apparition en rentrant du marché 5 minutes après l’autre espèce de tornade nauséabonde, elle me trouve un balai dans les mains (j’adore me rouler dans les feuilles mortes, si si)(en fait non mais j’aime pas le bazar).

Et comme on est le 8 mars, elle me fait un grand sourire et me souhaite « Bonne fête ! » sans la moindre once d’ironie…