Igor ? J’adore !

Oyez, oyez ! Il est enfin – ah quoi, déjà ?? – venu le jour de serrer les fesses devant d’interpréter cette sublime partition qu’est Petrouchka de Stravinsky !

Depuis que j’ai découvert deux des chorégraphies concoctées à l’origine pour les Ballets Russes, et que j’ai compris à quel point elles éclairaient mon point de vue sur la musique (ah, le Prélude à l’après-midi d’un faune, quelle révélation !), je fouille le web quand une partition écrite pour la danse pointe son nez. Encore plus quand elle est signée Igor. Alors, évidemment – c’était couru – je n’aurai pas le temps de regarder le ballet en entier que j’ai dégoté sur YouTube avant de le jouer ce soir. En attendant, on peut se contenter de ce très bel extrait.

Pour tout dire, j’avais un peu oublié la richesse et l’originalité de la bande son de cette histoire de marionnettes, je me rappelais juste l’orchestre transformé en orgue de Barbarie déglingué et les effets sonores géniaux des mélanges de mélodies. Et puis cette fois c’est fabuleux, je pointe de l’archet tous les prémices du Sacre, je reconnais les tics de L’oiseau de feu, oui. Mais Petrouchka est écrit différemment : contrairement aux deux autres ballets, il trépigne constamment, les valeurs rythmiques courtes sont omniprésentes (ce qui rend la mise en place un peu rock’n roll) ce qui produit un effet d’énergie bouillonnante et multicolore incroyablement contagieux. Si tu te décides à venir à la Halle aux Grains ou à brancher medici.tv pour suivre le concert en direct, tu me verras donc certainement me dandiner de joie avec la délicatesse de l’ours du quatrième tableau. Graou. Sur ce c’est pas tout ça mais j’ai répétition, moi…

En passant

Trois nuits par semaine

Le tarmac du tout petit aéroport de Saragosse

Le tarmac du tout petit aéroport de Saragosse

En deux mois, j’aurais passé 29 nuits ailleurs que dans ma coquille habituelle. 29 nuits de valise, de train, d’avion et de kilomètres – beaucoup beaucoup, Japon oblige – 29 nuits de lits luxueux mais majoritairement inconnus (le premier qui se dit que je suis décidément une grosse traînée s’en prend une), 29 nuits de sommeil vacillant avec de la chimie pour béquille. Et au moins autant de jours où mon temps et ma vie ont été engloutis à la vitesse d’un sablier au galop comme un ouragan je ne sais trop où ni comment le dire mais bon tu vois.

Eh ben tu sais quoi ? Même si c’est pour tourbillonner dans une semaine folle et dense au bureau, j’ai rarement été aussi heureuse de retrouver mon chez-moi. Il est un peu en vrac et pas bien propre, le frigo est vide depuis trois jours, les lessives tournent, et zut il faut aussi que je change les draps et que je sorte des fringues plus légères des cartons. Mais la lumière passe mieux depuis que les voisins ont fait élaguer leurs arbres, je vais réussir à arrêter de faire semblant de ne pas avoir recommencé à fumer, je retournerai enfin plus au cinéma. Et puis surtout j’arrive à m’asseoir un peu autrement qu’avec Marcel dans les bras.

Il fait jour, je revis. Bon sang, je m’en grillerais bien une pour fêter ça…

Vidéo

Hipsterie collective

Cet instant est dédié à tous ceux qui trouvent Wes Anderson trop  – rayer la ou les mention(s) inutile(s) – hipster bobo branchouille maboul intello arty. Je me demande ce que font la Société de Lutte Contre l’Abus des Ralentis, la Ligue de Protection du Polyester et les Amis des Imprimés Difficiles mais on ne peut pas laisser filmer des choses pareilles ! Oui, je sais, je m’offusque un peu vite, peut être, mais il ne fallait pas nous faire croire que tout ça ne serait qu’un sample variationnant gaiement autour de l’intro de Françoise Hardy du Pas de deux de Casse-Noisettes.

Signé : le collectif Touche pas à mon Piotr Illitch.

Panda Bear – Tropic Of Cancer

Image

Magical Totoro Tour #flashback : comme un éléphant dans un magasin de bus

Au Japon, on aime les pictogrammes et les petites illustrations, et la vie regorge de joyeux petits avertissements dessinés. En général ils sont astucieux, mignons (forcément), explicites et se passent de texte. Dans ce bus qui nous amenait de je ne sais plus quel aéroport à je ne sais plus trop quel hôtel (quelque part au sud, je crois, à Hiroshima ou à Fukuoka), chaque siège était comme d’habitude là-bas équipé d’une carte plastifiée rappelant deux ou trois règles du bon vivre dans un transport en commun privé.

Ah ben justement, j’allais le dire !

Alors j’ai volé celle-ci à cause de l’éléphant en décidant de tenter de comprendre un peu mieux ce qui s’y raconte… eh ben à part qu’il est déconseillé d’emmener avec soi son gros animal de compagnie mal élevé et trop affectueux (comment ça, j’ai rien compris ?), je sèche encore !

Des suggestions ?