Rimes riches

  
Ne t’en vas pas croire que je ne fais QUE la sieste sous les cocotiers ces jours derniers : j’ai marché (pas mal), renversé du punch planteur artisanal sur mon clavier qui refuse maintenant un peu les p, les u et les h (on dirait une *lanc*e de Gaston Lagaffe), cumulé un paquet de morsures de moustiques pour faire plaisir aux crétins copains, rempli assez largement mon contrat « plus d’une bestiole non ordinaire par jour » : auqjourd’ui – ah, j’ai aussi des q en trop ??? – c’était tortue sous l’eau (moi Ursula Andress, toi Jane) et pélicans en pleine pêche. 
Et puis surtout en voiture, ma comparse de vacances et moi on se prépare pour Vaval en musique (pas que, c’est Dimanche puis lundi puis mardi Gras, ici) en consommant des radios locales. Un peu asourdie ar les rythmes endiablés carnavalesques (ah, cette reprise terrible du générique de Aglaé et Sidonie façon samba brésilienne !!), je choisis un brin de désuétude aux rimes riches. Ouais, tu vois, ça bosse fort comme une turque. Créolement vôtre. 

Ralph Thamar – Polisson

La journée de l’iguane

Iggy, il s’appelle Iggy, je suis folle de lui. C’est un gros bestiau pas comme les autres et aujourd’hui, en fait, j’en ai croisé 4 ou 5. Visiblement, il y en a des pelletées dans le quartier. Au moins j’aurais découvert que quand ils courent pour aller se pavaner sur la plage, il relèvent les pattes avant et foncent en mode « roue arrière ». On se serait cru dans un dessin animé…

Ici c’était la journée de l’arrivée en Guadeloupe et je crois que les experts s’autorisent à penser que ça sent le beau séjour (déjà plus de dix morsures de moustique, sans aucun doute mais bon, who cares…). Vous pouvez raccrocher.

  

La vérification de la porte opposée du dimanche

Le moment que je fomente depuis le mois de septembre est enfin venu et, même si j’ai bien la drôle de sensation de ne pas avoir fichu grand chose ce mois-ci (on ne peut pas tout faire : être dans une forme physique déplorable et s’agiter dans tous les sens), je suis bien convaincue que je ne l’ai pas volée, ma virée cocotiers. De toute façon, il est temps que je fiche le camp, ne serait-ce que parce que je commence à croire qu’on me veut du mal. La preuve avec cette conversation vécue au moins 3 fois en 24 heures :

– Quoi ? Tu vas là-bas ? Mais t’as pas peur du virus du moustique, là, le machin ? (notons au passage le degré d’information de #lesgens)
– Non mais ça ira, je ne me ferai pas piquer (méthode Coué)
– Mais on dit que c’est dangereux pour les femmes enceintes, t’es sûre que t’es pas enceinte ?
– … [regarde son bidon plat et presque musclé – merci Monsieur Pilates – de femme sans bambins souhaitant le rester (femme) (et sans bambins) avec perplexité, fusille la triple buse d’en-face du regard et préfère se taire que de devenir grossière]

Donc je me sauve, Karukera me voilà, et c’est promis : si je me fais cramer les orteils par un volcan, mordre par un colibri, chatouiller par un requin ou rouler une pelle par un iguane, je te poste une photo.

En attendant, pour la daube qui va avec ma destination, j’ai bien hésité… entre Tu veux mon zizi, Alice ça glisse et Fruit de la passion mon cœur balançait, et toc, voilà t-y pas que je découvre que la gloire locale de l’étape a repris un abominable machin de Raft, un défunt groupe strasbourgeois des années 80. Tu reprendras bien une part de choucroute créole ?

Francky Vincent – Yaka Dansé