
Deux jours de pause, tout le monde descend !
( rhââ, cri d’extase façon Marge Simpson )
Je n’ai pas trop compris où sont passés les derniers jours, je crois que les temps sont un peu sortis de leurs gonds. Et je mets « temps » au pluriel, car je pense non seulement à la météo, mais au tempo de nos vies de musiciens qui se décale, se raccourcit et se distend à la fois. Même Igor et Grichka Bogdanoff n’y retrouveraient pas leurs mentons leurs petits : les nuits sont ridiculement courtes, les siestes encore plus, et les journées plus trépidantes que celles du lapin blanc d’Alice. Côté chronomètre toujours, j’ai du investir l’équivalent d’un bras dans une connexion ouèbe qui m’oblige à garder un œil et demi sur le compteur. Ce qui à la longue peut faire faire plein d’économies sur les lentilles de contact, mais donne comme l’impression de ne plus être que la moitié de soi-même.
Avec toute cette pression, comment voulez-vous ne pas succomber à la bière ? *
Jouons un peu à « Si vous avez manqué le début », donc. Depuis son départ de Toulouse, mon Splendide Grand Orchestre a traîné ses oripeaux sur 1710 kilomètres, dont 538 en bus, et a donné quatre concerts d’affilée, réjouissant ainsi les oreilles ( probablement dures ) d’un nombre indéterminé de personnes du troisième, voire du quatrième âge. Car le public allemand, pour l’instant du moins, n’est pas de première main. Il me semble même y avoir aperçu l’actrice qui jouait la momie dans le dernier épisode de Scoubidou, c’est dire …
Et que vîmes nous d’autre ?
De belles et grandes orgues aux allures de croquemitaine à Essen.

A Düsseldorf, j’ai chanté « I’m singing in the Rhin » devant une vue si grise que j’ai eu du mal à trouver la ligne d’horizon. J’ai adoré leur façon de planter les palmiers, la moquette façon « mon petit poney s’est déguisé en effet Doppler » et ai renoncé à l’expérience du jus de chat.


Pendant trois heures, nos bus ont fait du chasse-neige industriel sur la route de Mannheim.


Contrairement aux apparences, ces photos ne sont pas en noir et blanc. D’ailleurs hier, ils nous avaient remis la couleur, mais heureusement, le brumisateur de grisouillis est à nouveau en service depuis ce midi.

M’en fiche, je carbure aux UV sonores en ce moment, grâce au Sieur Devendra Banhart et sa barbe, qui est seulement un poil moins folle que lui… finirai probablement encore plus grillée qu’une Wurst en dedans !
Tschüß et à plüß !!
* Comme dirait l’autre, ceci n’est pas un prétexte.