Бонс баисерс де Руссие *

( * Bons baisers de Russie, en mode frime)

Bloody hell !! Encore un coup des rouges !!

Ils ont bagué l’étui de mon biniou façon “poulet élevé en plein air” !


Ils ont même été jusqu’à le mesurer, le peser, lui et ses potes les archets. Ils leur ont fait carrément un passeport. Au retour, si le violon sourit à la frontière, ou que ses cheveux ont un peu poussé alors qu’il faisait la tronche sur la photo et qu’il était tout frais sorti de chez le coiffeur, ils le gardent en otage.

Qui a dit que le mur était tombé ?

Sinon, pour l’anecdote, on a dû aussi lister le contenu des flightcases réservées à nos habits de pingouin lumière. Une tenue par personne autorisée … Heureusement que nous ne restons que pour deux concerts et pas pour dix, on risquerait l’emprisonnement pour terrorisme olfactif ! En même temps, ça aurait été l’occasion rêvée de vivre une expérience inédite: servir d’appât pour une chasse au putois, ou pire … beuh!


Sinon, la meilleure nouvelle est tombée sur les téléscripteurs codés hier soir. C’est officiel:

Purpose of entry: 007

Toute ma vie, j’ai rêvé d’être une barbouze, et là, Moscou l’a fait !



Voilà qui officialise définitivement le cliché de l’étui à violon qui cache un fusil à lunettes!

Alors, non, je ne mesure pas 1m22, mais 1m69 virgule 5 pour être précise. A ceux qui trouvent que 1971 est une année lointaine je répondrai qu’être née en même temps qu’”Orange mécanique” est un immense honneur, et plein d’autres choses beaucoup plus fleuries et carrément moins culturelles.

Hélas, nous ne partons que le temps de courir voler quelques images de Moscou. Et puis accessoirement on travaille un peu pour deux concerts au menu copieux.  Trois petits jours et puis s’en vont … il va falloir travailler dur à les rendre courts mais bons ! Pardonne moi, moi foie, je ne sais pas toujours ce que je fais.

Là dessus, je vous laisse, il faut que j’aille nettoyer mon flingue.



Postescriptoum: En bonne cyberdépendante je me demande si je mets mon ordi dans la valise …

Vitamines

“Fallait jouer dans un groupe punk*”

(*Le petit Sébi m’a dit)

Oui et non.

Oui, j’aurais plus guinché. Quoique, telle Diego qui est libre dans sa tête, moi, je danse en jouant. Beaucoup dedans, et un peu dehors, donc ça se discute. Et hélas, depuis Catherine Lara, on sait que sortir le violon de son contexte classique de départ peu être périlleux. Mais oui, oui … j’eusse pu aussi me contenter de cracher ma rage dans un micro, avec un peu d’imagination, ça aurait payé un peu. Et puis ça m’aurait bien fait marrer, surtout.

En revanche, après ce troisième concert en trois jours, que mes rotules me font mal à force que je soye dessus, je l’avoue: je suis fort aise de m’être rangée du côté le moins sombre de la force (et encore, ça reste à prouver, qu’il est moins sombre).

Parce que ce soir, enfin cette nuit, après un palier de décompression de quatre flûtes de champagne je serai sous ma douillette et propre couette de fifille. Avec un peu de bol, tout à l’heure en me levant je ne me payerai pas pour la énième fois le coin du lit avec mon tibia maigrichon. Sinon tant pis, les bleus ça fera rock’ n roll …

Et puis quand j’émergerai de ma grasse matinée indécente, je m’offrirai un brin de gros bruit (en fait, c’est ça mon addiction) pour me mettre définitivement de bonne humeur.

We’ve got a file on you pourrait par exemple accompagner mon thé de demain matin/midi … je hurlerai dans ma tartine (ou dans mes spaghetti, selon l’heure) avec les genoux en dedans et l’œil mauvais, ça me calmera pour quelques jours.

(Blur is back à Fourvière début Juillet, je crois … et je pense que je vais rater ça … dommage, le petit Damon est sympathique en live, en tout cas j’en ai un fort joli souvenir!)

Et puis surtout, à tous les coups, quand je m’apercevrai dans le miroir de ma mamie, j’aurai un bon fou rire (où quand l’auto-dérision est la meilleure thérapie contre le doute …)

Mais il est aussi probable que je porterai ce petit pied de nez sur fond rouge enragé à mes oreilles...