Je me suis un peu envolée avec “Sparrow”.

Non non, pas mon ami le séduisant pirate* (malgré ses cheveux gras ) , le très élégant film de Johnnie To.
La caméra est lente, esthète et poétique. Les plans ont la longueur qui permet à l’œil de faire le tour de l’écran sans courir. Et tout y est d’une légèreté qui n’est pas sans rappeler certaines comédies hollywoodiennes des années 50, même le romantisme et la séduction. Cette espèce de désuétude rend tout le film précieux, dans le beau sens du terme. Le réalisateur sait jouer de la bande son, qui se fait tantôt bruitage amusant, tantôt complice de ralentis et de gros plans appuyés à la Sergio Leone.
Bref : beau, souriant, original et jamais tarte… voilà un petit régal asiatique à déguster les yeux ouverts !
* Ne confondons pas Hong Kong et les Caraïbes, voulez-vous ? 
J’ai envie de dire que le film semble “délicieux”, c’est le mot qui me vient à l’esprit.
Tu as raison pour les comédies des années 1950 : je trouve que c’est même perceptible dans la façon de bouger des personnages féminins.
Oh oui, l’héroïne trottine sur des escarpins et dans des tenues ad-hoc. Presque tout dans son jeu est cliché, mais en même temps ce “cliché” en lui-même est un acteur du film.
Je suis convaincue par la bande annonce – j’ajoute à la liste à voir, merci !
Souvent, les cadeaux de mon frangin s’avèrent pertinents. Merci à lui en fait.
Si Sparrow c’est que scarré ?
Ayest, je viens de comprendre… elle revient de loin, celle-là !
Pas touche à Monsieur Depp, c’est mon petit Robert à moi.