Des choux et des roses

C’est le non-scoop annuel cyclique et récurrent: un volcan se teint ( en blonde ), la nature s’éveille, et Vivaldi envahit les répondeurs téléphoniques à coup de pizzas quatre-saisons.

En un mot, c’est le printemps.

Je m’en fus donc gaiement fêter l’heureux avènement de manière bucolique  et gastronomique au milieu des fleurs. À Belbèze ( oui, j’avais oublié de préciser que c’était une soirée romance aussi ). C’était aussi beau que bon, et du coup, je me suis pris pour une japonaise devant les pyramides du Louvre et d’Égypte, j’ai mitraillé. Notre cuisinier avait décidé que les fleurs de viande des Grisons ne porteraient pas de fruits, et que les rondelles de panais ne seraient pas de saison ( car, c’est bien connu, la rondelle ne fait pas le printemps, et oui, j’ai encore léché un Almanach Vermot ). Il nous avait donc mis au vert pour le reste du repas. Comme c’est péché de rendre les autres jaloux, je m’arrêterai au descriptif visuel de l’entrée. Telle Azalée, la vache amie de Pollux, j’ai été ravie de me goinfrer de toutes sortes d’herbes et de pois. Note qu’on a même grignoté des pâquerettes et mangé des violettes au dessert, c’était un délice terrible, j’en suis encore toute fleurie dans ma tête !

Et comme le printemps, ce n’est pas que l’éveil de la nature dans ton assiette et pour les abeilles, je te propose d’éveiller tes très tendres sentiments ( pour le reste, on verra plus tard ) avec un des plus beaux slows du monde de la galaxie. Même que je vais l’entendre ce soir en concert * et que je mets tout de suite des kleenex dans mon sac, parce qu’il y a une tempête dans mes yeux en vue.

Schubert, il s’appelle Schubert. Et voilà un extrait de son quintette avec deux violoncelles qui chatouille le do.



* Toulousains, courez-y donc ce soir à l’auditorium Saint-Pierre des Cuisines à 20h00. En faisant vite, vous attraperez les dernières places.