Hier, 30 juillet, c’était la Sainte Juliette

Bonne fête attardée à toutes les laitues, aux morues, aux hurluberlus, aux turlututus et aux chapeaux pointus, donc.

Bonne fête attardée à toutes les laitues, aux morues, aux hurluberlus, aux turlututus et aux chapeaux pointus, donc.



Ne sachant plus à quel candidat donner leur doigt en levant la main, les cinq jurés ont tout simplement baissé les bras.
Résultat : 5 bleus, 5 rouges.
Interrogé à la fin de l’émission, le célèbre huissier Maître Nanar aurait déclaré « C’est malin, on n’est pas dans la merde maintenant. Mais je conçois que ça doit faire très mal de se coincer dix doigts d’un coup dans une porte. Je vous laisse, j’ai apéro. »


Attendre plus d’une heure dans une gare sans âme au milieu de la pampa, c’est pas forcément un problème. Surtout quand ça tronçonne ton voyage inter et minable à la fois : tu en profites pour avaler un truc gras et sucré, c’est vacances.
C’est juste assez niaiseux de prévoir 70 minutes pour un changement qui en nécessite 5’20. Et de ne pas proposer la correspondance la plus rapide, mais en même temps, ça me rappelle que par défaut le site web de nos joyeux chemins de fer m’incite systématiquement à faire Toulouse -la Savoie via Paris en environ 15 heures.
Là, je n’en mets que 8, donc finalement, j’ai l’arrière-wagon ourlé de spaghetti carbonara. Youpi !
« Après d’âpres hostilités… »
Et après une après-midi au rapport efficacité/temps plus que minable, ma meilleure ennemie la valise a fini par capituler et signer sa reddition, la morue. Place donc à la joie de commencer mon quasi-annuel concours intitulé « Va t’esbaudir dans la montagne et aperçois des bestioles mignonnes… ou pas ». Au rayon des méchants, on ne trouve pas que les limaces qui rongent les champignons ou les framboises que j’essaye de ramasser. Ou les serpents qui sifflent sous nos pieds. En fait je pense plutôt aux sangliers, qui courent quand même nettement plus vite et ont le poil moins soyeux. Mais bon c’est promis, si je croise des bestioles, je les interviewe et je vous les présente.
Sinon, j’ai aussi un peu hâte d’aller passer quelques jours dans un autre pays mystère, dont vous devriez savoir deviner le nom grâce à ces indices subtils. Attention… top ! On y tourne des Bollywoods mais ce n’est pas l’Inde, ou l’Irlande, ou l’Angleterre ( je suis sympa, je restreins un peu le choix, quand même ). La montagne vous y gagne, mais ce n’est pas le Pérou. Les autochtones vous y accueillent bien, et si vous n’êtes pas sages, ils ne vous jetteront pas dans le lac mais essayeront plutôt de vous noyer sous l’apéro. Les festivals y accueillent au moins un groupe que j’ai trouvé fantasmagorique cette année, à savoir Beast. D’ailleurs si jamais un cataclysme pétrifie la planète ce soir là, il est fort probable que dans trois siècles les archéologues me retrouveront en train de lécher les pieds de Betty, la chanteuse. Et des médecins légistes seront formels : mon estomac sera plein à ras bord de chocolat, et rien que du bon, je sais que je serai affreusement bien conseillée…
Voilà, je vous laisse, j’ai une grosse transhumance demain avant d’arriver au pays des crozets, là où on ne peut pas tirer la couverture web à soi. Je vous enverrai un reblochon.
Gloubiboulga !
Postescriptoum : puisse ce titre vous donner envie de plonger dans l’œuvre éponyme de Richard Strauss, c’est un sacré morceau, voire un morceau sacré.
« La Cigale, ayant gratté
Toute l’année,
Se trouva fort fourbue
Quand l’été fut venu :
Plus un seul petit morceau,
Ni menuet, ni adagio.
Enfin mettre la sourdine !
Elle changea soudain de mine,
Et la pensée de glander
De faire des grasses matinées
La rendaient bien plus que belle.
- Comment tu trouves, ça te plait ?
- Rzzzz…
- Lapin, je te parle, là.
- Mmmh ?
- Hey, mais… émerge un peu, et puis rends moi mes lunettes, c’est quoi ces façons ! »

Oui, certaines choses commencent sérieusement à se préciser, c’est juste qu’il y en a un qui a pris de l’avance… ça va se payer, c’est juré.
Grmbll.
Mais en ce jour très flon-flon pouêt-pouêt de défilé fanfaronnade (non, je n’ai pas changé, toujours le même parfum léger, toujours le même non-goût pour l’armée), j’aimerais juste pointer d’un doigt amusé une Marseillaise qui se mord la queue. C’est dans le merveilleux Casablanca, c’est patriote et résistant, c’est mon Humphrey à moi que j’aime mais je m’égare…
Mais ça prouve aussi que même si les paroles changent, dans un chant guerrier, la musique reste affreusement et désespérément la même. Existe-t-il vraiment des mélodies belliqueuses plus glorieuses que d’autres ? Vous avez quatre heures.