Mes mardis sont tes lundis, mais c’est logique vu que mes lundis sont tes dimanches (j’espère que je suis claire, en tout cas moi je me comprends très bien). Et il arrive que certains matins-mardis j’éprouve comme une lassitude de ce toujours différent /à chaque fois pareil.
Car ça tombe souvent ce jour-là, dans les périodes où on enchaîne les séries symphoniques : un nouveau chef (parfois, comme aujourd’hui), une nouvelle symphonie, un nouveau style, un nouveau voisin de pupitre, une nouvelle façon de travailler. Là, avec mon réveil trop mou, je ne vis pour l’instant que la perpétuelle sensation de remise à zéro de ma semaine. J’ai juste l’impression d’appuyer sur reset en permanence et l’énergie que demande le redémarrage me parait bien au-delà de la capacité du compteur.
Même si d’ici deux heures, je me réjouirai sans aucun doute (et grandement, en plus) du manque de routine réelle de mon métier, pourtant fait d’un empilage de petites habitudes, quel drôle de paradoxe, tiens… Même si donc, en attendant d’émerger, voilà une jolie vidéo à la démarche saccadée et zombiesque qui me parle. De boucles qui me défrisent.
Gotye – Easy Way Out
dis, comme ça, tes répètes, c’est du côté de la manufacture des T? (curiosité de voisine…)
Bon, là je suis hors service donc je vais dire “c’était” à la Halle aux grains (la Halle, c’est mon bureau
)
okokok je demandais parce-que j’avais vu que tu parlais de St Pierre of the kitchens, l’autre jour… (mon nouveau chez moi est juste derrière, quoi…)
C’est vrai que parfois on y atterrit, oui (joli coin, ma bonne dame
)