Et voilà, ça devait (enfin !) arriver, et ce n’est pas seulement parce que ça doit être un mariage de raison : j’ai cessé de râler après Rienzi. Certes, cet opéra néo-classique plus que romantique a des accents parfois pompiers et des ploums-ploums trop italiens pour réussir à me replonger dans l’atmosphère de mes Wagner préférés. Mais.
Mais voilà, il n’est pas que stylistiquement difficile à cerner. Et c’est une musique dans laquelle on trouve des moments de grâce. Je citais l’autre jour la prière de Rienzi au début du Vème acte. Aujourd’hui, émue par les prestations de notre Géraldine Chauvet dans un de ces fameux rôles "travestis" (on trouve régulièrement dans l’histoire de l’opéra des rôles de jeunes hommes chantés par des femmes), je reprends et partage avec plaisir une dose de ce très bel air d’Adriano (encore une prière, à vue de nez) qui est du genre à "te mettre les poils", comme on dit. J’en frissonne.
Gerechter Gott, un des bonheurs de l’Acte III du Rienzi de Wagner, à démarrer de préférence avec un mouchoir à 2’26.
Et moi qui pensais que le grand air d’Adriano, c’était ça: http://www.youtube.com/watch?v=Y5up86JJD5s… On en apprend tous les jours…
Ouhla, j’avais oublié l’existence de ce truc, moi !