L’arme fatale

Mes biens chers frères, mes bien chères sœurs (Sœur Armalite, Sœur Funambuline, cessez donc de faire mu-muse avec vos chapelets et rejoignez-nous pour la prière, merci), ouvrons nos bibles, et lisons si vous le voulez bien l’Évangile selon Sain-Bobbi Brown :

“Plus jamais les trop longues soirées trop arrosées tu ne craindras, car tes valises sous les yeux sans peine tu cacheras. La douce crème et sa poudre très facilement (au pinceau ou au doigt) avec parcimonie tu badigeonneras, car cet excès-là nécessaire ne sera pas. Incroyable, ta rentrée trop people parsemée de bouffes tardives et d’apéros continuer tu pourras, car plus jamais l’air d’une raclure dépravée tu auras.

Car c’est de la lumière que viendra la lumière. Et resplendira. La † de l’Aigle.

Mille sabords, amen.”

Notons que même sans absolument rien d’autre sur le museau, on a tout de suite l’air moins flou, et je ne parle pas seulement de la photo. Et plus besoin d’écarquiller les yeux pour faire croire qu’on est réveillée. C’est un miracle !

Un swap, suite et fin

J’ai manqué de temps pour présenter ici plus tôt le colis que j’ai envoyé à Fée Clochette dans le cadre du Swap d’été organisé par Armalite. Pas évident pour moi, le paquet en question, parce que d’une part ma destinataire avait choisi pour thème deux couleurs qui ne sont pas forcément spontanées pour moi (rose et crème). Et que d’autre part, d’après ce que j’avais pu saisir de ses goûts, nous nous ressemblons assez peu. Mais bon, tata Nekkonezumi aime les challenges… et comme toutes les participantes j’avais vraiment à cœur de ne pas me planter et de lui faire plaisir. Parce que rapidement, ce qui m’est un peu apparu au début comme un petit casse-tête est devenu un plaisir. Le résultat, que j’espère réussi : un bric-à-brac bien girly, tantôt chic tantôt tendre avec une touche d’humour et pas mal de gourmandises régressives.

Petit listing :

- trouvés à Séguret en Provence pendant le séjour à Orange, un bracelet en liberty qui n’est pas visible car trop joliment emballé ; provenant d’un salon de thé absolument terrible, la maison d’Églantine (je bave rien qu’en repensant aux gâteaux), un pot de confit de pétales de rose, du thé et un kit pour un riz au lait au caramel.
- deux sets de tables (un rose et un crème) damassés en coton et lin dénichés en Italie.
- un mot écrit en rose sur une carte avec une recette de madeleines.
- un porte-monnaie en paille avec une mini-perlouze qui brille dans un coin acheté Chez Mademoiselle, une boutique que j’aime beaucoup à Toulouse.
- la compilation “rose” de Béatrice Ardisson, Love From Jaïpur, avec ses reprises exotico-lounge.
- un savon au lait d’ânesse pour jouer à Cléopâtre.
- une boule à neige/étoiles contenant un lapin ailé et nacré dans laquelle on peut glisser une photo.
- des guimauves de chez Puyricard, roses et crème, forcément.
- un étui (ou une fourre si tu es suisse, n’est-ce pas Funambuline ?) pour passeport, histoire d’avoir envie de partir en voyage.
- des post-it roses de coquine.
- des sucres en forme de cœur très “Marie-Antoinette”.
- des serviettes en papier lapinisées.
- une petite boîte à ce-qu’on-veut contenant un timbre en forme de patte de bête (de chat, parce que je l’ai décidé ainsi) et de l’encre rose.
- un scotch à pois roses.
- un portefeuille Fiona Hewitt que je lorgne vois dans les affaires de mon amie Frizzy depuis quelques temps déjà (non, je ne vole pas dans le sac des dames, c’est un tout neuf, quand même, enfin !). C’est sans doute l’objet le plus risqué et stylé du lot, mais celui qui me plait peut-être le plus par son grain de folie à la fois exotique, rétro, original et un peu enfantin.
- et un jeu de mots pour finir avec de la crème, oui… mais de marrons. Artisanale et ramenée d’Ardèche parce qu’on ne la trouve pas ailleurs. Miam !

Bon, en tout cas j’espère avoir été une swapeuse honnête, d’autant plus que j’ai été une swapée ravie. L’expérience m’aura à la fois permis de jouer à la Mère Noël en plein été ET de déballer les cadeaux comme une gamine surexcitée.

Des petits bonheurs précieux, je trouve.

Un swap

(attention, post bavard d’enthousiasme)

J’en vois plein (au moins trois) qui se demandent pourquoi je vais me mettre à parler de zouaves, ou si je m’apprête à raconter mes folles nuits avec un (voire plusieurs) souabe de mes amis. Que nenni. Bon, j’avoue : moi-même, j’étais encore vierge sur cette pratique consistant à échanger des colis surprise il y a encore peu, c’est Funambuline qui m’a intronisée (et là, j’en vois qui ricanent dans les coins parce qu’ils ont du #gravelax plein leur esprit tordu).

La maîtresse de cérémonie était pour ce swap d’été Armalite, et c’est à elle que nous, participantes, devons la mise en place du forum permettant de choisir le thème du paquet, de dialoguer entre nous histoire de tenter de saisir les goûts de notre swapée (l’inconnue pour qui nous devons préparer la meilleure surprise possible), et de donner des pistes à notre swapeuse (la toujours inconnue qui doit de son côté nous expédier un colis) concernant les nôtres. J’ai découvert mercredi en répondant à Monsieur La Poste qu’Armalite n’était pas seulement la maîtresse de cérémonie de ce swap, mais aussi ma swapeuse à moi.

Comme je m’étais imaginée qu’en juillet on serait en été (humour météorologique) et que j’apprécie la gaîté des couleurs, j’avais opté pour une thématique arc-en-ciel. Et de la gaieté, Dame Armalite en avait glissé dans tous les recoins de son énorme boîte. Pour dire vrai, il y a peu de choses parmi toutes celles qui s’étaient tassées là-dedans que je n’aurais pu choisir un jour par moi-même tant elle a fait mouche sur mes goûts et mes envies. Elle a bien détaillé le contenu et ses intentions dans ce post.

Pas grand chose à y ajouter, en fait. Il me tarde de découvrir les mangas qu’elle a choisis pour mon baptême du genre, et la BD de Trondheim que je me rappelle avoir feuilletée en cherchant un cadeau ; de goûter le thé aromatisé qu’elle a risqué de m’offrir en connaissant mes habitudes plutôt “nature” (de toute façon, son thé du Népal est un délice) ; de pendre des choses aux oiseaux et d’aimanter des notes sur un fil rouge. Je veux continuer à découvrir les messages dans la boîte verte et ranger des thés dans la bleue, mettre des couleurs dans mes bouquins, manger avec du bambou, griffonner sur des chats, gâtifier sur Totoro, rire devant mon nain jaune en citronelle et mon fantôme qui clope, sentir bon l’oranger, ranger mes fétiches de tournée autrement que dans des pochettes en papier (mais ça c’est pas gagné, suis-je assez patiente ?), plonger l’écureuil dans du Nutella, croquer son chocolat, mettre une japonaiserie dans mes clefs, de la feutrine sur ma veste. Je veux me faire belle des yeux et de la bouche en plongeant dans du cuir rouge. Et puis je veux mes orteils en argent pour pouvoir chanter “Silverfingers, pa waaa wa” et j’ai hâte que le polar en magnet-kit aille vite rejoindre Barack Obama presque nu sur mon frigo (qui est très créatif et appelle la connerie à un point qu’il m’arrive certains matins de passer 20 minutes devant à faire l’andouille avec mes jouets au lieu de me bouger les fesses pour aller au bureau).

Bref, outre le fait que tout me plait dans son colis, la joie de déballer son contenu a été aussi beaucoup due à une chose que nous autres adultes connaissons de moins en moins : la surprise, la vraie, celle du cadeau qu’on n’a pas demandé spécifiquement. Couplée au doux sentiment régressif de vivre Noël en plein mois de juillet, tu n’imagines pas à quel point c’est joyeux ! On en pleurerait presque, rien que pour le plaisir de se moucher dans du rouge à pois blancs…

Merci très fort, Armalite, j’espère encore plus te croiser très vite.

Mode d’emploi

Voilà trois jours que je récupère à coup de nuits de 9h, et que ma capacité d’action est si minable qu’il me semble même en avoir vu la paume de mes mains se couvrir de poils… J’exagère : j’ai fini le shopping pour le colis que je dois expédier dans le cadre du Swap organisé par Armalite (mais j’y reviendrai très vite), je me suis aussi offert un sac à main et un itsi-bitsi-petit-bikini.Oui, je sais, c’est passionnant.

Mais donc j’entends la fin de la récréation qui sonne : il est l’heure de me rappeler comment fonctionne un violon, vu que je vais devoir affronter cet après-midi des partitions des petits Ludwig et Wolfgang pour le dernier round de la saison 2010-2011. Fichtre, comment ça marche déjà, ce machin-là ? Ah, c’est laser, maintenant ?

via

Punaise, je crois que j’ai monté le machin à l’envers, il en sort un truc tout frais tout pop…

Outlines – I Cannot Think

Un peu de génétique

[attention, cliché inside]

Bon, on refait pas le topo chromosomique : si tu est classée XX, tu es une fille. Si en revanche tu peux envisager 60 points au scrabble (le mot compte triple est dégagé et il y a un A à côté) sans avoir un joker parce que tu possèdes un X et un Y et que tu as l’idée saugrenue (ça s’appelle tricher) de prétendre que yx ou xy c’est un mot, tu es sans aucun doute un garçon.

Ça c’est une histoire de composantes dans la machine, on n’y change pas grand chose. Après, il y a des filles qui n’ont jamais de salade dans leur frigo mais qui ne manquent jamais de bière fraîche. Ou qui n’arrivent pas trop à porter du rose, mais qui quand même continuent à avoir envie de s’offrir des rongeurs en peluche (ça doit être parce qu’au microscope, le chromosome X est velu), mais je ne vois pas du tout de qui on parle.

Et puis apparemment il y a la génétique du shopping.

Exemple en situation : extérieur nuit tombante, un homme ami et  une femme (je moi-même) déambulent à travers les rues en quête d’un repaire pour se goinfrer de délices et abuser de bon petit vin dîner. Une vitrine attire le regard de la fille : tu imagines, des chaussures rouges ! Et là (attention ça va très vite)…

(elle) -  Elles sont vraiment très marrantes, ces chaussures !

(lui)   -  Tiens, une mouette morte !

Trois petits points (et une bonne rigolade aussi conne que jointe), donc…

Du coq à l’âne et des chromosomes aux hormones : je dois quand même avouer que franchement, si j’avais su que de toute façon je ne pourrais pas assurer les concerts Brahms de fin mai-début juin pour cause de bobo cervical, j’aurais volontiers séché la répétition du 25 au soir pour aller assouvir un vieux fantasmer jarvis cockerien, moi. Quand même, Pulp… j’en pleure encore d’avoir manqué ça, tu sais ?

Pulp au Bikini le 25 mai 2011 – Pink Glove