La Daube Of The Rings du dimanche

Il y a quelques mois, je fêtais déjà mon anniversaire avec l’ineffable Lindsey Stirling (en trois exemplaires en plus, un moment d’abnégation à la limite de l’admirable). Et pourquoi tant de masochisme, pourquoi prendre encore la peine de m’attarder sur elle, hein ?

Ah mais aujourd’hui, il y a dégoulinure et glissando, vent dans les voiles, robe blanche et falaise verdoyante ; il y a prétendue romance à deux balles et envie pas du tout racoleuse de se faire un max’ de spectateurs sur YouTube en s’aidant d’un gros succès cinématographique ; il y a mise en scène visant à faire croire que l’interprète, poursuivie par un écho sans aucun doute 100% bio et naturel, joue réellement bien de son instrument (Marcel me souffle que c’est sûrement un Yamaha fabriqué en Chine tellement qu’il est moche). En gros, et au vu des commentaires, il semblerait que la damoiselle réussisse assez bien avec l’audience du web ce qu’un certain André Rieu arrivait à faire avec les sonotones de nos mamies.

Ça te fait pas chaud au cœur, à toi, en ce neigeux dimanche, de savoir qu’il y aura toujours une bonne place pour les vraies bouses en ce bas monde ?

La döbbh (page 235 du catalogue 2012) du dimanche

Laid, anti-festif, nostalgique, puant la routine, l’absence de renouveau, et au bout du compte triste à en crever, ce titre mal meublé venu de la Suède est donc tout l’inverse de ce que je nous souhaite à tous pour 2012 (l’année du flouze, et c’est pas pour dire mais on va sacrément en baver des ronds de chapeau pour les rimes dans deux ans).

Allez, très belle et bonne année !

ABBA – Happy New Year

Allo, le standard ? Passez-moi le porc, merci.

C’est beau le destin : c’est au moment où la pognoncratie commence à me fatiguer de plus en plus qu’on trouve de quoi faire des jolies décorations de Noël chez Même pas mal.

Je jure que j’avais déjà décidé de rejoindre le mouvement et d’adopter sa jolie banderole avant d’entendre ce matin le député UMP (prononcer  “hummp” pour le plaisir du cri préhistorique, merci) Christian Jacob déclarer en guise de plaidoyer en faveur des agences de notation que

Vous savez, les agences jouent un rôle de thermomètre.

Avant de me demander si cette pénétrante métaphore restera dans les annales, j’affiche donc ouvertement mon appartenance au club des andouillettes AAA+, ne serait-ce que parce que j’adore être étiquetée façon saucisse de Morteau.

Sans transition aucune (et ce cadeau là me vient de Bulles d’infos), on change de galaxie : on file sur Tattooine, et “may the dancing force be with you” grâce au calendrier de l’avent dégingandé/déjanté de Lewis & Luke.

Kluski

Je voulais titrer “madeleine” mais le seul plat polonais dont je maîtrise le nom (à cause que j’en préparais avec ma mamie) ce sont les kluski. Sauf que c’est pas très bon à tremper dans le thé, vu que c’est un truc rafraichissant qui se situe quelque part entre le knödel et le gnocchi. Mais donc pour résumer c’est un peu ma madeleine polonaise de Pruzšt à moi, les kluski. En plus c’est cool ça colle aux dents, mais blague à part, j’adore ça.

Et la vidéo ci-dessous est typiquement le genre de vision qui me ramène en enfance, à l’époque où dans ma télé en noir et blanc (alors oui je suis vieille, mais pas à ce point-là : mes parents fauchés, chut c’est un secret attendaient que le tube cathodique crève avant de passer à la couleur) on trouvait des Chapis, des Chapos, des petites taupes tchèques et autres choses très mignonnettes dans le genre. Bref, j’ai entendu de la musique Bontempi, vu deux chats trois souris, trente secondes de stop motion et soudain j’ai eu 8 ans. J’ai pas re-grandi depuis, et d’ailleurs j’y vais : j’ai école.

Sauce Tikka Dracula

Les cadeaux du frère sont souvent inattendus. Je me suis donc retrouvée en possession de ce mix méchamment tamoul maboul de chansons et bruitages tirés de films d’horreur Bollywoodesques (j’ai beaucoup ri). En bonne logique (pardon, j’ai encore insomnié), me voilà maintenant possédée par le démon du désir brûlant de voir un jour – mais au moins avec des sous-titres en anglais pour bien comprendre les cris et les couinements – un chef d’œuvre dont auquel j’ai trouvé une bien belle bande-annonce.

Toi aussi (roaar), croque un morceau saignant du Fils de Dracula.