Sauce Tikka Dracula

Les cadeaux du frère sont souvent inattendus. Je me suis donc retrouvée en possession de ce mix méchamment tamoul maboul de chansons et bruitages tirés de films d’horreur Bollywoodesques (j’ai beaucoup ri). En bonne logique (pardon, j’ai encore insomnié), me voilà maintenant possédée par le démon du désir brûlant de voir un jour – mais au moins avec des sous-titres en anglais pour bien comprendre les cris et les couinements – un chef d’œuvre dont auquel j’ai trouvé une bien belle bande-annonce.

Toi aussi (roaar), croque un morceau saignant du Fils de Dracula.

La daube à choix multiple du dimanche

Débrouille-toi : moi, entre ces deux étés indiens je ne peux pas choisir.

Évidemment (évidemment), le délectable remix bollywoodien de Joe Dassin fait partie de ma vraie véritable collection personnelle pour de vrai que j’ai dans ma discothèque à moi, car on ne se refait pas, ma bonne dame.

Mais le sirop néocolonnial de Cliff Richard avec sa mise en scène tartouille et ses vraies fausses culottes en bison (on peut se contenter d’aller directement à 1’50, d’ailleurs) pourrait bien remporter ce match météorologique du jour, non ?

Hindouiste again

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(like we did last summer)

Punissez-moi car j’ai beaucoup fêté la fin de la saison 2010-2011 hier nuit. Mais honnêtement, on ne l’avait pas volé, notre bon gros palier de décompression (en un mot). Il était frais, il était mousseux et joyeux, épuisé mais léger et niais comme une sortie d’école avec des couettes.
Le seul hic c’est qu’avec tout ça le réveil-matin s’est mis à hurler 2 heures seulement après le coucher. Réveil en douleur crânienne qui m’a vue me mouvoir comme par magie jusqu’à un petit avion en direction de l’océan (à l’heure qu’il est je n’arrive toujours pas à me visualiser quittant mon chez-moi, j’en glousse de honte/joie).
D’où certainement le fait que je n’avais pas tout de suite remarqué que parmi les passagers de mon vol se trouvaient une grande dame blonde en sari orange et toute une délégation d’hindous (enfin je crois) en chaussettes ou pieds nus, tous de blancs vêtus. Je sais maintenant, en cherchant à comprendre l’importance du comité d’accueil qui les attendait à l’aéroport que je n’ai pas rêvé cette vision un peu inattendue dans nos campagnes profondes. La preuve.

N’empêche que l’espace d’un instant, à Nantes, j’ai cru assez sérieusement que j’étais encore beurrée comme un Petit Lu. Et si cette blague vaseuse ne mérite pas un Nyan Cat, je veux bien me noyer dans le golfe du Morbihan.

La rédaction étant très baveuse, elle sera de retour actif après une bonne nuit ou deux…

Ce rêve en collant bleu

Les jours où Wonder Woman fatigue, il lui arrive de rêver de tout plein de choses folles.

Par exemple, que sa peau ne se prendrait plus pour un baromètre de son état de fatigue général et musculaire, au point  en cas d’épuisement de devenir aussi sensible et douloureuse qu’un énorme hématome. Heureusement, c’est invisible : le bleu, ça n’est beau que sur le costume, sous les étoiles.

Qu’elle saurait assurer les transports et les contingences matérielles à la vitesse de la pensée. Non pas pour en profiter pour aller sauver des orphelins ou trucider des veuves, elle est bien trop égoïste : elle se dit qu’elle serait plus vite rentrée de son Super-Boulot, et retrouverait enfin avec un plaisir complètement avoué la possibilité de ne rien foutre.

C’est que ces derniers jours, elle en cherche furieusement et hélas sans succès, du temps à perdre… elle commence bizarrement à de sentir proche d’un certain Marcel qui aimait les madeleines, d’ailleurs. C’est sûr, elle pourrait se débrouiller pour faire diversion en roucoulant en collant comme Super et Spider. D’habitude, l’idée l’émoustille à peu près. Mais là, elle leur trouve l’air tellement, mais tellement niais ! On lui accordera que ce n’est pas parce qu’elle s’aigrit avec l’âge…

C’est pas l’hindi

Le titre est vaseux, mais il faut se plaindre au réalisateur, qui s’appelle Ramana, et qui est Tamoul. Ceci n’est donc pas un Bollywood, plutôt un défi : résiste donc à l’envie de danser au bureau en ce lundi matin tout rayonnant de brume vaseuse, si tu l’oses ! Pour la petite histoire, on dit que Thirumalai raconte l’histoire d’une fille qui entend les volets roulants couiner Strangers In The Night. C’est d’ailleurs pour ça qu’à la fin de cet extrait, Vijay et Lawrence Raghavendra jouent à Mon Starwars  chez les Peaux Rouges.

Symphonie alpestre

« Après d’âpres hostilités… »

Et après une après-midi au rapport efficacité/temps plus que minable, ma meilleure ennemie la valise a fini par capituler et signer sa reddition, la morue. Place donc à la joie de commencer mon quasi-annuel concours intitulé  « Va t’esbaudir dans la montagne et aperçois des bestioles mignonnes… ou pas ». Au rayon des méchants, on ne trouve pas que les limaces qui rongent les champignons ou les framboises que j’essaye de ramasser. Ou les serpents qui sifflent sous nos pieds. En fait je pense plutôt aux sangliers, qui courent quand même nettement plus vite et ont le poil moins soyeux. Mais bon c’est promis, si je croise des bestioles, je les interviewe et je vous les présente.

Sinon, j’ai aussi un peu hâte d’aller passer quelques jours dans un autre pays mystère, dont vous devriez savoir deviner le nom grâce à ces indices subtils. Attention… top ! On y tourne des Bollywoods mais ce n’est pas l’Inde, ou l’Irlande, ou l’Angleterre ( je suis sympa, je restreins un peu le choix, quand même ). La montagne vous y gagne, mais ce n’est pas le Pérou. Les autochtones vous y accueillent bien, et si vous n’êtes pas sages, ils ne vous jetteront pas dans le lac mais essayeront plutôt de vous noyer sous l’apéro. Les festivals y accueillent au moins un groupe que j’ai trouvé fantasmagorique cette année, à savoir Beast. D’ailleurs si jamais un cataclysme pétrifie la planète ce soir là, il est fort probable que dans trois siècles les archéologues me retrouveront en train de lécher les pieds de Betty, la chanteuse. Et des médecins légistes seront formels : mon estomac sera plein à ras bord de chocolat, et rien que du bon, je sais que je serai affreusement bien conseillée…



Voilà, je vous laisse, j’ai une grosse transhumance demain avant d’arriver au pays des crozets, là où on ne peut pas tirer la couverture web à soi. Je vous enverrai un reblochon.

Gloubiboulga !

Postescriptoum : puisse ce titre vous donner envie de plonger dans l’œuvre éponyme de Richard Strauss, c’est un sacré morceau, voire un morceau sacré.