je ne veux plus jamais devoir rejouer après des minutes de silence pénibles, je ne veux plus jamais devoir réaliser que je ne partagerai plus la musique avec un plus que chic type. Aide moi à faire disparaître ce dimanche-lundi, je veux juste cuver ma gueule de bois au moral, essayer de sourire et voir des débilités légères en peluche aux couleurs bollywoodesques. J’espère donc aussi me réveiller mardi matin en sueur en m’écriant "I’m in love with a cow !!".
C’est qu’au départ je ne voulais pas du tout du tout aborder ce terrain glissant, comme quoi une semaine de Wagner peut mener à tout… Même à se demander s’il existe plus con comme idée que de vouloir blanchir ou raffermir ses parties intimes (et c’est donc forcément les dames qui s’y collent). Mais bon, polémique mise à part, ce soir je me contenterai de me gondoler devant cette néo-Madonna bollywoodienne qui sait si bien danser lascivement contre des gros piliers.
Il est plutôt de bon ton et branchouille de s’extasier sur les somnifères la musique de Sigur Rós. J’ai essayé, je le jure, j’ai même un CD que j’ai acheté et tout, hein. Et bien rien n’y fait, la production de ce groupe islandais m’ennuie. Sauf quand elle me fait rire, ce qui est le cas aujourd’hui, grâce à une vidéo faisant partie d’un projet (ah, que vivent les so-called "projets" avec des grands P !) dont le nom est The Valtari Mystery Film Experiment. Certains voient dans ce film extatique (euphémisme) le magnifique corps nu talent de Shia LaBeouf – je ne me ferai jamais à ce nom – pour la danse.
Si on veut.
Moi qui, c’est bien connu, n’ai aucune sensibilité artistique d’aucune sorte, ai plutôt tendance à ne pas y voir autre chose que le corps nu – et encore, pas assez longtemps – de Shia LaBeouf qui change de couleur de boxer ou se met en collant voile à démarcation (!!) aussi vite que dans un Bollywood (mais au ralenti). Je vois surtout que ça danse vraiment très peu, que c’est esthétisant, froid et sensuel comme un morceau de mou pour chat. Je vois des barbus façon ZZ Top Jésus, des sucettes hallucinogènes et des poulpes. Et aussi des gens qui se mettent les doigts dans le nez et dans les yeux au ralenti. Je vois un couple qui a un problème de rapport avec les papillons, qui ne sait pas jouer à "je te tiens tu me tiens par la barbichette" proprement et qui a sali sa chambre d’hôtel.
Évidemment, on peut ne pas être d’accord avec mes gloussements peu indulgents, hein, c’est peut être la fréquentation de Wagner qui me rend méchante et rétrograde ? Mais voici donc Fjögur píanó, une berceuse énervante de lenteur qui ne va nulle part, rendue hilarante à mon goût par la réalisatrice Alma Har’el.
Mille pardons, mais je trouve qu’il fait encore beaucoup trop froid. Toute de finesse et de romance vêtue, j’en profite donc aujourd’hui, à l’occasion de la Saint-Claude pour glisser là-dessous quelques Ooh La La de raideur, euh de rigueur. Mais on va rester décente, quand même.
Oh La La ! Un poing c’est tout (feat. Katerine)
Au point où on en est, on n’échappera pas au coup du sari (faut pas rêver, en plus ça faisait longtemps) : Ooh La La (Tu Mery Fantasy)
Et si toi aussi tu rêves de chevaucher des étalons de diamants : Goldfrapp – Ooh La la.
C’était le gravelax du jour, merci de votre attention, à vous les studios.
Les cadeaux du frère sont souvent inattendus. Je me suis donc retrouvée en possession de ce mix méchamment tamoul maboul de chansons et bruitages tirés de films d’horreur Bollywoodesques (j’ai beaucoup ri). En bonne logique (pardon, j’ai encore insomnié), me voilà maintenant possédée par le démon du désir brûlant de voir un jour – mais au moins avec des sous-titres en anglais pour bien comprendre les cris et les couinements – un chef d’œuvre dont auquel j’ai trouvé une bien belle bande-annonce.
Toi aussi (roaar), croque un morceau saignant du Fils de Dracula.
Débrouille-toi : moi, entre ces deux étés indiens je ne peux pas choisir.
Évidemment (évidemment), le délectable remix bollywoodien de Joe Dassin fait partie de ma vraie véritable collection personnelle pour de vrai que j’ai dans ma discothèque à moi, car on ne se refait pas, ma bonne dame.
Mais le sirop néocolonnial de Cliff Richard avec sa mise en scène tartouille et ses vraies fausses culottes en bison (on peut se contenter d’aller directement à 1’50, d’ailleurs) pourrait bien remporter ce match météorologique du jour, non ?