La main dans le sac

L’avantage indéniable de passer se faire dorloter chez papamaman un certain temps après la saison des sapins et autres boules de Noël, c’est que les petits plaisirs prennent une autre dimension. Par exemple, finir les gourmandises ou goûter avec un grand bonheur des papilles un breuvage qu’on n’aurait pas forcément tenté soi-même.

C’est surtout en profiter pour se comporter comme une assistée et faire le coup de la sourde oreille quand le facteur sonne trop tôt pour livrer ton cadeau de Noël (un truc de fille que tu fais “hiiiiiiiiii il est trop beau” en l’ouvrant).

Alors non, c’est pas rose (tu m’as bien regardée, oui ?). C’est lie de vin, (what else ?) mais donc mon grand problème existentiel du moment c’est qu’il faut que je déniche un Totoro neuf à accrocher dessus.

Oui, je sais, ce mois de janvier est très difficile, je me demande encore comment finir de gérer ces trois semaines de vacances autour de mes 6 jours de travail.

Vis ma vie de blogueuse mode

Hiiiiii les copains les copines, je suis toute émoustillée : depuis hier je suis en possession d’un must-have de la fashion.

Je veux dire, il fallait grave que j’en parle parce que bon, quand même, ça me fait le même effet que si j’avais acheté un Kelly, la robe noire d’Audrey Hepburn, les gants de Rita Hayworth ou les bottes en cuir d’Emma Peel. Je me sens au top de ma féminité, j’ai atteint le nirvana du style et le cosmos de l’icônitude, je baigne maintenant dans un orgueil sans fond. Ce qui tombe pas mal, vu que je vais devoir porter cet accessoire vestimentaire pendant deux semaines. La nouvelle amie de mon dressing a en plus un très joli nom de super héros bien adapté à la Wonder Woman que je suis : elle s’appelle Lombax. Quoi, ne me dites pas que vous n’aviez jamais rêvé d’une ceinture de soutien lombaire ?

Ben oui, mine de rien, plus le temps passe, plus je me rapproche des 80 ans, hein. Mais je me suis soudain souvenue que la dernière fois qu’une fille à moitié à poil avait checké l’efficacité de son déodorant habillée avec un machin orthopédique, ça avait donné une image mythique.Et chacun sait que faire la mode, c’est aussi rendre belles des choses immondes. Donc voilà (je sais, j’ai pas eu le temps de coudre du ruban dessus, mais le cœur y est, je le jure).

[ça tient chaud, c'est chiant à mettre et c'est pas fait pour les filles parce que c'est tout droit et que du coup ça remonte tout le temps à cause des fesses, ça oblige à réfléchir comment on s'habille pour ne pas que ça se voie, et je sais pas comment je vais faire pour les concerts ; bref, c'est un cauchemar, quelqu'un pourrait me réveiller ?]

Poil aux pieds

Ah, mais quel soulagement !

Il y a peu, je m’inquiétais de la modeuse possibilité d’une cohérence entre les poils du haut et ceux du bas. Mesdames, nous voilà enfin rassurées : il est désormais possible de marcher chaussée de caniches, nous pouvons même envisager de ranger nos menus effets à l’intérieur de la bête. Ne manque plus que le pantalon pour la panoplie complète, j’ai vraiment hâte !

De là à dire que l’Ibert sera rude ces jours-ci, il n’y a qu’un pas velu…

Épileux problème

La frontière entre le rigolo et le ridicule est parfois mince…

Peut-être eut il fallu que le Douanier Rousseau s’en mêle, histoire que Zadig Und Voltaire ne franchissent pas la ligne. En tout cas, sache que si tu veux le haut de ce déguisement de Wookie, il t’en coûtera 890€. J’espère que si on prend le bas, ils font une ristourne, ou au moins qu’ils offrent les Moon Boots assorties. Une seule conclusion s’impose :

Ars longa, vita brevis

Sous cet adage chinois célèbre se cache en vérité la liste de mon butin de la fin de semaine dernière (je préfère prévenir, au cas où on se serait égaré ici au beau milieu d’une version latine).

Samedi soir, j’ai été la très heureuse victime d’un genre de troc artistique. Cette bonne surprise est venue d’une intervention musicale d’un soir au weekend anniversaire d’une association qui œuvre pour la création contemporaine en accueillant des artistes chaque année lors de sessions/ateliers, et en mettant leur travail en avant à coup d’enchères. Yourtes, manchons de canard, charmant serveur de café, campagne qui sent bon, ambiance très chaleureuse, rien ne manquait. Le vénérable fondateur a eu la générosité de nous remercier d’avoir animé la soirée en nous proposant de choisir parmi les créations de l’année l’élue de nos yeux et de notre cœur. La toile qui vit maintenant chez moi me plait chaque jour un peu plus, on voit sûrement mal sa texture et sa matière presque vivante sur la photo, mais moi je m’en fiche : je l’aime (beaucoup moins fort que Lara Fabian, mais aucune oreille ne s’en plaindra). Le peintre s’appelle Andreu Latorre Azurmendi.

Voilà, c’était pour “Ars longa”… et quid de “Vita brevis”, alors ?

Ben, la veille à San Sebastian, il y avait encore des rebajas/sales/soldes partout, et pas que des raclures de promotion ! C’était abomiffreux je ne savais plus où ne pas donner d’argent fictif, et d’ailleurs j’ai pas réussi. Je crains bien de manquer de volonté, et de ne pas être très dure à cuir (arf arf)… mais phoque, la vie est courte !

La vie est courte, et en plus je ne grandis pas : un tout nouveau Totoro ramené de Tokyo l’hiver dernier a immédiatement élu domicile sur le sac. À partir de 4 ans, je crois…

Trompure

Que n’ai-je ?

Que n’ai-je appris la luge
Que n’ai-je appris à skier
Sans me soucier du déluge
De la texture des glaciers

Que n’ai-je décidé de me faire greffer un passe-montagne pour protéger mes oreilles du vent rageur, et des palmes pour traverser la rue sans me noyer ? Que n’ai-je enfilé sans réfléchir en guise de pyjama pour la nuit un duvet formaté pour les nuits dans l’Himalaya, histoire de ne plus grelotter dans mon nid au lieu de dormir ?

Que nenni, bizarrement influencée par le calendrier et obsédée par l’idée de mai, hier, j’ai magasiné comme une raisonnable sauvage. Des toujours-sans-suede blue shoes d’été, du lin, du sans manches, du rouge et décolleté, et du coton aérien pour enjoliver le tout… oh la belle crise de moderie que voilà, j’aurais sans doute pu en rougir. À la place, comme tout le village des schtroumfs, me voilà bleue d’impatience… Penser à ressortir une deuxième couette et à organiser une soirée choucroute.

Encore une tranche de décalage visuel météorologico-grégorien ?