
On raconte de-ci de-là, et ailleurs aussi que nous sommes à l’ère du sans fil.
Et que nos pattes se promènent nues, sans cordelettes. Que le courant passe, et l’image et le son avec dans la foulée, comme ça, pof, à travers le vide de l’air. Je l’avoue, moi aussi, le moment d’un espace temps, j’y ai cru : la preuve, j’ai même des téléphones sans ficelles ! ( non mais, je ne regrette pas, c’est quand même pratique en voyage ).
Jusqu’à ce que je voie hier mon bureau transformé en studio pour l’ORTFA (oui, Arte, c’est franco-allemand).
Genre Moulinsart, comme ça mais en pire:

Parce que là, soudain, ce n’était plus le “wireless”, mais le “wirefull” !!

A un moment, j’ai vu une chose étrange et j’ai appelé Jack Bauer à la CTU pour lui dire qu’on avait une suspicion suspecte d’explosif antique en stock. Il m’a répondu de couper le troisième fil à gauche en partant du vert, non mais pas celui là, l’autre. Il m’a tapé sur les nerfs. Je lui ai rétorqué que j’avais pas 24 heures à perdre, d’aller “damn’iter” ailleurs pour voir si j’y étais, et suis partie tenter d’interpréter “Roméo et Juliette” de Prokofiev, comme une sale égoïste.

Bref, on sera bientôt dans “Maestro” sur Arte. Et vu la qualité de la prestation d’hier soir, joliment, je pense (rengorge, rengorge).
D’ici là, tout ce que m’a inspiré le fait de jouer avec une cadreuse quasiment assise sur mes genoux, prête à être éborgnée par un archet pour la bonne cause, c’est un petit Cure (de jouvence). Sunday, happy sunday!