Mon tailleur est riche

( Enfin peut être pas, mais une heure environ, ma coiffeuse, oui, c’est certain )

Tu l’aimes, ton beau pays, avec un coq déguisé en bleu-blanc-rouge qu’on dirait Superman dessus ?

Je te donne l’occasion de tremper dans ta chicorée Larousse un hommage aux beaux petits déjeuners français, chanté dans la belle langue de chez nous, celle là même dans laquelle on plante des choux.

Tiens, prends ça dans ton patriotisme linguistique, et essaye de garder ta tartine, tu vas voir, c’est difficile.



Postescriptoum : T’ai-je suggéré d’aller voter dimanche ? Non ? C’est fait, et ça risque bien de recommencer encore et encore.

Vaincre au Risk

Pour triompher avec gloire !

Alors voyons voir…

Je place deux armées de Rachmaninov à Salzburg, et deux autres à Paris, au cas où. On pourrait tenter une autre alliance avec les russes ( quelques divisions de Tchaikowsky ou de Prokofiev, par exemple ) pour être certains d’envahir la Rhénanie-du-Nord-Westphalie et la Hesse. Tout en affirmant notre suprématie cocorico, avec des légions de Debussy et de Berlioz, pour conquérir le Bade-Wurtemberg sans encombres… ça va être un challenge stratégique : la mission doit être accomplie en dix coups !

Quoiqu’il arrive, je mes des chaussettes en laine et des moufles fourrées à tous mes fantassins ( on n’a pas idée de commencer une partie dans cette région du monde en février ! ) . Et je leur fais perdre avant le départ suffisamment de poids pour qu’ils en profitent pour se goinfrer de jarret de porc et d’Apfelstrudel. Bière ? Bon, d’accord, mais c’est bien pour vous faire plaisir…

C’est pour tout bientôt, je frétille à l’idée de  faire chauffer les dés !


Un petit bain dans la Mer du Nord, en attendant ?

La croisière s’amuse

Le "Pacific Princess" vient de faire escale après deux folles semaines.

Et heureusement, mon salon n’est pas envahi de vieilles rombières emperlousées et de jeunes premiers rolexés au brushing seventies dévastateur (vade retro rouflaquettes !).

Là, présentement, décalquage horaire oblige, je ne me sens pas le courage d’élucubrer sur les aventures asiatiques. Enfin un peu quand même, allez … (rire satanique mou). Si comme Jeanne D’Arc, la sœur de Mireille, tu aimes entendre les voix officielles, tu auras tout plein de choses à lire et à voir sur notre tournée en cliquant par-ci autant que par-là. C’est très bien d’ailleurs, ça arrange ma flemme de raconter les choses par le menu, haha ! Et puis comme ça, telle un coucou, je vais exploiter la matière première  mise en ligne. Je relaie illico ici une des vidéos du blog qui prend plus de sens si on a au préalable entendu un jour une des gentilles musiquettes du Japan Railways (variante du RER dans Tokyo intra-muros). Celle de la station Shinagawa nous ayant encombré les oreilles un certain nombre de fois, je m’en vais donc de ce pas te faire partager sa grande qualité artistique.

Clique sur le raton-laveur (l’équivalent nippon du lapin du métro parisien) et le bontempi sonnera.

L’harmonie  a profité du début de la dernière répétition pour revisiter ce logo sonore (avec l’aide précieuse d’un scribe réarrangeur).  Ach, les petits coquinous ! Mais si j’avais envie d’exhiber ce petit reportage, c’est surtout pour qu’on voie qu’un chef d’orchestre ça n’est pas toujours ce qu’on croit, à savoir une paire de bras qui gesticule. Le notre continue à m’épater chaque jour pour l’expressivité de son visage et son charisme.

Et puis si on veut jouer à "Trouvez Nekkonezumi", c’est possible aussi.

Voilà qui donne un bon aperçu de ce cette salle incroyable qu’est le "Tokyo Opera City Concert Hall". Une architecture quasi spatiale pour une acoustique fabuleuse… rien de tel pour finir une tournée en apothéose ! Car oui, on a assuré comme des brutes. Les chevilles vont toujours bien, merci.

Art- chaïque

On raconte de-ci de-là, et ailleurs aussi que nous sommes à l’ère du sans fil.

Et que nos pattes se promènent nues, sans cordelettes. Que le courant passe, et l’image et le son avec dans la foulée, comme ça, pof, à travers le vide de l’air. Je l’avoue, moi aussi, le moment d’un espace temps, j’y ai cru : la preuve, j’ai même des téléphones sans ficelles ! ( non mais, je ne regrette pas, c’est quand même pratique en voyage ).

Jusqu’à ce que je voie hier mon bureau transformé en studio pour l’ORTFA (oui, Arte, c’est franco-allemand).

Genre Moulinsart, comme ça mais en pire:



Parce que là, soudain, ce n’était plus le "wireless", mais le "wirefull" !!



A un moment, j’ai vu une chose étrange et j’ai appelé Jack Bauer à la CTU pour lui dire qu’on avait une suspicion suspecte d’explosif antique en stock. Il m’a répondu  de couper le troisième fil à gauche en partant du vert, non mais pas celui là, l’autre. Il m’a tapé sur les nerfs. Je lui ai rétorqué que j’avais pas 24 heures à perdre, d’aller "damn’iter" ailleurs pour voir si j’y étais, et suis partie tenter d’interpréter "Roméo et Juliette" de Prokofiev, comme une sale égoïste.


Bref, on sera bientôt dans "Maestro" sur Arte. Et vu la qualité de la prestation d’hier soir, joliment, je pense (rengorge, rengorge).

D’ici là, tout ce que m’a inspiré le fait de jouer avec une cadreuse quasiment assise sur mes genoux, prête à être éborgnée par un archet pour la bonne cause, c’est un petit Cure (de jouvence). Sunday, happy sunday!




Snailwars, Episode 3: Gargouillis*

(*La revanche du site)

Nezumi Snailwalker était plutôt fière d’elle ce soir là en allant profiter d’un repos mérité

(en diagonale dans son lit trop court, ce qui a déjà été dit, mais elle radote, la tisane sans doute …)

Bon, Maître Badoah lui avait carrément ri au nez au moment où elle avait pris la fuite devant un asticot aperçu sur une cerise, lui expliquant que ça n’augurait pas d’une prédisposition naturelle à la domination du sauvage Snail géant.Voire qu’en fait, il allait probablement la laisser croupir là comme une andouille, tellement une phobie pareille le laissait sans voix. « Gourde tu es, je doute fort que tu réussisses l’épreuve du dressage de fauves hongrois qui t’attend demain. », avait-il prophétisé.

En revanche, elle s’était montrée redoutable à la chasse aux gargouilles.

Elle avait accompli ce que nul n’avait su faire avant elle: les capturer et les pétrifier par la seule force de son esprit ( pas comme ce petit joueur de cousin Persée, qui avait dû aller couper la tête d’une sale bestiole de Méduse, tout ça pour délivrer une greluche enchaînée à un caillou … une honte pour la famille ! ). En plus, plutôt que de les laisser en vrac au milieu de la jungle, elle les avait accrochées sur une façade de la bourgade locale, pour la décorer, et puis pour frimer un coup, quand même ! Ah, les acclamations des autochtones ! Elle se sentait auréolée de gloire, et un peu de chaud aussi, car le climat virait au tropical.


Elle se promit de fêter cette belle victoire en bonne compagnie à la première occasion. Mais pour l’heure, il lui fallait reprendre des forces avant la dernière épreuve coefficient 6 sur l’échelle de la Khavavin. Demain.

More?


62 c’est mieux que 61

si.ne.ma.tɔ.ɡʁaf

Appareil d’optique qui, au moyen de projections photographiques, donne aux spectateurs l’illusion de voir des mouvements réels.

A quand Cannes? (jeu de mots pitoyeux)

Difficile en ce moment d’échapper à la déferlante people-paillettes-glamour-monstres sacrés-rêves de gloire qui envahira d’ici peu les petits et les grands écrans. La première vitrine qu’on nous fait lécher (schlourp), la voici, la voilà, c’est l’affiche. Les années passent, et les photos se suivent et ne se ressemblent pas.

Petit comparatif:

L’an dernier, la poupée Lynchienne était comme un genre d’icône masquée, à la fois hypnotique par son côté "cliché", et fragile/timide par la gestique des mains.  Cette année numérotée 62 est une femme qui semble à la fois hésitante et forte … devant une belle fenêtre grande ouverte. Pourvu que ça dure !

(toute ressemblance avec une expérience personnelle serait absolument faite exceprès)


Bien bien … et une fois que j’ai écrit ce truc qui n’a ni queue ni tête, j’en fais quoi, de mon cocktail de souvenirs de la croisette numéro 61, moi? Qu’en pensez vous, chère Jean Seberg Docteur Watson ?

"Ben c’est simple, espèce de dinde: si des fois il t’en revient un petit arrière goût vaguement amer, rajoute un peu de sucre pour l’adoucir, ou du citron vert pour le rendre plus intéressant, ou du poivre et de la vodka pour que ça soit plus fort… mais un bon souvenir n’a jamais mordu personne, hein! Et puis finis ton verre, tu nous saoules, Raoul ! Allez, plus vite que ça, sans rancune aucune, un coup de pied aux fesses et bon vent ! (je te fais un prix pour la consultation) Et gobe-toi un ou deux cinés pendant ton weekend sympa, c’est un ordre!"

Bien bien … Brünehilde attitude?

Better, harder, faster, stronger, c’est ça?  Ok !