Et vous serez submergé par les flots tourbillonnants du désir.

Dimanche : La merveilleuse influence conjuguée de plusieurs planètes liées à l’amour et à la sexualité exaltera les plaisirs sensuels. Si vous avez déjà noué des liens solides avec un partenaire digne de vos extases, il est probable qu’il vous révélera cette fois-ci les trésors cachés de sa sensualité. Tout ce qu’il ne vous avait pas encore accordé de caresses, de baisers, il vous l’offrira dans un magnifique élan de prodigalité. Et vous serez submergé par les flots tourbillonnants du désir. Quelle belle perspective !

Ah oui, effectivement, c’était à peu près ça : hier, comme je m’étais couchée à 04h00 (seule et imbibée du gros palier de décompression d’après le concert de la veille), je me suis levée à 11h00 (toujours seule car je ne suis pas nymphomano-somnambule). Après avoir attendu en mode zombie larguée que l’anti-casquette-en-plomb fasse son effet, j’ai avalé le midi à 14h00, et fréquenté pour le thé deux familles de deux adultes-deux enfants. J’ai aussi éclusé deux semaines de repassage en retard, car j’aime les acticités passionnantes.

J’ai ensuite voulu finir ma journée échouée devant un vieux Fritz Lang, Les Contrebandiers de Moonfleet, parce que l’image de l’ange du cimetière m’avait fichu une trouille bleue quand j’étais petite, que je voulais comprendre pourquoi, et que j’avais grand besoin de cocooning hollywoodien au goût de madeleine. J’ai fantasmé comme une bête sur le nez de Stewart Granger, et je continue à trouver injuste, au bout du compte, que cette connerie d’horoscope se soit adressé à la gitane (Liliane Montevecchi, quand même) qui assure l’inévitable scène de danse exotique de cette merveille de piraterie d’aventures plutôt qu’à moi. Non mais.

Cygne astrologique

Dindon :  vous évoluerez cette semaine sous l’influence de la constellation du Ballet, mais en l’absence de l’étoile Tutu pour agrémenter les choses, il vous faudra apprendre à valoriser votre travail même s’il vous semble incomplet.
Notre conseil : n’oubliez pas que toute musique sait exister sans paroles ou images pour la porter si elle est bien menée.
Chiffre de chance : 896.385 (en euros, de préférence, merci)
Plat du jour : andouillette ravigote
Couleur : indéfinissable
Mot fétiche : épicaule

Après cette petite page étoilée qui reflète mon regret de jouer cette semaine des musiques de ballet sans danseurs, revenons à nos chaussons, voulez-vous. Hier,  je vous infligeais du Lac des cygnes repris à la sauce maudite bénie-non-non. Aujourd’hui le détournement est chorégraphique et dansé par des pros qui ne manquent ni d’humour ni de talent (et que j’avais déjà aimés un jour, tiens). Quand les gars des Ballets Trockadero s’attaquent à la réinterprétation des rôles de Siegfried, d’Odette et du sorcier Von Rothbart (oui, il y a un peu erreur de casting sur les prénoms), je trouve que ça aide carrément à démarrer la semaine.

Comédie ésotérique d’un matin d’hiver

L’abus de méthodes divinatoires foireuses est mauvais pour la peau, c’est pas Rascar Capac qui te dira le contraire. Devant la remontée de ma cote morale, j’ai donc décidé de ne pas prendre l’évènement photographié ci-dessous comme un signe de je-ne-sais-trop-qui-quoi (je vais juste me contenter de passer de la passion en gelée aux prunes, quoi). J’ai même éclaté de rire.

Avant de filer travailler pour moi-même (histoire de me sentir en phase avec le violon, la musique,  et la première du Barbier, vu qu’en plus j’ai au moins un spectateur à satisfaire ce soir), je te présente ma raison d’écrire pour Interlignage du moment que j’aime.

Agent Side Grinder nous parle de Life in advance. Je ne sais pas s’ils lisent dans le marc de café, mais je sens que c’est le moment où je vais suggérer/rappeler qu’un des moyens mis à notre disposition par la loi pour s’investir dans notre futur s’appelle le droit de vote.

Tu fais quoi dimanche, toi ?

Tempête de boulets géants

On dira que c’était, comme en horoscopologie, une conjonction d’évènements, une collision de circonstances (que je numéroterai donc au fur et à mesure), et  un truc avec les planètes qui étaient dans la lune.

Certes, Vénus avait vu double : nous étions deux merveilleuses, que dis-je, délicieuses damoiselles (1) qui voulaient simplement profiter d’un moment de détente après une journée de dur labeur. Le patron de l’abreuvoir-d’en-face-de-l’autre nous accueille, le visage plein de miel et de sourires, il nous offre un verre d’emblée (2). C’est un peu louche mais Le Stade a gagné (3), la faune est d’humeur guillerette (4), on n’y voit que de l’amabilité. On trinque, on en prend vite un deuxième, on est plutôt bien, et il faut croire que ça se voit (5).

Là, c’est le moment de la parenthèse nécessaire, celui où je ressors une de mes vieilles théories : celle selon laquelle le concept de l’intuition féminine n’a été inventé QUE parce que l’intuition masculine n’existe pas (6). Et encore moins chez le mâle aviné, mais retournons donc à nos ovins rouges espagnols (2 bis et ter aussi).

Le tenancier envoie la musique à fond (7) et l’avalanche de slows dégoulinants ( oui, je pense maintenant que le premier verre avait pour but de nous rendre sourdes aux hurlements de Julio Iglesias ) déclenche alors une terrible poussée d’hormones (8 et 9). Et que fait le gars qui voit deux belles nénettes passer une bonne soirée tranquille à ce moment là, hein ? N’écoutant que son manque d’intuition, il juge que c’est l’instant propice à une tentative d’approche (10). La susdite tentative consistant à venir se tortiller, voire se frotter  façon disco tout contre nous, en mettant son gros museau rouge, suant et hilare au milieu de notre conversation. Ne comprenant jamais les mots « non non, merci », « on est en train de parler, vous nous dérangez », « non, toujours pas, au revoir », il reste collé là, attirant du coup tout un autre troupeau de bourrins bourrés et dansants, légers comme comme des hippopotames de Fantasia (11, 12 et 13). Rappelons le facteur numéro 5, qui provoque à chaque tentative d’assaut une hilarité franche et massive. Facteur 6 oblige, le pack de lourdauds se croit donc amusant et persévère, encore et encore. On atteint un sommet du fou rire affligé au moment où, à force de vouloir crier sa drague pesante, le boulet originel envoie un énorme postillon mutant directement dans mon mascara waterproof…

Jamais dans mon souvenir je n’avais subi une telle déferlante de poids lourds. Et jamais avec une si belle et bonne humeur, le soutien très souriant de Miss Frizz, sans aucun doute. Quant au joli paquet de baffes verbales balancé hier, qu’on n’aille pas me dire qu’il était injustifié, je jure que c’était une vraie question de survie ! Ça me rappelle la première vidéo des Naive New Beaters… Bang Bang !


Et quand même, flûte, zut et re-phoque : je n’ai plus de citrate de bétaïne…

Astroliterie

Scorpions : Rendus passablement niaiseux par les nombreuses nuits de sommeil miteux que vous avez endurées ces derniers temps, vous aurez une tendance à voir des prévisions partout. Vous pourriez même avoir acheté un nouveau matelas qui vous semblera soudain encore plus prometteur. Et ben voilà, ça vous apprendra à avoir un signe astrologique qu’on peut associer à un abominable slow plus que gluant…

Le pied

Encore une fois ?

Allez, il n’y a qu’ici ( ou presque ) que je n’ai bassiné personne avec ma soirée de mardi. La susdite était offerte par Jules pour l’entrée, La Blogothèque pour le concept et un couturier métallique selon qui on serait tous morts depuis aout 1999 pour le champagne. Un indice chez vous, cette photo de cotte de maille, prise avec l’accord du mannequin.



Ce que j’en retiendrai ? La confirmation que boire trop c’est mal, mais va comprendre pourquoi, on le fait quand même. Que rencontrer tes contacts ouèbesques en vrai, c’est décidément bien agréable ( ou alors, j’ai de la chance ). Et avant tout, surtout surtout surtout, que la musique c’est beau dans ton salon, mais que c’est incomparable en spectacle bien vivant. Et encore plus quand tu joues à la groupie et que tu te mets très près ?



Alors oui, là c’est peut être un peu trop près. N’empêche que grâce à cette proximité géographique dans une chambre, les très charismatiques gars de Gush m’ont laissé jouer avec leur paire de maracas. Et qu’on ne se méprenne pas, il ne s’agit que d’un instrument de musique qui fait tchikitchik quand on le secoue, c’est fatiguant qu’on me méprenne toujours pour une gorette, quand même !

Et puis il y a eu la belle découverte de l’univers de Toy Fight, avec ses instruments pour enfants et ses bruits de vaisselle. Même que je vous laisse avec eux, leurs cowboys et leurs indiens. Wouwouwou !