Le western d’avant les spaghetti

Avant de décoller pour le train du transit (le Tata Express) par la capitale, et avant donc de m’en aller traîner mes guêtres demain du côté de chez Swann MdameJo, avant d’aller donc me rouler dans le Saint Spaghetti (ou dans toute autre pasta préparée de manière délectable d’ailleurs, je suis assez polythéiste en la matière), je devais absolument poser ici Malaria.
Le joli petit bijou que voilà ! Narrer un conte à la trame simple et somme toute très classique avec autant d’inventivité et d’originalité dans la… matière, c’est rare et précieux. Sous le charme, je suis.

joedassin

La daube à choix multiple du dimanche

Débrouille-toi : moi, entre ces deux étés indiens je ne peux pas choisir.

Évidemment (évidemment), le délectable remix bollywoodien de Joe Dassin fait partie de ma vraie véritable collection personnelle pour de vrai que j’ai dans ma discothèque à moi, car on ne se refait pas, ma bonne dame.

Mais le sirop néocolonnial de Cliff Richard avec sa mise en scène tartouille et ses vraies fausses culottes en bison (on peut se contenter d’aller directement à 1’50, d’ailleurs) pourrait bien remporter ce match météorologique du jour, non ?

Metropolis

Ok Corail

À quoi donc saurait-on reconnaître une violoneuse en (trop brève villégiature) au bord du Léman ?

Au fait qu’elle ressemble à une endive aveugle parce qu’elle a laissé ses lunettes de soleil en Toulousie et que le soleil, si bon mais encore frais à son goût de frileuse, lui en met tellement plein la vue que ses yeux rétrécissent façon taupe à chaque fois qu’elle met la truffe dehors ?
Ou plutôt au fait qu’elle profite honteusement de la joyeuse hospitalité agrémentée de félins de MdameJo pour demander à l’experte Funambuline de transformer ses griffes en touches rigolotes et flashy mais mattes (la chose étant impensable pendant les heures de bureau, vu qu’une manucure lui donne l’impression d’avoir un éléphant assis sur chaque doigt, sensation vaguement handicapante côté vélocité) ?

Et oui, je bois du thé (au moins au réveil).
En voilà une couleur qui te crie la joie et le printemps dans les yeux, j’aime j’aime j’aime ! Mais le premier qui dit qu’avec ma carnation ça me fait ressembler à une coquille Saint¬Jacques se prend le corail dans le museau façon règlement de comptes.

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Le nouveau western

Grâce à Imposture, j’avais déjà salivé devant la bande annonce, mais l’interview de Joel Coen ce matin sur Inter m’a rappelé l’imminence de la sortie de True Grit. Il n’en faut pas beaucoup plus pour me faire frétiller : je suis fan de westerns, groupie des réalisateurs et le casting est carrément affriolant.

À déplorer depuis, deux dégâts collatéraux : True grit est le remake de 100 dollars pour un sherif (la traduction du titre est très réussie), donc pour bien faire il serait pas mal de le voir avant de se jeter sur la nouvelle version.

Et puis en entendant Joel Coen faire référence (et révérence) à La nuit du chasseur, merveilleuse merveille de Charles Laughton, j’ai soudain aussi une folle envie de revoir les terribles tatouages du pasteur Mitchum…