Ok Corail

À quoi donc saurait-on reconnaître une violoneuse en (trop brève villégiature) au bord du Léman ?

Au fait qu’elle ressemble à une endive aveugle parce qu’elle a laissé ses lunettes de soleil en Toulousie et que le soleil, si bon mais encore frais à son goût de frileuse, lui en met tellement plein la vue que ses yeux rétrécissent façon taupe à chaque fois qu’elle met la truffe dehors ?
Ou plutôt au fait qu’elle profite honteusement de la joyeuse hospitalité agrémentée de félins de MdameJo pour demander à l’experte Funambuline de transformer ses griffes en touches rigolotes et flashy mais mattes (la chose étant impensable pendant les heures de bureau, vu qu’une manucure lui donne l’impression d’avoir un éléphant assis sur chaque doigt, sensation vaguement handicapante côté vélocité) ?

Et oui, je bois du thé (au moins au réveil).
En voilà une couleur qui te crie la joie et le printemps dans les yeux, j’aime j’aime j’aime ! Mais le premier qui dit qu’avec ma carnation ça me fait ressembler à une coquille Saint¬Jacques se prend le corail dans le museau façon règlement de comptes.

Le nouveau western

Grâce à Imposture, j’avais déjà salivé devant la bande annonce, mais l’interview de Joel Coen ce matin sur Inter m’a rappelé l’imminence de la sortie de True Grit. Il n’en faut pas beaucoup plus pour me faire frétiller : je suis fan de westerns, groupie des réalisateurs et le casting est carrément affriolant.

À déplorer depuis, deux dégâts collatéraux : True grit est le remake de 100 dollars pour un sherif (la traduction du titre est très réussie), donc pour bien faire il serait pas mal de le voir avant de se jeter sur la nouvelle version.

Et puis en entendant Joel Coen faire référence (et révérence) à La nuit du chasseur, merveilleuse merveille de Charles Laughton, j’ai soudain aussi une folle envie de revoir les terribles tatouages du pasteur Mitchum…

Visage moins pâle

Votre mission, si vous l’acceptez :

Prenez l’avion demain matin et traversez l’Atlantique pour atterrir à Fort-de-France sans faire une crise de stress à bord parce qu’ «on va tous s’écraser, vu que c’est lourd ces machins-là». Tentez ensuite de transformer votre teint en autre chose que celui du fantôme d’une endive cernée : faites-vous braiser, quoi, vous et vos jambons n’en serez que meilleurs (rire gras) !

Flambez-vous un peu au rhum, mais soyez raisonnablement saoule. Et non, ne me pompez pas l’air avec la valise : vous ne pourrez JAMAIS tout prévoir. Donc le masque à gaz et la tronçonneuse, par exemple, c’est inutile. Et cessez de vous plaindre que Zakaria le ténia (un nouvel agent ??) vous a fait prendre 1500 grammes à Paris et qu’en maillot vous ressemblez prétendument à une Baleinoptera Gigantis : vous nous gonflez !

Glandez violemment, c’est un ordre, il en va du salut de votre pays. J’espère que vous saurez donc faire un effort et briller par votre patriotisme pendant ces 10 jours.

Le patron

P.S. Nous exigeons des cartes postales.

C’est pas l’hindi

Le titre est vaseux, mais il faut se plaindre au réalisateur, qui s’appelle Ramana, et qui est Tamoul. Ceci n’est donc pas un Bollywood, plutôt un défi : résiste donc à l’envie de danser au bureau en ce lundi matin tout rayonnant de brume vaseuse, si tu l’oses ! Pour la petite histoire, on dit que Thirumalai raconte l’histoire d’une fille qui entend les volets roulants couiner Strangers In The Night. C’est d’ailleurs pour ça qu’à la fin de cet extrait, Vijay et Lawrence Raghavendra jouent à Mon Starwars  chez les Peaux Rouges.

Liberté pour les rouflaquettes !

Voilà des mois que ça dure et personne ne dit rien, mais je serai la voix qui crie son indignation dans la sombre nuit des midis télévisuels : mon existence n’a plus la même saveur depuis que je ne déjeune plus devant une série western tartouille sur M6.

Je me sens comme une girouette qui aurait perdu le sens du vent, une boussole qui erre sans se garer au nord, un chat sans poils ou un gâteau sans beurre. Je pâlis, je m’étiole, je m’effrite, l’odeur du cowboy à deux balles me manque à en crever comme un raton-laveur enragé que n’aurait pas soigné le Docteur Quinn.

Rendez-moi Charles Ingalls et Byron Sully !

Oui, cessez de les retenir en otage ! Je ne peux plus vivre sans voir pour la 2953ème fois les dents de Laura Ingalls dans son sourire débile, son père faire mal semblant de jouer du violon, le barbu ivrogne, l’abominable Mme Oleson (sale capitaliste, tiens !), et surtout, mon épisode préféré entre tous, celui où Mary devient aveugle (ou est-ce plutôt celui où la susdite sœur devient folle après avoir perdu son bébé dans un incendie causé par son frère adoptif ?). Et dis, quand reviendra-t’il, le moment de retrouver cette sainte-nitouche de Michaela Quinn, la reine de l’opération-à-cœur-ouvert-en-tipi-sans-anesthésie, et Byron, son amant persévérant à la toison d’or et aux vestes à franges qu’on dirait qu’il a braqué un Village People ?

J’ai beau avoir encadré des photos de famille et les serrer chaque soir dans mes bras pour être certaine de rêver de castors, de chevaux sauvages et de champs de maïs qu’on laboure, je continue à me demander quand cette attente douloureuse prendra fin… car comme chantait Culture Club : Meuh Six, veux-tu donc vraiment vraiment vraiment me faire du mal ?

Oui, j’ai trouvé la vidéo dans ce brillant post, et j’ai du mal à m’en remettre, j’avoue…

From Paris with love

Vite vite, griffonner la fameuse carte postale du dernier jour…

Il a fait plutôt beau, j’ai bien mangé, je me suis bien hydratée, j’ai bien eu mal aux pieds et je me suis bien culturée. Comme la Tour Eiffel est belle, mais que j’aime bien les tipis, la chorégraphie (et les niaiseries aussi), voilà donc le western-hindbærsnitter danois du jour. Enjoy !