Liberté pour les rouflaquettes !

Voilà des mois que ça dure et personne ne dit rien, mais je serai la voix qui crie son indignation dans la sombre nuit des midis télévisuels : mon existence n’a plus la même saveur depuis que je ne déjeune plus devant une série western tartouille sur M6.

Je me sens comme une girouette qui aurait perdu le sens du vent, une boussole qui erre sans se garer au nord, un chat sans poils ou un gâteau sans beurre. Je pâlis, je m’étiole, je m’effrite, l’odeur du cowboy à deux balles me manque à en crever comme un raton-laveur enragé que n’aurait pas soigné le Docteur Quinn.

Rendez-moi Charles Ingalls et Byron Sully !

Oui, cessez de les retenir en otage ! Je ne peux plus vivre sans voir pour la 2953ème fois les dents de Laura Ingalls dans son sourire débile, son père faire mal semblant de jouer du violon, le barbu ivrogne, l’abominable Mme Oleson (sale capitaliste, tiens !), et surtout, mon épisode préféré entre tous, celui où Mary devient aveugle (ou est-ce plutôt celui où la susdite sœur devient folle après avoir perdu son bébé dans un incendie causé par son frère adoptif ?). Et dis, quand reviendra-t’il, le moment de retrouver cette sainte-nitouche de Michaela Quinn, la reine de l’opération-à-cœur-ouvert-en-tipi-sans-anesthésie, et Byron, son amant persévérant à la toison d’or et aux vestes à franges qu’on dirait qu’il a braqué un Village People ?

J’ai beau avoir encadré des photos de famille et les serrer chaque soir dans mes bras pour être certaine de rêver de castors, de chevaux sauvages et de champs de maïs qu’on laboure, je continue à me demander quand cette attente douloureuse prendra fin… car comme chantait Culture Club : Meuh Six, veux-tu donc vraiment vraiment vraiment me faire du mal ?

Oui, j’ai trouvé la vidéo dans ce brillant post, et j’ai du mal à m’en remettre, j’avoue…

From Paris with love

Vite vite, griffonner la fameuse carte postale du dernier jour…

Il a fait plutôt beau, j’ai bien mangé, je me suis bien hydratée, j’ai bien eu mal aux pieds et je me suis bien culturée. Comme la Tour Eiffel est belle, mais que j’aime bien les tipis, la chorégraphie (et les niaiseries aussi), voilà donc le western-hindbærsnitter danois du jour. Enjoy !


Visitez le Grand Canon

Les autoroutes du web sont impénétrables…

Cette page m’envoie régulièrement des lecteurs, et louée soit-elle, car tout le monde le sait : faire du chiffre, c’est mon credo, même si je ne sais pas compter. Mais le premier qui m’explique à quoi elle sert, à part à me faire ricaner parce que je ne comprends pas le rapport entre la clinique de la Forêt Noire ( à gauche ) et le gros engin ( à droite ) gagne une fraise tagada dédicacée et un bisou sur le nez.

Rodéo

La capture du veau au lasso, c’est fait. La monte du bronco, voilà 10 jours que j’y travaille : j’ai certes quelques courbatures, la peau un peu sensible, et j’ai bien transpiré mais je sens que je commence à maîtriser. Eh oui, certaines partitions rendent le rapport à l’instrument de musique similaire à une séance de dressage. Me voilà plutôt contente de moi, et surtout plutôt heureuse que le planning permette un jour d’arrêt. Oui, je souffle quelques heures.

Je n’attaquerai donc que demain ma  préparation avant l’ultime épreuve : le dressage, hélas éternellement provisoire, de ma bête à cordes.


Mon tailleur est riche

( Enfin peut être pas, mais une heure environ, ma coiffeuse, oui, c’est certain )

Tu l’aimes, ton beau pays, avec un coq déguisé en bleu-blanc-rouge qu’on dirait Superman dessus ?

Je te donne l’occasion de tremper dans ta chicorée Larousse un hommage aux beaux petits déjeuners français, chanté dans la belle langue de chez nous, celle là même dans laquelle on plante des choux.

Tiens, prends ça dans ton patriotisme linguistique, et essaye de garder ta tartine, tu vas voir, c’est difficile.



Postescriptoum : T’ai-je suggéré d’aller voter dimanche ? Non ? C’est fait, et ça risque bien de recommencer encore et encore.

Fantastic Mr Fox, dans son arbre perché

N’insistez pas, je ne serai pas objective.

D’accord, j’ai bien trouvé un creux dans le rythme avant la fin. Mais entre l’esthétique désuète et velue de l’animation, la douce sonorité de la voix de Monsieur George What Else, le personnage parlé par Jason Schwarzman, la drôlerie et la poésie de l’histoire, je me suis régalée. Et comme je n’arrive jamais à fermer mes oreilles, j’ai pu constater que Wes Anderson confirme avec ce film son talent pour choisir ses bandes-son. J’ai tout particulièrement apprécié les touches d’ambiance “western spaghetti” pendant les scènes d’action. Et l’apparition de Jarvis Cocker. Et les classiques rock.

Bref, j’ai aimé, et je trouve que ça vaut bien la peine d’en faire un fromage.

Une autre petite tranche de nez pointu roux et doux?